Version numérique de Philémon et Baucis

Ils sont vieux, toujours amoureux. Ils sont courageux. Ils sont isolés dans la montagne.  Ils vous invitent à partager la journée qui a immortalisé leur vie.
Quand la vôtre reviendra à la normale, vous pourrez prendre en mains, leur histoire dans le livre papier.

Grand merci à Michèle Moreau, leur éditrice, de nous permettre cette merveilleuse rencontre à distance.

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Version numérique de L’inventaire des jours

Jamais un album « grand large » n’aura tant collé à l’actualité.

Jours de confinement = jours d’angoisse ? de rêve ? d’amour ? d’ennui ? de souvenir ? de découverte ? de fatigue ? d’espoir ?

Lisez tranquillement ce catalogue, vous allez vous y retrouver.
Regardez les illustrations, vous allez rêver ou cogiter.

En nous donnant accès gracieusement à l’album L’inventaire des jours, écrit par Luca Totolini et illustré par Daniela Tieni, l’éditrice italienne (Passe-Partout) nous aide à évaluer nos journées.

Pourquoi ne pas faire notre propre inventaire ?


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Version numérique de La princesse au don perdu

Très réactive à mon mail, une éditrice du Seuil/ la Martinière, d’accord sur le principe, a transmis ma demande de mise en accès libre de la version numérisée de La princesse au don perdu à l’auteure et à l’illustratrice.

Paule Ferrier et Xavière Devos ont donné leur accord pour le temps du confinement. Immense merci à elles deux pour cette facilitation de lecture sur écran.

A leur qualité d’artistes, s’ajoute celui de généreuses passeuses, à l’image du roi et de la reine de leur conte de sagesse.

Invitez quelqu’un de votre maisonnée à s’asseoir avec vous devant l’écran.
Partez ensemble dans ce royaume perdu où chacun exerce son don en toute transparence et quiétude.

Partagez ce grand bonheur d’une lecture en commun en cliquant sur l’image.
         

Un couple. Quand l’histoire commence, la femme se contente de regarder par la fenêtre son mari travailler dans son atelier. Elle est la femme du potier.
Quand l’histoire se termine, l’homme regarde sa femme modeler dans le cabanon. Il est le mari de la céramiste.

Le renversement des rôles est admirablement orchestré par DEDIEU, leur créateur.

Preuve en est cette lecture épicée de La Femme du potier (éditions HongFei), créée par Livralire, qui souligne le basculement d’un côte à côte conjugal à un face à face artistique.

Elle doit impérativement être suivie de la lecture intégrale de l’album avec observation de la palette de couleurs chaudes dans lesquels se fondent les corps des personnages.
VML

 

Un téléphone à cadran est aussi exotique pour un élève de collège que l’est un smartphone pour un résident d’Ehpad, encore que l’on croise des nonagénaires qui manient les écrans avec une certaine habileté !

De sorte qu’avant la lecture partagée de l’album Moi, c’est tantale, il nous a paru nécessaire de remonter le temps et de raconter en dix photos l’histoire du téléphone.

Le voyage international de Tantale (Congo-Asie-Europe-Asie) se déroule en quatre temps marqués chacun par la rencontre d’un enfant dont le nom et le portrait sont annoncés en début de séquence et repris en fin d’album.

De là est venue l’idée de placer les personnages sur la carte du monde au fur et à mesure de leur entrée en scène et de demander aux auditeurs d’y associer des photos d’objets correspondant à leur activité ou aux événements.

On pourra partager cette lecture collective et figurative de Moi, c’est tantale en une seule séance ou sur quatre jours consécutifs, en prenant le temps de faire résumer par les auditeurs l’épisode précédent. L’histoire terminée, l’album est évidemment mis à disposition du public.

Les vidéos ont été tournées par Antonin Bonnot aux ateliers du cinéma à Beaune avec huit lecteurs et lectrices : Christopher, Jean-Lou, Jessica, Louis-Marie, Marie-Christine, Véronique, Yan, Zihan.

A chaque saison, il faut trouver une mise en bouche différente des albums. Celle de 2020 s’est imposée de suite avec un objet par livre qu’on ferait deviner au public et les portraits des personnages, qui, tels des marottes, seraient accrochés à leur album.

Le montage ci-dessous donne un aperçu du déroulement. Sur simple demande, les  visiteurs du blog peuvent obtenir le lien vers le film de la scénographie intégrale (25 minutes) avec les textes savoureux empruntés aux auteurs.

Cette lecture-spectacle est jouée depuis janvier 2020 par les animatrices (et animateurs) du voyage-lecture, seules, associées à des collègues ou avec le public, en salle ou sur scène. Dans certains collèges et lycées, ce sont les jeunes d’une classe ou d’un club qui préparent et jouent la scénographie pour les autres. En juin, des lecteurs-voyageurs l’utiliseront pour promouvoir à leur tour les albums auprès d’autres publics : des jeunes à leurs parents, des ainés à des CM2, des apprenants à du public à la bibliothèque, etc. VML

L’été dernier, sitôt que j’ai eu commencé de lire à voix haute Une somme de souvenirs à ma mère nonagénaire, elle m’a dit : « Ne me montre pas les images tout de suite, c’est formidable, je vois chaque scène ».

Effectivement, l’auteur nous offre un récit imagé qui se suffit à lui-même sauf que pour certains publics non acquis à la lecture, le temps d’écoute semblera long. Pour maintenir l’attention, j’ai imaginé des rôles tenus par des personnes du public : un interviewer qui interpelle le narrateur et des lecteurs pour lire les souvenirs de Monsieur Wilson, tels que les clients les ont découverts à la braderie de la rue Little.

La chance a voulu qu’en tournant la scène aux ateliers Lelouch à Beaune avec deux apprentis, il y avait ce jour-là trois stagiaires, Benjamin, John et Floriane et que Zihan, élève de CM2 à Beaune était disponible. Dommage qu’on n’ait pas eu comme à Givry (71), une candidate de 9 ans pour jouer la petite fille de Mr Wilson car de profil il est impossible de me faire passer pour une enfant que je ne suis plus depuis si longtemps, encore qu’à se nourrir de littérature-jeunesse (mais pas que !) on reste jeune !
Véronique M Lombard