Brindille en chair et en os

Brindille, carnet des lectures 2013-2014, cartes postales 2013-2014 commentaire »

Au collège des Epontots à Montcenis (71), les élèves de 4e ont rattaché le projet 1, 2, 3 albums à un atelier vidéo animé par M. Burtin. 

1/ lls ont acquis un vocabulaire technique lié à l’image puis ont fait des essais pour savoir manipuler la caméra.
2/ Ils ont construit le scénario de Brindille : découpage, repérage des lieux, placement de caméra, cadrage, mouvement.
3/ Ils se sont entraînés à jouer, à placer la caméra, à faire des réajustements de plans…
Puis sont venues les deux séances de tournage pour le résultat que voilà.

Françoise Cordelier, professeur documentaliste

Le 1​6 juillet 2014, Rémi Courgeon, l’artiste créateur de Brindille a écrit à Livralire :
Un très grand merci, je suis très touché.
Bravo aux jeunes et aux enseignants qui se sont investis avec énergie et talent dans le projet.
Amicalement,
R.C

Interview d`Annie Taylor

carnet des lectures 2013-2014, La reine du Niagara commentaire »
annitaylor

Cécile alias
Annie Taylor

Au campus 93, nous avons proposé une découverte active de La reine du Niagara à des jeunes en formation CAP agents de sécurité et cordonniers. A protocole identique, résultats différents. 

Avec les agents de sécurité :

JOUR 1 : Lecture
1/ Lecture épicée de l’album. Très bonne réception. « Histoire passionnante avec un personnage courageux et passionné ». « Histoire intéressante avec une femme audacieuse qui aurait du trouver une autre idée pour gagner de l’argent »
2/ Discussion sur la célébrité (la plupart des jeunes rêvent d’une petite vie tranquille) et sur l’argent nécessaire ou non au bonheur. Parallèle avec la phrase de Chloé dans Paris-Paradis : « L’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue ». Discussion sur « Fear factor » et les émissions de téléréalité.
JOUR 2 : Interview
1/ Préparation par les élèves de questions à poser à Annie Taylor :
   Qu’avez-vous ressenti lors de cette chute de plus de 48 mètres ?
   Qu’est-ce qui vous a poussée à accomplir cet exploit ?
   Dans quel but ?
   Vous avez eu peur pendant la descente ?
   Seriez-vous prête à le refaire ?
   Avez-vous eu des côtes cassées ?
   Avez-vous fait appel à des ingénieurs ?
   Est-ce que vous avez pensé à votre famille lors de la chute ?
   Vous avez quel âge ?
   Où habitez-vous ?
   Pourquoi les chutes du Niagara ?
   Est-ce que l’exploit a donné un sens à votre vie ?
   Avez-vous effectué un entrainement avant ?
   Pourquoi avez-vous choisi de promouvoir votre exploit ?
   A votre avis pourquoi les gens n’ont pas cru que c’était vous ?

2/ Interview de 12 minutes
Claire, ma collègue, jouait Annie Taylor et moi le « coach » de mes journalistes.

JOUR 3 : Article
Les élèves journalistes ont transcrit l’interview et on crée un chapeau pour la publication du tout.
Annie Taylor, la casse cou senior
A l’occasion de l’anniversaire de son exploit, nous avons rencontré Annie Taylor, à l’ombre des arbres, au bord des chutes du Niagara. Le 24 octobre 1901, cette aventurière de 63 ans a descendu ce mur d’eau de 48 mètres dans un tonneau. Flash back sur un sacré challenge.

Avec les cordonniers, ça s’est nettement moins bien passé : écoute médiocre, mauvaise réception : «  histoire nulle », « dame moche », « livre sans intérêt ». Quand on leur a annoncé qu’ils avaient RDV, le lendemain pour une interview d’Annie, Enzo a eu l’air affolé : « Eh, mais madame !!! Je sais pas parler anglais moi ! « 
On lui a dit qu’elle aurait sans doute un accent, mais qu’elle savait parler français ! Il a compris que je serai Annie Taylor ! Le lendemain, ils ont préparé des questions avec ma collègue. Ils ne voulaient apparemment que poser des questions personnelles, alors que nous voulions qu’ils se centrent sur l’exploit.
L’heure suivante, ils me rejoignent au CDI. Ils ne me reconnaissent pas. J’avais mis un chapeau, un châle et une robe et de loin, j’étais méconnaissable.
L’interview s’est bien passée. Ils ont reconnu qu’ils auraient dû s’intéresser à l’aventure dont ils veulent maintenant en savoir plus. Enzo m’a dit qu’il n’aurait jamais lu un livre comme ça tout seul. Je lui ai dit que c’est pour ça qu’on l’avait lu ensemble. Il m’a souri ! Rédiger un chapeau n’a pas été facile pour les pros des chaussures !

Ecoutez l’interview d’Annie Taylor :

Cécile BEYER (Campus 93) et VML

Mariage

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Reprenant l’idée du collège Jean Monet de Luisant (28), Le Code de l’art a été introduit à la résidence des quatre-saisons (Sainte-Hélène-71) sous forme d’un jeu adoptant la trame suivante : 

pagesblanchesstehelene
christelle
pompeaessence 

1/ Faire des photocopies couleurs de 10 panneaux et des 10 tableaux correspondants. On peut légèrement les agrandir tout en gardant le format A4.
2/ Installer les invités autour d’une table. Déposer devant chacun (et selon le nombre) une ou deux reproductions face couleur cachée.
3/ Faire retourner une à une les images. Faire décrire le panneau ou le tableau.
4/ Quand tout est découvert, marier ensemble les images : panneau / œuvre.
5/ Montrer d’autres associations dans le livre.
Ce jeu est une voie d’accès à l’album et doit le rester. Ayant compris le principe à partir d’une dizaine de paires visuelles, les lecteurs sont invités à découvrir les autres dans le livre.

VML

 

finstehelen

Du Code de l`art au code de bien vivre

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La matinée du 8 avril est placée sous le signe de l’humour et du rire.  Une quinzaine de résidents sont présents à l’atelier écriture.  On se salue, on échange sur les  albums comme à l’habitude.
Proposition est lancée de plonger dans Le Code de l’art et de s’en servir pour écrire une histoire.
Le livre passe de main en main. Chacun le feuillette. Nous décidons ensemble de nous intéresser aux panneaux de signalisation uniquement.  Ma collègue et moi, nous montrons les panneaux imprimés en gros plan. Un monsieur reconnait le panneau indiquant les toilettes femmes et hommes.  » Bien sûr dit- il,  ici, il y en a beaucoup de ceux-ci ». Cette remarque lance les éclats de rire et l’écriture du jour que nous partageons ci-dessous. Nous espérons lire d’autres histoires composées sur le même principe. A  vous de jouer !
Murielle – EHPAD Semur en Brionnais (71)

artvivredebut

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Causerie en anglais autour de La Reine du Niagara

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Lecture épicée à trois voix et en deux langues de La reine du Niagara devant des apprentis photographes. Le professeur d’anglais a traduit tous les intermèdes. Il passe devant les élèves  montrant le panneau en anglais dans un sens puis en français dans l’autre. Dans la lecture, nous insérons quelques « I did dit ! » or « Oh my god ! ». Mon accent allemand déclenche un fou rire chez les élèves, par ailleurs captivés par l’histoire.  

A l’aide d’un lexique que nous avions préparé suit un échange en anglais et des avis écrits (non corrigés!) tels que :
–   I like because very funny speaking history and crazy history
–  I like this story, because it’s at the same time heroic and desperate. Nowadays maybe she could be famous as a supa’grandma’
– I love this story because the story is wonderful and amazing but is at the same time sad and astonishing. I wonder how she could have imagined such an achievement
– What a feat ! I find this old woman brave and very crazy. With her idea, she hasn’t found the fortune, but she found the glory, the celebrity

Reprenant mon rituel d’évaluation avec les palmiers, en anglais cette fois, l’album a obtenu 11 palmiers « green » (we like) et trois « red » (we don’t like). 

Plus tard, dans le cadre de la semaine de la presse, nous leur avons demandé :
– de faire des recherches en anglais sur le web
– de trouver des photos d’Annie Taylor
– de se mettre à sa place et de rédiger des tweets (à voir ici) pour parler de sa préparation et de son exploit. Le professeur d’anglais les a corrigés avec eux, le responsable du CDI les a envoyés pour de vrai. 

Comme je les remerciais, l’un m’a dit : « special thanks to you ! »
Cécile Beyer, campus 93 

Des photographies pour raviver des souvenirs

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OLYMPUS DIGITAL CAMERANous sommes cinq élèves de Bac Pro Services aux Personnes et aux Territoires au LEAP de la Bresse à Louhans-Châteaurenaud (71). Dans le cadre d’un projet d’action professionnelle, nous avons organisé, en partenariat avec la bibliothèque municipale de Louhans, une rencontre intergénérationnelle autour du 8e voyage lecture 1,2,3 albums. Etaient réunis une dizaine de personnes âgées de l’EHPAD Pernet et de l’EHPAD de la Louhannaise, deux personnes de LUTILEA de Louhans ainsi que la classe de sixième du LEAP de la Bresse. Nous avons présenté et lu le livre Toujours debout. Puis, à l’aide d’images de maintenant et de l’ancien temps, personnes âgées et enfants ont échangé et partagé des souvenirs. 
Betty, Brittany, Justine, Manon, Estelle

« Toujours debout » : polyphonie et poésie

carnet des lectures 2013-2014, Toujours debout commentaire »

tjsdebout7Avec une collègue de français, nous avons proposé une lecture polyphonique de l’album « Toujours debout » à une classe d’agents de sécurité. Les jeunes ont pioché au hasard les textes que j’avais numérotés en amont. On a fait ensemble une lecture à voix haute. Après un «débriefing», pour voir ce que chacun de nous en avait compris et retenu, on leur a demandé de réaliser une illustration. Et ensuite seulement, on leur a donné les exemplaires de l’album.

Le résultat est surprenant : ils y ont tous mis beaucoup de cœur et pas un n’a regardé son portable pendant deux heures (un vrai miracle ici !!!). Comme je leur demandais en fin de séance de mettre un mot sur un palmier de papier, un garçon a écrit : « Comme j’aime lire, ce livre m’a fait voyager, et rêver. Je tiens à vous remercier pour ce moment de bonheur »

Une jeune fille a aussi écrit ce texte sur une feuille découpée en forme de chêne :

Mon petit arbre !
C’est avec passion que je te parle
C’est tout doucement que je me rapproche de toi, pour te parler de tout ce que j’ai dans mes pensées.
Oui je sais que tu ne pourras jamais me parler, mais…
C’est pas grave !
Je me rapproche de toi, et je t’embrasse.
Je m’approche de toi, et je me raccroche.
Comme j’aime te parler librement, sans jugement !
Comme j’aime te raconter mes idées, mes passions et mes rêves.
Merci pour me donner l’envie de vivre.
Maintenant il faut que j’aille.
Sois pas triste !
Je reviendrai demain !
Je promets !
Au revoir mon petit arbre !
Au revoir

La phase « illustration » a été laborieuse. Bien qu’âgés de 18 ans, ils dessinent comme des enfants !
Il aurait sans doute mieux valu travailler de concert avec un professeur d’arts plastiques pour cette traduction en images.
Cécile Beyer, Campus 93


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