A Givry (71), les élèves de CM2 de la classe d’Arnaud Picard voyagent de concert avec les résidentes du foyer-logement. Pour raisons sanitaires, le lien est pour l’instant limité à l’écrit.

 

Les jeunes ont partagé le fruit de leurs échanges sur Le Meilleur sous forme de grands panneaux : l’un sur leur sport préféré, l’autre sur l’importance d’être meilleur ou pas.

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La classe a posé trois questions aux huit ainées qui, après lecture épicée et débat, ont répondu.

Quel sport pratiquez-vous et avez-vous pratiqué ?
Sept font de la gym douce (organisée à la résidence), trois de la marche, une du gi gong, une du vélo, une de la marche, une autre nage. Quand elles étaient jeunes, seule l’une d’entre elles faisait du sport.

Est-ce important d’être le ou la meilleur.e ?
Oui dans son domaine de prédilection.
Non :
– L’important c’est de bien faire ce qu’on aime.
– Nous ne sommes pas nés tous pareils.
– On peut être bon dans quelque chose sans être le meilleur.
Il faut surtout être bien dans ses chaussures.
– Il faut accepter la défaite.
– Vouloir être toujours le meilleur entraine souvent l’oubli des autres.
– Chercher à s’améliorer constamment est très positif à la fois pour le physique et le moral. Ca donne confiance en soi et permet de se tourner vers les autres.

Quelle personne admirez-vous ?
Mes petits-enfants / Mon mari qui a conçu le premier enjambeur de Saône-et-Loire / Ma maitresse de CP qui m’a donné ma vocation d’enseignante / Le corps médical/ Les biathlètes / Le chanteur Luis Mariano / Geneviève de Gaulle / Marie Curie / Antoine Dupont, le capitaine du XV de France.

Marie-Christine, la bénévole lecture aux 7 Fontaines, a accompagné les réponses d’un mot d’explication pour les jeunes : « Vos correspondantes sont des dames qui ont entre 78 et 90 ans. La plupart ont commencé à travailler très jeunes. Les activités physiques étaient utilitaires. Les loisirs se limitaient à un bain de pied dans la rivière l’été, et au bal le dimanche. Petites, elles jouaient au ballon, à la marelle et à la corde ».

Ancienne professeur d’EPS, elle souligne la différence entre :
Le sport comme pratique intensive avec compétition.
L’activité sportive pratiquée régulièrement en club ou en famille;
L’activité physique pour préserver son capital santé et se faire du bien.

A la résidence des Sept fontaines à Givry, Marie Christine, présidente de Livralire, anime depuis des années chaque mardi un atelier lecture, avec 1.2.3 albums au menu du premier semestre.

Au fur et à mesure de la lecture des histoires vraies des Héros ordinaires et des Petites nouvelles de la révolution, elle fait placer par une dame du public le nom du personnage sur un planisphère fixé sur un portant mobile.

Utilisant la même salle pour sa séance de gym douce, l’animateur spécialisé  est intrigué par cette  carte du monde. Ayant demandé des explications aux  participantes, il décide de s’en servir en basant les ateliers mémoire qu’il assure en parallèle, sur la géographie et les traditions des pays répertoriés.

VML

 

Sylvie Merabti, documentaliste
« En découvrant la lecture épicée de Christine de Pizan, au lancement d’1.2.3 albums en novembre à Dijon, j’ai tout de suite pensé à la journée internationale des droits des femmes. Et si on la jouait le 8 mars au collège ? Ce sera un marathon lecture. La question des lectrices a été très vite résolue. Deux élèves de 3e se sont portées volontaires, dont Sidonie qui avait gardé un souvenir merveilleux – le meilleur de sa scolarité – des lectures épicées faites en 6e pour des CM2. Je leur ai associé des stagiaires documentalistes.  »

Parallèlement, une enseignante d’histoire-géographie séduite par l’album s’est lancée avec sa classe de 5e en éducation morale et civique dans la réalisation d’affiches sur les discriminations et le sexisme et d’un quiz en ligne.

La rectrice et l’inspectrice d’académie, ayant eu vent du projet, se sont invitées au collège et ont assisté à une des lectures en classe de 5e, félicitant chaleureusement Sidonie et Wahiba, pas peu fières.

Sidonie, collégienne
« J’avais très envie de revivre 1.2.3 albums avant de quitter le collège. Passionnée de romans historiques, l’histoire de Christine de Pizan m’a plu. En plus, le 8 mars, c’est le jour de mon anniversaire. J’avoue que lire devant la rectrice a été assez stressant, mais une fois qu’on est lancé, tout va bien ! »

Wahiba, collégienne
« Je ne suis pas une grande lectrice. C’était tout nouveau pour moi de lire devant une classe et finalement je me suis sentie très à l’aise. J’avais peur aussi que les élèves bavardent et rigolent. Pas du tout ! J’ai l’impression que notre histoire les a transportés. »

Aurore, stagiaire documentaliste
« C’est une expérience nouvelle et formatrice. Il m’a fallu de l’entraînement pour maîtriser cette activité : poser ma voix, m’imposer et capter l’attention des élèves. Le faire en continue de 8h30 à 16h30 est devenu lassant et a sans doute diminué  mon entrain. Néanmoins, je reste persuadée que cette parenthèse de lecture aura été bénéfique pour tous.  »

Conclusion : stress et émotion pour les lectrices, bonne écoute et belle découverte pour les élèves et les profs.

A la bibliothèque de Bligny-sur-Ouche en Côte-d’Or, les bénévoles ont préparé, cette deuxième quinzaine de mars, un dégustalivres albums « femmes d’hier et d’aujourd’hui ».

 

A la pension de famille Vellerot (dans le canton d’Arnaud) qui accueille des ancien.ne.s alcooliques, elles présenteront deux femmes très différentes par l’époque, le cadre, le milieu et le tempérament mais qui, chacune, ont su s’affirmer face aux hommes : Christine de Pizan et La femme du potier (1.2.3 albums 14).

Ces deux lectures épicées seront aussi jouées à la bibliothèque de Bligny.

 

L’équipe mettra en plus à disposition immédiate du public un panier de portraits d’autres belles femmes (albums, romans, récits, BD). Cette offre de lecture par rapprochement d’œuvres est une mission des bibliothèques. L’objectif est double : aider les lecteurs à aller d’un texte à un autre, faire connaitre le fonds.

VML

 

Elodie, toujours pleine d’idées, a donné aux résidents du village bleu de Talant un carnet de voyage individuel (modèle disponible sur le Drive-divers).
Pour chaque album, elle fait une proposition de retour de lecture sous forme d’une question à la première personne.
Exemples :

Héros ordinaires : Quel héros j’aimerais rencontrer ?  Une question à lui poser ?
Le meilleur : J’imagine …Que devient Alex ?
On nous appelait Les mouches : Quelle place tient la lecture pour moi ?
Forêt des frères : De quel côté de la forêt je souhaiterais vivre ?
Petites nouvelles de la révolution : Quel enfant je veux soutenir ? Quel combat j’aimerais mener ?

Ces questions pourront être posées oralement au public, après une lecture de groupe, avec réponses immédiates ou différées, incitant chacun ensuite à feuilleter l’album ou, mieux, à le lire, avant de donner une réponse éclairée. Les propositions pourront être déposées, au fur et à mesure de leur rédaction, dans une petite boite ou un pot estampillé de la couverture de l’album et de la question. Au final, elles seront partagées sous forme de pioche, lues à voix haute, ou/et répertoriées dans un classeur faisant office de journal de bord collectif.

Au Vill’âge bleu de Talant, Elodie, l’accompagnatrice de la vie sociale, en est à sa 3e année d’1.2.3 albums. Pour la première fois, elle utilise les lectures épicées. Le succès, dit-elle, est là.

Pour lancer la discussion après celle du Meilleur, elle créée des cartes-questions (disponibles sur le Drive-divers).
A tour de rôle, les résidents en piochent une, la lisent à voix haute, y répondent et puis invitent les autres à faire de même.
Les échanges, très riches, ont tourné sur l’enfance et la réussite.

Qui était mon modèle quand j’étais enfant ? Etiez-vous sportif ?

Si oui quelle(s) activité(s) ?

 

De quoi rêviez-vous enfant ?

Avez-vous réalisé vos rêves ou vos projets ?
Vos parents vous ont-ils laissé faire vos choix ?
Etre le meilleur est-il important pour vous ?
L’activité physique est-elle importante pour vous ?

Pourquoi ?

L’éducation de vos parents a-t-elle orienté vos choix de vie ?   

 

‘Si, comme plusieurs voyageuses nous l’ont signalé, vous ne trouvez pas dans les documents mis à votre disposition la fiche de lecture pour Forêt des frères, c’est normal. Seules les illustrations, données généreusement par l’éditeur, sont à disposition sur le Drive. La lecture épicée, centrée sur l’observation a été présentée lors des lancements. Elle figure sur le power point de présentation des lectures épicées (Drive).

En voici la trame, inhabituelle il est vrai :
1/ Faire circuler l’album pour lecture individuelle ou en binôme.
2/ Visionner l’album pour une lecture collective soit, en intégrale (pdf dans dossier texte brut) soit, ou aussi, chaque histoire séparément (pdf dans dossier « lectures épicées »)

On pourra aussi isoler les verbes-légendes et essayer de les associer aux pages correspondantes.

Quant aux jeunes qui voudront le présenter à d’autres (comme au collège de la Plaine de l’Ain à Leyment-01, où chaque classe engagée est responsable d’une lecture épicée), je leur suggère d’interpréter l’histoire sous forme d’un théâtre d’objets. Sur deux tables différentes (une pour chaque frère), matérialiser le décor initial puis, en racontant par exemple à la première personne, déposer (ou retirer) des petits objets (type playmobil) qui symbolisent la frugalité ou l’opulence autour des thèmes : se loger, manger, se distraire, être entre amis, profiter de son cadre de vie, etc.

VML