Très bon accueil par Catherine dans la salle communale de Foussemagne attenante à sa bibliothèque et par Véronique, directrice de la BDP et Virginie, sa collègue, correspondante du projet dans le département où un prêt d’albums longue durée est accordé aux bibliothèques participantes.

ECHOS :  de belles surprises

« Les jeunes, même en difficulté comme ceux que j’entraine dans 1.2.3 albums dans mon lycée, sont force de propositions. Après la lecture (cursive ou épicée, cursive et épicée), ils ont plein d’idées d’activités. »  (Une prof doc)

« On se disait que les CM2 ne pourraient pas lire certains albums qu’on trouvait trop difficiles. On s’est trompé. Pour preuve, le succès et l’attachement à Si je reviens un jour. » (Deux bibliothécaires)

« Je vais dans la classe faire les lectures épicées. Les primaires se battent pour avoir un rôle. » (Une bibliothécaire)

« N’oublions le plaisir de lectures partagées à la maison. Le fait de préparer les lectures chez moi a intrigué mon mari et mes grands enfants qui ont  plongé dans les albums. » (Une bénévole)

« La bibliothécaire et des bénévoles ont réveillé l’appétit de lecture chez mes élèves qui, à leur tour ont présenté la sélection à toute l’école–les circonstances interdisant l’accès à l’Ehpad ou au centre social. Chaque classe a pu trouver un album à sa mesure et une de mes collègues, conquise, embarque avec moi cette année. » (Une enseignante de CM)

Parole d’un jeune en IME : « Madame, j’ai demandé un album au père Noël ! »

Deux journées consécutives à Nevers, en petits comités, pour réamorcer le projet dans le département avec l’aide d’Annie Gwynn, déléguée académique Arts et Culture, et le mettre en place avec les bibliothécaires dans l’agglomération de Nevers sous la houlette de Véronique Daugy, coordinatrice lecture publique.

Des voyageuses ont partagé leur expérience, d’autres leurs espérances.

« La façon originale de lire les albums surprend nos élèves. » (Collège de Decize)

« Nous avons invité les gens qui fréquentent le Centre Social à venir écouter des lectures épicées dans notre établissement. Les réticences passées – oh là là aller chez les vieux ! – les « dégustalivres » ont été fructueux. » (Ehpad de Millay)

« Au lycée pro de Nevers, les jeunes en CAP ont décroché de la lecture. On associe profs de matière générale et technique pour lire ensemble des albums. «

« Au collège de Cercy la Tour avec Dominique, ancienne bibliothécaire, bénévole à Lire et faire Lire, nous offrons déjà des lectures à voix haute aux 6e. Nous aimerions qu’à leur tour ils lisent à d’autres. «

« Dans nos bibliothèques, nous sommes épuisées et insatisfaites des visites de classe à la chaîne. Les partenariats avec les Ehpad et les centres sociaux sont fragiles. Raison de plus pour sortir les « avirons « pour tous ces publics qui nous attendent dans la ville. »

Avec Françoise, bibliothécaire à la MDA et plusieurs de ses collègues, lancement à Moulins, dans le bel auditorium du Centre National du Costume de Scène. Quelques nouveaux embarqués un peu brusquement – j’aurais dû commencer par une définition du projet – aux côtés des fidèles voyageurs conquis par la formule journée, avec l’après-midi, un travail collectif sur les lectures épicées.

Parole d’un adulte-handicapé : « Quand on lit ensemble, on part en voyage. »
Parole de doc : « On a des moments de grâce avec les jeunes. »

ECHOS :  Faire équipe

« Au foyer d’Ebreuil, dit Catherine l’animatrice, j’ai enfin franchi le pas l’an passé, aidée par une stagiaire, d’intégrer les résidents adultes handicapés dans la scénographie. Chacun sa part : un paragraphe, ou une phrase ou même un simple mot, avec pour la musique le guitariste du groupe. Joie de faire ensemble et d’être capable d’être acteur face aux autres pensionnaires. »

« Dans mon collège à Moulins, raconte Françoise, documentaliste grande voyageuse, j’ai coopté les professeurs de lettres pour jouer la scéno à leurs différentes classes (12 au total).  Maintenant toute l’équipe est vraiment impliquée dans le projet. »

 

Une belle assistance le 19 novembre 2021 à la BDP à Bourg-en-Bresse : fruit du travail de Lucie Maynand, bibliothécaire en charge du projet depuis l’antenne de Belley et effet du bouche à oreille entre voyageurs. On compte dans la salle, aux côtés des inconditionnels, beaucoup de nouveaux enseignant.e.s et bibliothécaires tentés par 1.2.3 albums qui, à confirmation de leur participation, bénéficient d’un prêt d’albums.

ECHOS :
Comment tirer profit d’une difficulté ?

« A Jassans, le partenariat avec l’Ehpad étant interrompu par la crise sanitaire, nous les bibliothécaires, nous avons fait l’offre au centre social, invitant des retraités isolés à se joindre aux écoliers pour les lectures partagées. Claude, un nonagénaire, très renfermé, non lecteur, s’est inscrit aux rencontres. Et nous de le voir au fil des séances se libérer, parler, attirer les enfants auprès de qui il a obtenu un franc succès. »

« Nous sommes, la documentaliste et moi, dit Delphine, professeur de lettres à Pont de Vaux, des voyageuses confiantes et fidèles depuis des années. Mais l’an passé, on butait sur Kini, le monde à bras de corps (A pas de loups)  dont on n’aimait pas les illustrations et qu’on trouvait trop long. Les élèves nous l’ont fait apprécier. Deux groupes d’élèves – chacun responsable d’une partie- ont préparé,  avec nous et en une heure, la lecture épicée de cet album qu’ils ont joué à leurs camarades. Résultat :  les timides ont gagné de l’assurance ; les lecteurs ont été applaudis ; l’album a été lu par tous les jeunes et cette « femme forte », inoubliable, nous a fait parler. »

Confidences (de profs) :
« Avec ce projet, on est au cœur de notre mission éducative : faire connaître le monde, apprendre à s’exprimer, savoir d’où l’on vient et qui on est. »
« Avec 1.2.3albums, je respire. »

Déjà 10 ans que la MCO (médiathèque départementale Côte-d’Or) propose et soutient 1.2.3 albums, avec chaque année une soixantaine d’établissements inscrits. Pour ce lancement dans les locaux de Canopé-Dijon, on comptait beaucoup de nouveaux dans la salle. Un documentaliste, agréablement surpris, m’avoue avoir été entrainé par une professeur de lettres de son collège.
« Si avec ça, on n’arrive pas à faire lire les élèves ! »

Madame Tomasino, présidente des amis de la MCO,  a reconduit le soutien de son association au projet en offrant un pack d’albums aux bibliothèques du réseau partantes pour le voyage-lecture.

ECHOS

« Dans mon lycée polyvalent, dit Véronique la documentaliste, on se bat tous les jours pour donner aux jeunes une autre image de la lecture que celle qu’ils se sont forgés. Avec mes collègues de français et d’histoire, on offre le vendredi  après-midi une lecture épicée aux élèves de CAP. Après une semaine à l’internat et compte-tenu du climat d’excitation – à l’idée de rentrer chez eux – la pause lecture fait du bien. Quand on se met à lire, il règne un silence extraordinaire, signe que nos élèves sont embarqués ! »

« Moi, témoigne Marie-France, une collègue bénévole de la bibliothèque m’a parlé des albums. En lisant Le barrage, j’ai eu les larmes aux yeux.  C’est que je suis née à Serre-Ponçon ! Depuis j’essaye d’en faire la promo aux adultes. Ces albums ne sont pas pour enfants. En quelques pages et dessins, on peut être touché au cœur : un sujet nous parle, les souvenirs remontent. » Et d’ajouter en aparté après l’atelier de lectures épicées de l’après-midi, qu’elle était émerveillée et qu’il fallait absolument faire goûter oralement ces histoires aussi au public adulte.

Premier lancement de la saison 16 à la médiathèque de Mâcon avec les « filles » de Livralire aux manettes et dans la salle. Dans le public, à côté de bibliothécaires et d’animateurs, beaucoup de documentalistes et de professeurs de lettres, Cathy, jeune femme en fauteuil roulant, déléguée d’un service d’accueil de jour, Hadrien, venu avec l’animatrice de l’Envol- Bourg, qui, l’après-midi, fera un formidable loup dans une lecture épicée.

ECHOS

Comment s’adapter aux mesures anti Covid ?
Jeanne, bibliothécaire à Buxy, a remplacé les rencontres avec les scolaires par des vidéos « maison ». Elle lisait les albums et posait quelques questions. Le lien vers la chaine YouTube privée a été donné à chaque élève de sorte que beaucoup les ont visionnées chez eux.
En ont résulté deux bonnes surprises :
– des mails envoyés à la bibliothèque par les parents qui commentaient les albums
– des petits films selfies faits par des enfants en train de lire

Pourquoi tient-on tellement à la scénographie ?
Quand les élèves me voient la préparer au CDI, leur impatience monte.
– Je laisse les visuels exposés le temps du voyage comme des bornes-mémos.
– C’est un démarrage joyeux … avec du papier, de la musique, des objets,   si différent  d’un visionnage sur écran.

OUF !  Le nouveau prélude, tonique, visuel, appétissant devrait faire l’affaire !

Pourquoi cantonner 1.2.3 albums à la sphère professionnelle ?
Elodie, enseignante, a passé les albums à sa voisine de quartier de 14 ans. Ensemble, elles ont mis en scène deux albums qu’elles ont partagés à la bibliothèque et à l’Ehpad. Parallèlement, cette jeune femme organise aussi des veillées lecture d’albums avec famille et amis.

Parole de lecteur (ado) : « Madame, si vous me donnez des livres comme cet album, je lirai comme jamais ! »

Incroyable Murielle Daumur, animatrice à l’Ehpad Bouthier de Rochefort à Semur-en-Brionnais, voyageuse depuis plus d’une décennie, qui ne pouvant venir avec ses collègues de Semur et de Marcigny au lancement à Mâcon, trouve le temps et la force, en convalescence, de rédiger un long article dont voici le résumé.

Difficile avec le contexte sanitaire que nous vivons depuis maintenant deux ans de pouvoir maintenir les liens sociaux au sein des collectivités. Notre métier d’animateur social, lui aussi mis à mal, est plus utile que jamais. A nous de trouver des alternatives et des solutions.

Le voyage autour des albums est une offre précieuse. En 2021, la scénographie ainsi que les lectures partagées ont été réalisés en salle d’animation, avec des groupes de résidents réunis par secteur et tous masqués. Plusieurs séances ont donc eu lieu pour chaque album mais les échanges et les commentaires des hébergés, heureux d’être à nouveau réunis, s’en sont trouvés grandis et infiniment riches.

On a partagé des confidences, des savoir-faire, des connaissances (les barrages, les hirondelles), des souvenirs (les années de guerre, des voyages), etc. On a ri, on a pleuré, on s’est insurgé, on s’est attendri, émerveillé… On s’est photographié, très sérieusement ou en faisant des grimaces et on a créé notre propre ouvrage « Les rides à Semur » avec un moment de vie raconté par chacun. On a voté aussi, comme chaque année pour clore cette saison, mais aussi pour permettre à chacun d’exprimer ses préférences.

Plus que jamais aujourd’hui, je peux redire combien ces rendez-vous lecture d’albums sont uniques et nécessaires. Ils nous rassemblent et nous procurent des moments de joie, de partage et de plaisir. Je confirme encore une fois que lire, c’est lier.

Un grand merci à Véronique et à toute l’équipe de Livralire.
Longue vie à 1.2.3 albums dont nous ne pouvons, en tant qu’animateur social, qu’être porteurs !