Cinq enfants vivent comme des mouches sur une décharge, cédant à un chef leurs trouvailles qui passeront ensuite entre plusieurs mains avant de trouver éventuellement preneur.

La découverte d’un objet inconnu, au prix inestimable, les amène à gérer eux-mêmes l’affaire et à partir en ville. Ils croiseront plusieurs acheteurs potentiels avant la rencontre qui changera leur vie.

La lecture épicée de On nous appelait les mouches, créée par Livralire à partir des illustrations de Maurizio A. C. QUARELLO et de dessins de Marie Anne WETTSTEIN, est une randonnée sur table qui met en scène le déplacement des enfants, avec à chacun des lieux, les échanges entre les différents protagonistes, dont une partie liront leur texte depuis la salle.

La lecture épicée de la biographie de Christine de Pizan nous a été inspirée par le qualificatif mis en sous-titre de l’album –  la Clairvoyante – et la lettrine C, au centre de l’enluminure de la page de titre.

La lecture cursive de son portrait dressé par Anne Loyer met en avant quinze autres  aspects de sa personnalité. Elle a été Rêveuse et Studieuse dans l’enfance. Epouse et Mère très jeune, elle s’est consacrée à sa famille. Veuve, elle a pris sa vie en main. Contrairement aux principes de l’époque, Ecrivaine, elle a vécu de sa plume et Militante, elle s’est engagée dans la société malgré la misogynie ambiante.

Cette lecture polyphonique, à deux ou plusieurs voix, concentrée sur le texte, devra être suivie au minimum du feuilletage de l’album avec repérage dans les belles illustrations en pleines pages, des caractéristiques propres au Moyen-Age : les costumes, l’architecture, les activités, la société, le bestiaire.

Dans cette famille de sportifs, il y a les grands-parents, les parents, le frère et le sœur, tous médaillés, et un 2e fils Alex qui ne cherche pas à être Le Meilleur et préfère dessiner.

Pour la lecture épicée de cet album, édité par Les 400 coups (Québec), Emmanuel Delorme s’est inspiré du jeu des 7 familles et a fait adapter par Livralire sous forme de cartes à jouer les portraits dessinés par Reza Dalvand.

Contrairement à la version vidéo jouée en solo, on pourra associer les auditeurs installés autour de la table de jeu pour :
– installer au fur et à mesure de l’appel par le narrateur, les 6 portraits de « Meilleur », qu’on aura distribués avant de commencer l’animation
– faire la voix du père

Cette lecture dynamique, à une ou deux voix, amènera à la lecture individuelle de l’album ou l’éclairera.

Pour présenter la sélection 2022 au public, Livralire a créé un prélude de 7 minutes mis à disposition de tous les animateurs du projet.
Joué cet automne à chaque lancement départemental, il a :
fait son effet. Les spectateurs ont admiré les dessins de Marie Anne Wettstein, inspirés de ceux des illustrateurs et illustratrices et apprécié le choix de deux lignes graphiques différentes, une pour les décors, une pour les personnages.
atteint son but. Chacun.e avait envie de lire au moins un album.
soulagé tous ceux qui trouvaient chronophage la préparation des belles scénographies de 20 minutes. Moins de temps de montage et de répétition en amont, c’est du temps gagné pour préparer les lectures de groupe dynamiques, dite lectures épicées, fournies par Livralire.
inquiété les animateurs du projet : comment organiser les « embarquements » d’une heure avec cette promo efficace mais ramassée ?

En réponse et pour exemple, le déroulement prévu pour la première rencontre intergénérationnelle à la maison des seniors à Chalon, en janvier.
Après le prélude, répartition en petits groupes : chacun sera invité à dire quels albums (1 à 3 maxi) il aimerait lire en premier, et à le noter sur le carnet de voyage remis à l’occasion.
S’en suivra une mise en commun puis le feuilletage des albums.
En clôture, il est prévu la lecture épicée du chien loyal Hachiko (Héros ordinaires).
On verra en juin, au moment du vote, si les 3 albums préférés correspondent toujours  à ceux qui attiraient en janvier !

Le prélude peut être joué par les adultes ou/et les jeunes comme au collège de Saint-Trivier-de-Courtes dans l’Ain d’où la documentaliste, Kathy Dupré, nous a envoyé le texto suivant : « Embarquement réussi pour les 6e et les collègues ! Prélude joué par deux élèves de 5e, fidèles de « on se la raconte ! » au CDI l’an passé. Lecture par moi de deux Petites Nouvelles de la Révolution : Les frites (page 8) et La grève des mots (page 16). Parfait ! »

VML

 

 

Louise Pikovsky figure dans la liste des 76000 juifs déportés pendant la 2e guerre mondiale, dressée sur le Mur des noms à l’entrée du musée de la Shoah à Paris.

Son émouvante histoire a été mise en lumière par la journaliste Stéphanie Trouillard, dans un documentaire web sur France 24 puis une bande dessinée Si je reviens un jour.

Le format BD est un atout pour les lycéens et les adultes amateurs du genre. Il peut être un frein pour qui a mauvaise vue, qui n’a pas l’habitude de lire de bande dessinée et qui ne pourra faire une observation visuelle fine pour repérer les différentes époques.

La lecture épicée de Si je reviens un jour, centrée sur Louise et les 3 femmes qui l’ont approchée, fera connaître la dramatique trajectoire d’une jeune fille brillante qui aimait la vie.

 

 

 

 

Dans l’album dont le titre reprend son surnom, Kini le monde à bras le corps, la biographie de l’aventurière suisse Ella Maillart défile en 20 courts chapitres.

Le découpage par tranche d’âge (l’enfance, la jeunesse et l’âge adulte) retenu pour la lecture épicée, permet, si besoin, de faire une lecture feuilleton en 3 épisodes : le temps de la formation, le temps des voyages, le temps de la maturité.

L’illustration page 15 des Souliers usés a inspiré Emmanuel Delorme, professeur de lettres à Chalon, pour la création de la lecture épicée. Au premier atelier de travail, en juillet 2020, il est arrivé avec une caisse pleine de colonnes illustrées, en papier calque, et des LED pour éclairer (timidement) les visuels de l’intérieur.

La réalisation était séduisante !  Mais il fallait l’adapter pour permettre à tous d’adopter cette mise en scène à moindre coût et sans provoquer des bourrages de papier calque dans les imprimantes.

On a opté pour des cylindres en bristol dont Catherine Rizet a trouvé les astuces de montage. Restait à trouver une embase de poids pour les empêcher de tomber comme des dominos. Des pots de yaourt en verre feraient l’affaire, a pensé Véronique, se souvenant de ceux qu’elle avait gardés pour  faire des bougeoirs.