Lundi 21 mai, je prends la route pour le collège de Genlis. Je vais retrouver la même équipe d’animation (collège, maison de retraite et bibliothèque) que l’an passé. Les élèves de 3e seront nouveaux. L’équipe associée de l’IME aussi. Je reconnais avec émotion certains ainés venus en minibus de Dijon. Cette dernière rencontre consiste à interpréter leurs lectures.
Place d’abord aux ainés et  aux jeunes de L’IME. Danielle a écrit un texte inspiré des échanges qu’elle a suscité assidûment depuis janvier. Dans la ville, il y a les hommes en cages avec leurs zébrures de bagnard, un certain Monsieur Hulot, des inventeurs, une maison avec des rails, des femmes qui revendiquent le droit à l’amour, d’autres qui transforment les étoiles jaunes en sablés étoilés.
Puis vient le tour des jeunes.
A l’image d’Elinor, 4 filles prennent le visage de 4 femmes hors du commun : Aoung San Suuki, Rosa Park, Marie Curie, Coco Chanel.
Des trios ou duos  jouent de façon émouvante le bébé tombé du train en utilisant des kaplas pour délimiter les rails et le jardin.  La nuit tombe pour Monsieur Loiseau avec de la poésie glissée dans les interstices. Magnus évolue sur de la musique rock. Mélissa qui joue le mandarin a  peint un magnifique mur d’estampes. L’homme invisible est déclamé.  Un quintette fait de l’histoire de Jazyâa, une romantique comédie musicale en incluant au fil du  récit des extraits de chansons et des décors grand format. Monsieur Hulot fait le tour du monde en images (photos) et en langue avec des bonjours en russe, égyptien, italien, etc.
Le goûter est suivi du vote pour les jeunes et d’un temps fort où des ainés témoignent de « leur guerre » à Dijon. Comme le dit si bien une des vieille dames : « Les albums, y’a pas beaucoup de textes. Quand on a lu, on peut en broder. » C’est bien, ça fait bosser les méninges. »
En effet, l’album tout seul n’est qu’une combinaison texte-images. C’est la lecture partagée de l’album (voix haute, discussion, inter) qui lui donne sa pleine dimension. Les acteurs de cet après midi enchanteresse en sont la preuve.
Merci à eux.
 Véronique Marie Lombard