Je n’hésite plus à m’investir en tant que professeur de Lettres dans le projet 1, 2, 3 albums.

D’abord, et comme je l’ai déjà précisé dans un précédent article, il est aisé d’établir des liens entre le contenu des albums et les quatre thématiques au programme des lectures au collège.

Ensuite, les lectures épicées, fournies chaque année par Livralire, mêlant illustrations empruntées aux albums, textes habilement abrégés ou recomposés et lecture à voix haute, constituent un soutien à l’apprentissage de la lecture tel que nous le conduisons en classe. Par ce biais, les élèves, quelles que soient leurs difficultés, se trouvent bel et bien en situation d’exercer leur compréhension, comme Véronique et nos partenaires de la maison des seniors à Chalon-sur-Saône ont pu s’en rendre compte l’année passée.

Ces lectures épicées ont également l’avantage de pouvoir être conduites de manière aussi informelle que peu coûteuse en temps, une préoccupation constante chez tout professeur. Informelles parce que les échanges qui les prolongent sont essentiellement conduits à l’oral, permettant ainsi des prises de parole spontanées, développant et affinant les interprétations. Peu coûteuses en temps, parce que le temps d’une lecture correspond à celui d’une séance.

Enfin, ces mêmes lectures épicées fonctionnent comme des relais, des repères : elles permettent de mettre en mémoire des récits, des situations, des personnages qui annoncent ou rappellent celles et ceux à découvrir ou à retrouver dans les lectures au programme. Au cours d’une année scolaire, elles contribuent donc à élaborer et/ou consolider un réseau toujours plus serré de connaissances indispensables aux lecteurs en devenir que sont nos élèves.

Emmanuel Delorme, professeur de lettres à Chalon et formateur en Bourgogne.