Voici une proposition de lecture à voix haute de l’album  » Les Cinq poches » telle que je l’ai pratiquée à la Résidence des 4 saisons (St Hélène -71).
Préparation :
Rassembler les cinq objets (ceux des poches) et taper la lettre testamentaire de la maman en deux exemplaires.
Déroulement :
1/ Lecture intégrale de l’album, images à l’appui, jusqu’à la mort de la mère et la remise de la lettre et des poches.
2/ Pause sur la double page de garde avec dessin des cinq poches et de la lettre
3/ Questions au public : A votre avis, qu’y a-t-il dans les poches ? Pour quoi faire ? (On cherche ensemble objet ou talent que la mère donne à son fils).
4/ Racontage avec les vrais objets. On sort un à un les objets. Dans la première poche, il y a un couteau. Dans la deuxième, une lampe. On continue avec les graines, une boîte, du fil.
5/ Lecture partagée de la lettre. L’animatrice lit le début de la lettre de la mère. Et cinq ainés à tour de rôle lisent le texte correspondant à l’objet, texte sitôt repris en écho à voix très haute par l’animatrice pour que chacun puisse bien entendre
6/ Fin de la lecture intégrale de l’album.
Véronique-Marie Lombard

A suivre : la lettre à aérer et grossir avant impression :

Mon grand,
Voici venu le moment de récompenser ta patience. Maintenant que tu sais comment vivre comme tout le monde, il est temps de t’occuper de toi. Les objets que tu as trouvés dans les poches devraient t’y aider.
Avec le couteau, tu pourras couper court à toute parole qui te viendra aux lèvres sans être passée par ton cœur.
Avec la lampe, tu pourras faire la nuit autour de toi. Elle fonctionne à l’envers, c’est la lampe à obscurité. Utilise-la chaque fois que tu perdras. Grâce à elle dans le noir, la lumière dont tu auras besoin se détachera de toutes celles qui te seront inutiles.
Les graines, plante-les, et tes désirs fleuriront. Tu ne vas plus reconnaître le jardin, c’est sûr, cela va déborder de tous les côtés, mais tu rencontreras enfin ceux et celles qui aiment les mêmes fleurs que toi.
La boîte n’a l’air de rien, mais c’est une couveuse de rêves. Ils sont si fragiles qu’il faut en prendre le plus grand soin. Il n’y a rien de pire que de perdre ses rêves avant qu’ils aient eu le temps de grandir.
La pelote de fil, enfin, n’a qu’un seul bout. Tu n’as qu’à essayer de la dévider et tu verras. Elle change de couleur et de poids selon les jours. Et elle s’allonge avec le temps. Je ne sais toujours pas à quoi elle sert, mais je n’ai jamais pu la jeter…
C’est mon père qui m’a confié ces objets, tout comme sa mère les lui avait confiés. Jusqu’à présent, un seul enfant à la fois en a hérité, mais cela aussi peut changer. C’est toi qui sauras, quand le moment sera venu de les donner à ton tour. Bonne route et sache que mon amour t’accompagne où que tu ailles.
Ta maman

Extrait les 5 poches (De Vive Voix)