Le même jour de juin sont arrivées de l’Ain deux opinions sur 1, 2, 3 albums diamétralement opposées. Emmanuelle, documentaliste du lycée professionnel de Chatillon sur Chalaronne est enthousiaste :  » En LEP, emparez-vous de ce projet, c’est royal. Les élèves en redemandent. Les profs sont étonnés de la parole des élèves ». Au collège de Coligny, grande amertume du trio prof-doc-bib : « Les idées d’animation sur le blog sont un peu culpabilisantes. Les élèves ne comprennent rien et sont très passifs ».
Intriguée par ce retour contrasté, j’ai tenté de dresser des profils de Gentils Accompagnateurs de voyage-lecture. Il y a :

Les contents (l’immense majorité) :  ce projet permet d’aborder avec des jeunes et des moins jeunes des thèmes difficiles, de faire lire, de parler, d’échanger,  d’imaginer, etc.  » C’est une mine d’or pour les ainés ». « Les professeurs de français sont conquis ». « Le personnel du collège participe avec enthousiasme ».  « La scénographie, c’est un outil précieux et efficace ». « Quand les jeunes vont présenter des livres aux ainés, c’est un formidable moment de partage et une occasion de progrès : une de nos élèves ne parlant pas le français il y a une année, a lu son texte d’une manière fluide qui en a impressionné plus d’un ».
Les déçus : « On n’a pas pris le temps de communiquer sur le blog ». « A l’Ehpad, je retrouve les albums souvent rangés dans un coin car ils gênent dans l’espace commun ». « On ‘a pas assez le temps de lire au chevet ».  » La scéno, c’est trop de boulot ».

Les dynamiques : créateurs ou suiveurs.  Ceux qui ont donné des pistes d’activités en musique, en arts plastiques, en lectures. Ceux qui s’en sont emparés.
Les attentistes : Après la scénographie, il ne s’est rien passé.

Les optimistes : « On commencera plus tôt l’an prochain ». « Nous signons pour l’an prochain ». « Notre souhait est de continuer en 2013, 2014, 2015… ».  « Qui nous donnera des idées pour faire participer les profs » ? « Je conseillerais vivement d’établir un partenariat qui oblige à tenir son échéancier et qui permet d’avoir des échanges ».
Les amers : « Presque un trop plein d’émotion dans les rencontres ». « Beaucoup d’investissement de la part des adultes, très peu du côté des élèves ».

Les bavards dont on n’aura pas publié tous les articles (doublon, décalage dans le temps) mais dont les témoignages sont précieux pour nous, les  GO,  ne serait-ce que comme trace de leur aventure.
Les taiseux : ceux qui s’en excusent, ceux qui le regrettent, ceux qui nous déçoivent surtout quand on se décarcasse pour leur prêter ou leur offrir des packs via les mécénats ARS ou Livralire.

 Les éloges et les encouragements consolident la pertinence du projet.  Les difficultés et regrets nous obligent à avancer. Merci de les avoir partagés.
VM Lombard