Novembre-décembre : Lancement
Livralire co-anime avec les bibliothécaires responsables du projet sur un département (DLP, BDP et Bibliomedia)  une matinée de présentation du voyage-lecture intergénérationnel : sélection des albums et scénographie ; canevas et agenda ; témoignages.

Des invitations sont disponibles pour les candidats au voyage mais aussi pour tous  ceux qui aimeraient simplement connaître le projet. Les inscriptions sont enregistrées sur place et  pendant 6 semaines. Si un nouveau groupe est coopté en cours de voyage, penser à donner ses coordonnées pour que son responsable puisse recevoir les échos par internet.

Novembre à janvier : Acquisition des albums
Chaque groupe inscrit acquiert au moins un pack complet à la librairie de son choix.
L’acquisition d’un 2ème pack est recommandée parce qu’elle permet d’avoir un jeu en consultation (lecture sur place) et un jeu en prêt (lecture à domicile).
Des facilitations sont possibles selon  les politiques d’aides définies par chaque structure partenaire : en Saône et Loire, prêt aux collèges par la DLP ; en Côte d’or, don à des bibliothèques par l’association des amis de la BDP ; en Suisse, subventionnement de packs par Bibliomedia Lausanne. En Bourgogne, l’Agence Régionale de Santé, via Livralire, offre, aux maisons de retraites et services de soins un pack entier pour leur premier voyage, un demi-pack pour les suivants

Livralire peut aider des structures via le mécénat privé.

 Janvier à mars : Dégustalivres
La présentation des albums se fait sous forme d’une scénographie d’environ 20 minutes imaginée par Livralire et envoyée sous forme d’un kit d’animation (visuels, textes, fiche technique) aux animateurs du voyage.

Elle a été conçue de façon à associer éventuellement adultes et jeunes. Elle est donnée à chaque équipe engagée dans le projet afin d’être travaillée puis jouée dans les différents lieux : BM section adulte, classes et CDI, ateliers, maisons de retraite, centres de soin, centre pénitentiaire.

Cette présentation :
peut être annoncée par un jeu d’indices. des appâts sont apposés sur des portes ou des murs pour piquer la curiosité des futurs lecteurs :  les mots qui composent les titres (édition 7) ; des devinettes pour découvrir un animal présent dans chaque histoire (édition 6) ; les titres à trous comme dans la page de garde de Quelques unes des choses qu’il faudrait que je fasse (édition 5), des questions prises dans l’album Pourquoi? (édition 4).

est  jouée en duo ou à plusieurs,par des passeurs qui ont lu initialement les albums et travaillé la scénographie :
• des personnes de la même structure : documentaliste  + professeur ; deux bibliothécaires ; deux animatrices à l’EHPAD.  Une classe entière de collège présente, par rotation de petits groupes, aux autres classes de l’établissement.
• des partenaires de structures différentes : bibliothécaire + documentaliste ou enseignant; bibliothécaire + animateur.

est donnée une seule ou plusieurs fois selon organisation différente.
• parrainage.  les passeurs présentent les 10 albums à un  groupe en une seule ou plusieurs séances
•  jumelage : 5 albums sont présentés par la bibliothécaire à une classe de 4, les 5 autres à des résidents d’une EHPAD.  Les jeunes et les aînés bouquinent puis préparent la scénographie (partielle de leurs 5 albums) qu’ils se jouent  réciproquement.
• effet domino : un groupe qui a profité d’une scénographie et lu les albums, va jouer le « dégustalivres » à d’autres qui, ayant impérativement les livres à disposition, se met à son tour en lecture.

  Février à mai : Lectures
Il ne suffit pas de mettre en appétit, il faut maintenir en éveil, aider à la lecture, donner des chances à chaque album, rebondir sur des questions, enrichir les thèmes.

1/ Reconnaître les lectures de chacun
A l’occasion de chaque lecture, qu’elle soit faite à l’initiative du lecteur ou en situation d’écoute d’une autre personne, la carte des lecteurs personnelle est signée. C’est le fil rouge qui attestera du nombre d’albums partagés et engagera chaque lecteur dans le scrutin qui se déroulera au mois de mai.

2/ Multiplier les lieux et les temps de lecture
• Dans la classe, au cdi (une récré/semaine), une heure de vie de classe, en salle d’étude avec une caisse d’albums à disposition et la complicité des assistants d’éducation. Au début d’un cours, pendant une semaine blanche.
• Avant le repas à la maison de retraite.
• A la bibliothèque et dans sa cellule au centre pénitentiaire.

3/ Diversifier les entrées dans les albums
• Lecture visuelle (de l’apprenant) avant lecture textuelle.
• Pour les albums bavards, avoir une entrée partielle. Exemples : une galerie de portraits aux choix pour Saltimbanques (édition 6) et pour Catfish (édition 7)

4/ Varier les modes de lecture, individuels ou collectifs, de manière progressive ou intégrale :
• Lecture à voix haute « déclamée »: en apéritif à l’école, à la maison de retraite, au début d’un cours de français.
• Lecture à voix haute partagée. Exemples : A l’atelier de jour (58), on se passe l’album de main en main et on lit à tour de rôle pour les autres, quelque soit sa maîtrise de la langue.
• Lecture à voix haute collective : Lors d’une rencontre intergénérationnelle, les jeunes ont préparé une lecture polyphonique d’un album. A l’atelier (illettrisme) : se répartir des strophes, des pages, des dialogues et un jour tous ensemble (accompagnateurs et apprenants) faire une lecture polyphonique pour le seul plaisir du groupe ou pour la partager avec d’autres
• Lecture intime sur un moment de classe
• Lecture au chevet dans une chambre de soin, auprès de deux ou trois ainés mal voyants. Avec l’opération, « 2 yeux et 4 oreilles », des jeunes deviennent des parrains et des marraines de lecture.

5/ Faire sens et nourrir les échanges
Etablir des liens avec la langue :
• Sélectionner trois mots qu’on aime et qu’on ne connait pas. Chercher leur sens dans l’album, dans un autre cadre.
• Lire et observer les premières phrases d’entrée dans les histoires.
• Observer le temps du récit dans chaque album : ça peut être hier et c’est écrit au présent.

Se questionner sur ce que le texte et/ou l’image disent et font à partir d’éléments de l’album
• Donner un nouveau titre à l’album.
• Choisir sa phrase préférée qu’on glisse dans une boîte fermée qui sera ouverte lors d’une rencontre au cours de laquelle les phrases seront lues.
• Donner rendez-vous à un personnage qu’on aimerait rencontrer ou questionner (possibilité de figurer dans un classeur collectif).
• Faire se rencontrer des personnages d’albums différents, se racontant leur vie ou leur situation ou cherchant à partager quelque chose ou apportant une ouverture ou une autre fin.

Créer des visuels et des textes :
• Réinventer une couverture. Exemple : autour du Bébé tombé du train (édition 6)
• Faire une page de garde (la Bestiole, édition 5)
• Ecrire un poème
• Prolonger une histoire . Exemples : en 2010, des aînés créent l’abécédaire de la tendresse après avoir partagé avec des jeunes « L’abécédaire de la colère » d’Emmanuelle Houdart. En 2012, dans l’Ain et en Suisse on créée le 13e saltimbanque

– Interpréter une histoire

6/ Faire des ouvertures culturelles
La lecture des albums gagne à être enrichie par la consultation ou la lecture d’oeuvres complémentaires qui leur sont reliées par un fil : cadre, personnage, thème, technique d’illustration. Exemples :

Des beaux livres de jardins autour de la Bestiole (édition 5), des livres de sculptures autour du Roi des Sables (édition 5) ; des inventions de Léonard de Vinci autour de Comme une soudaine envie de voler (édition 6)
De la poésie, autour des animaux appâts de la sélection 2012 (édition 6)
Des films : « Les vacances de Monsieur Hulot » autour de Hello Monsieur Hulot (édition 6). « Elle s’appelait Sarah » après le Bébé tombé du train (édition 6)

  Mai – Juin : Le scrutin

1/Organisation
 Chaque lecteur, est invité à notifier ses préférences en votant pour 3 albums.

Le vote est organisé dans tous les établissements participants.
– En bibliothèque et en centre de soins avec séjour temporaire, le vote peut se faire au fur et à mesure que les voyageurs lisent les albums.
– En  bibliothèque, on peut l’organiser conjointement à un nouveau dégustalivres  avec présentation des « cousinades » : livres et médias complémentaires à la sélection de départ.
– Dans le cadre d’un jumelage (ainés-jeunes ou CM2-6e), le vote est matière de la dernière rencontre. Il est suivi du dépouillement commun.

Au collège quand le voyage-lecture concerne un ou plusieurs niveaux :
Dans la semaine précédant le scrutin, on peut prévoir :
• des panneaux de libre expression dans un lieu de passage,
• des lectures à haute voix des albums par des adultes et des jeunes, ici et là, pendant les récréations, entre 12h et 14h, dans des lieux divers (salle de sport, cour, salle à manger…) la veille et l’avant-veille du scrutin,
• des RDV « campagne électorale » d’avant-vote où l’on défend un album. J-8; J-7; J-6…
Le scrutin se déroule sur une matinée (ou une journée).
– Un lieu de vote est choisi ; des élèves, assesseurs, sont responsables du bon fonctionnement de ce bureau de vote (bulletins de vote, enveloppes, vérification des cartes des lecteurs, liste d’émargement, tenue de l’urne, comptage…) .
– Chaque classe se rend dans ce bureau de vote (les classes peuvent passer au bureau de vote comme elles le font les jours de photo de classe, c’est à dire les uns après les autres, par exemple). Chaque élève ayant sa carte des lecteurs conforme peut voter. Les parents ou personnes extérieures ayant participé au voyage sont aussi invités à voter ce jour-là dans les mêmes conditions.
– Le dépouillement peut avoir été préparé et être conduit par des jeunes et un professeur de mathématiques.

2/ Résultats
Les animateurs de voyage transmettent à leur correspondant habituel la fiche de vote remplie avec le nombre de voix pour chaque album. DATE LIMITE : le 2 juin 2016. Ceux qui, pour une raison majeure, n’auront pu organiser le scrutin le signalent.

– Annonce du trio gagnant sur le blog le 9 juin 2016.

Et après…

– Mise en évidence, dans un lieu adapté, des 3 albums préférés pour donner la possibilité à ceux qui ne les auraient pas lus de les découvrir.
– Proposition d’un panier gourmandise (les « cousinades ») avec d’autres albums ou d’autres ouvrages en lien avec ceux qui ont été  partagés le temps du voyage.
Véronique-Marie Lombard, Marie-France Vidal (Livralire)