A ceux qui disent…
que faire lire des collégiens est une gageure,
que les élèves…
– lisent peu ou pas du tout,
– ont du mal à comprendre ce qu’ils lisent,
– manifestent peu d’intérêt pour ce qu’ils lisent,
– s’expriment peu sur leurs lectures,
– semblent manquer de culture générale…

A ceux qui s’étonnent du choix des albums :
– c’est un peu léger pour des collégiens !
– ça ne correspond pas aux programmes !

Depuis 2007, des dizaines de professeurs de collèges (et de lycées) de France et de Suisse répondent : avec 1, 2, 3 albums, la lecture gagne du terrain.

Au niveau individuel : Chacun lit des textes illustrés, quels que soient ses goûts et ses aptitudes. L’image présente un double intérêt : illustratif (aide au sens) et symbolique (développement de l’imaginaire). Les thématiques, universelles, peuvent également toucher les adolescents.

Au niveau pédagogique :La lecture d’albums est une lecture à part entière, stimulante et formatrice, prolongement ou amorce de celles faites en classe. La variété des époques, des thèmes et des intrigues constitue une véritable ouverture sur le monde.

La lecture des albums permet d’exercer la parole, d’exprimer un ressenti, de partager des expériences, de confronter des points de vue.

L’accompagnement pédagogique est ouvert : exercices variés et en lien avec les programmes (lecture à voix haute, interprétation, mises en scène, invention de suites, réécritures, rédaction de jeux de mots…).

Au niveau social :
Professeurs mais aussi personnel administratif ou de service peuvent s’investir de façon ponctuelle ou plus régulière, voire soutenue.
D’autres échanges sont possibles : à l’intérieur de la classe, d’une classe à une autre, d’un niveau à un autre. A l’extérieur de l’établissement également, avec d’autres jeunes de Cm2 ou de collège, avec des adultes (aînés dans un Ehpad, apprenants dans un atelier, patients dans un service de soins longue durée).

Emmanuel Delorme, professeur de lettres et formateur, et Véronique M Lombard, directrice de Livralire