Arnaud et Elise, bibliothécaires à Mondeville dans le Calvados, animent depuis plusieurs années 1.2.3 albums au foyer et à l’Ehpad Clair Soleil.

Inspirés par le thème des Héros ordinaires, ils ont demandé aux seniors voyageurs de parler de leur héros ou leur héroïne.

Pour les écouter, cliquez sur l’image.

 

A chaque saison 1.2.3 albums, Delphine Nauche, professeur de lettres au collège de Pont de Vaux (01) établit des ponts avec ses collègues à partir des albums. Exemples :

Avec le professeur d’arts plastiques
Les 6e, au crayon et à l’encre, ont fait chacun leur autoportrait en s’inspirant de la galerie de femmes écrivains, sur fond rouge, à la fin de l’album Christine de Pizan

Pour Petites nouvelles de la révolution, des 5e ont réalisé des affiches.


Avec le professeur d’histoire-géographie
A partir de la Forêt des frères, les 6e ont travaillé sur les villes dans le monde, l’urbanisation, les aménagements des grandes villes ainsi que le futur de ces villes. Ils ont, après discussions et avec des compromis, dressé le plan d’une ville, juxtaposant des quartiers (centre des affaires, quartier commercial, d’habitat…) et essayant de dresser un réseau de transport.


A Nantua (01), encouragés par la documentaliste et moi-même, les élèves de seconde du lycée Xavier-Bichat ont rédigé des fiches coups de cœur stylisées qu’ils ont glissées dans leurs albums préférés. Ils les ont mis en avant au CDI de l’établissement et à la bibliothèque municipale.
Marie-Emeline Orliange, professeur de lettres

 

Carla, élève de 6e au collège Saint-Théodard à Montauban se demande, comme d’autres, pourquoi dans Le Meilleur le rouge est si prégnant et, en fine observatrice, pourquoi Alex a tantôt des pieds rouges, tantôt des pieds blancs.

May des éditions 400 coups (Québec), à qui Livralire avait transmis le message, donne une réponse inspirante. Qu’elle en soit vivement remerciée !

« Pour moi, avec un album, c’est au lecteur de bâtir son sens, son interprétation. Il n’y a pas de vérité absolue qui dirait le sens exact d’un détail ou même de l’album dans son ensemble. Et ce même si le créateur avait une intention bien précise au départ.

En ce qui me concerne, le rouge symbolise la colère du père, l’intransigeance de la famille, l’angoisse de l’enfant, mais aussi l’amour que souhaite recevoir le protagoniste. Les sourires qu’il peint sur les portraits le démontrent bien.

Concernant les pieds, qui sont parfois sans chaussures ou chaussés en blanc ou en rouge… On peut penser que c’est un choix de l’illustrateur pour équilibrer les couleurs de chaque illustration. Mais ça pourrait aussi être une manière de montrer que la personnalité du garçon n’est pas encore bien enracinée. Il oscille entre ce que l’on attend de lui et ce qu’il est vraiment. Il est mis à nu devant son père (pieds nus), il est sans couleur devant sa famille (souliers blancs) et il est en quête d’amour (souliers rouges).

Je ne sais pas si ça répond à votre question. Chose certaine, ce serait intéressant de savoir comment votre élève aux yeux de lynx interprète tout ça. »

Delphine NAUCHE, professeur de lettres au collège de Pont-de-Vaux (01),  grande voyageuse, dévoile la démarche qu’elle a adoptée pour une lecture plurielle et créative de l’album Le Meilleur.

1ere étape : lecture coopérative de la couverture. Au CDI, en demi-groupe de 14 élèves réunis autour d’une grande table. L’album circule de mains en mains.  Commençant par la même formule « je vois », chacun décrit un élément visuel différent. Les jeunes ne voient pas tous la même chose ! Ils sont obligés d’être plus attentifs aux détails. Nous avons ensuite recherché les thèmes : le sport, la compétition, la famille…

2e étape :  lecture épicée Livralire (par mes soins). Grand succès !

3e étape : discussion. Nous avons parlé des relations familiales, du droit à la différence, de la compétition… Certains élèves timides deviennent plus loquaces grâce aux albums.

4e étape : écriture. Deux consignes au choix :
– écrire les paroles du père en prenant la dernière illustration comme support.
– imaginer et illustrer une fin heureuse. Le père reconnait ses torts et accepte son fils tel qu’il est.
(pour lire les propositions des élèves, cliquez sur chaque image)


A Givry, trois classes de CM ont participé à 1.2.3 albums, dont l’une en jumelage avec les seniors des Sept Fontaines qui chaque mardi profitent d’un atelier lecture mené par Marie-Christine, la présidente de Livralire et des complices. Pour les raisons sanitaires que l’on connait, les échanges sont jusque-là restés épistolaires.

La seule rencontre aura lieu le 13 juin 2022 avec résultats des votes et partage de lecture. Les résidentes témoigneront. Elles diront quel métier elles auraient aimé exercer, si elles avaient eu le cran de Christine de Pizan.

Elles se sont fait prendre en photo, ont choisi un modèle de coiffe du Moyen-Âge et un nom d’emprunt. Les portraits, arrangés par Marie Christine et son mari, peintre amateur, seront déposés dans la classe deux jours avant la rencontre. Des duos d’élèves volontaires choisiront un portrait et devront je jour J trouver la dame dans l’assistance.

Au collège Victor Hugo de Lugny (71), deux classes de 6e et deux classes extérieures ont embarqué pour la première année dans l’aventure 1.2.3 albums ». Encadrés au CDI par deux enseignants de lettres et moi-même, les élèves s’entrainent à présenter des lectures épicées à d’autres classes.

Pour Christine de Pizan, ils préparent une lecture musicalisée d’un kamishibaï inspiré de l’album.

Karine Monneret, professeur-documentaliste