Dans la scénographie de mise en bouche des albums, on présente les personnages principaux (reprographies autorisées par les éditeurs) et des objets importants pour le récit (photos noir & blanc tirées par Marie-Anne Wettstein).

Comme elle visionnait le film de la scéno, Alexandrine Civard-Racinais, auteur des Robinsons de L’île Tromelin a noté une anomalie dont elle nous a fait part :

Les fotsy, les blancs, rescapés du naufrage de l’Utile ont construit un véritable bateau miniature et non un radeau ou une pirogue. Le terme « grande pirogue des blancs » employée par Tsimiavo relève d’un langage imagé. Enfant malgache, elle n’a pas de mots techniques pour parler d’un tel moyen de transport et utilise par défaut le mot Sambo, pirogue en usage à Madagascar.

Conclusion : la photo de pirogue qu’on a choisie ne convient pas. Un bateau à voile comme celui de la photo ci-contre aurait fait l’affaire. C’est évident quand on relit le texte. « Les audacieux nageaient jusque l’épave et récupéraient des morceaux de planches, de mats ou de toile. Les femmes confectionnaient les voiles. Ils ont même construit une forge pour façonner des pièces en fer. »

Nous les terriens, on a appris quelque chose et c’est tant mieux. Et qui sait ? Peut-être les échanges autour de cet album-documentaire porteront sur la navigation d’hier et d’aujourd’hui, notamment dans les groupes de voyageurs du collège de l’île de Mooréa en Polynésie ou de la bibliothèque de Capbreton !
VML