Trois occasions nous sont données d’écouter l’auteur de Demain les rêves :

thcaz2– Une séquence (de 4’30 à 18’3) de l’émission du Temps buissonnier (France culture, dimanche matin 6h30) où  Thierry Cazals parle des éditions Motus et des lecteurs enfants « à qui il faut  parler en vérité du monde dans lequel ils grandissent ».

une interview sur lecteurs.com de décembre 2015 où l’on comprend que le thème central de l’album est celui de la résistante à la désespérance.

 – Une interview parue dans le journal Ouest-France du 24 septembre 2015 :

Pourquoi avoir choisi d’évoquer la crise dans un livre pour enfants ?
Un écrivain est comme une antenne de la société qui l’entoure. Avant d’écrire, à l’écoute de ce qui veut se dire, je cherche au fond de moi comme au fond d’un puits. J’anime aussi de nombreux ateliers d’écriture, notamment dans les écoles. Un jour, un enfant de parents chômeurs m’a raconté que le matin, il se prépare, déjeune et part seul à l’école pendant que ses parents dorment encore… Ce genre d’anecdotes inspire mon travail. J’ai écrit ce livre et l’ai proposé à l’éditeur François David.

Vous n’avez envoyé votre manuscrit qu’aux éditions Motus. Pourquoi ?
J’ai déjà écrit quatre livres chez Motus, et j’ai une grande relation de confiance avec François David. Je sais qu’il peut se permettre de publier un album mêlant dureté et poésie. Motus a déjà édité des livres sur la faim dans le monde et sur les camps de concentration. Demain les rêves est un conte contemporain, avec une traversée d’épreuves qui transforme le héros. Agathe, orpheline, est élevée par son oncle, mais il perd son emploi. Ici, l’ogre, c’est la crise.

François David a choisi Daria Pétrilli pour illustrer le livre. Qu’en pensez-vous ?
J’aime beaucoup son travail ! Elle prolonge mon texte avec plein de jolis non-dits et de mystères. C’est très beau, cela fait rêver et c’est d’une grande profondeur en même temps. Elle mêle onirisme et réalité, avec des photographies retravaillées : c’est un travail formidable. À nous deux, nous montrons que notre monde est fait de rêves incarnés, et que la crise n’est qu’un mauvais cauchemar