Louise Pikovsky figure dans la liste des 76000 juifs déportés pendant la 2e guerre mondiale, dressée sur le Mur des noms à l’entrée du musée de la Shoah à Paris.

Son émouvante histoire a été mise en lumière par la journaliste Stéphanie Trouillard, dans un documentaire web sur France 24 puis une bande dessinée Si je reviens un jour.

Le format BD est un atout pour les lycéens et les adultes amateurs du genre. Il peut être un frein pour qui a mauvaise vue, qui n’a pas l’habitude de lire de bande dessinée et qui ne pourra faire une observation visuelle fine pour repérer les différentes époques.

La lecture épicée de Si je reviens un jour, centrée sur Louise et les 3 femmes qui l’ont approchée, fera connaître la dramatique trajectoire d’une jeune fille brillante qui aimait la vie.

 

 

 

 

Dans l’album dont le titre reprend son surnom, Kini le monde à bras le corps, la biographie de l’aventurière suisse Ella Maillart défile en 20 courts chapitres.

Le découpage par tranche d’âge (l’enfance, la jeunesse et l’âge adulte) retenu pour la lecture épicée, permet, si besoin, de faire une lecture feuilleton en 3 épisodes : le temps de la formation, le temps des voyages, le temps de la maturité.

L’illustration page 15 des Souliers usés a inspiré Emmanuel Delorme, professeur de lettres à Chalon, pour la création de la lecture épicée. Au premier atelier de travail, en juillet 2020, il est arrivé avec une caisse pleine de colonnes illustrées, en papier calque, et des LED pour éclairer (timidement) les visuels de l’intérieur.

La réalisation était séduisante !  Mais il fallait l’adapter pour permettre à tous d’adopter cette mise en scène à moindre coût et sans provoquer des bourrages de papier calque dans les imprimantes.

On a opté pour des cylindres en bristol dont Catherine Rizet a trouvé les astuces de montage. Restait à trouver une embase de poids pour les empêcher de tomber comme des dominos. Des pots de yaourt en verre feraient l’affaire, a pensé Véronique, se souvenant de ceux qu’elle avait gardés pour  faire des bougeoirs.

Après que la sélection du 15e voyage-lecture ait été annoncée, une professeure de lettres m’a dit : « Je connais déjà le très beau conte écrit par Timothée de Fombelle, Quelqu’un m’attend derrière la neige. Nous l’avons lu à deux voix à des élèves de 5e, juste avant Noël 2019. Je me réjouis du choix mais sachez que tous les jeunes n’ont pas compris l’histoire qui n’est pas si simple ».

Et moi de lui répondre : « C’est pour ça qu’on vous proposera une lecture épicée, qui aidera à la compréhension avec les trajectoires des deux protagonistes matériellement dissociées. Vous pourrez y associer des voyageurs comme dans la vidéo ci-dessous qui réunit trois générations ».

L’installation devant le groupe sera quelque peu différente de la celle de la vidéo (25 minutes). Les pupitres où visualiser le voyage de Gloria et celui de Freddy seront en vis-à-vis, à l’avant de la table qui symbolise la maison et, avec la guirlande, qui annonce un réveillon.
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Pour présenter les albums à des publics variés, lecteurs autonomes ou non, Livralire invente une scénographie qui met en avant les personnages, le cadre et l’intrigue.

Le montage ci-dessous explique les ressorts de la création et donne un aperçu du déroulement. Sur simple demande, les visiteurs du blog peuvent obtenir le lien vers le film de la scénographie intégrale (25 minutes) avec les textes savoureux empruntés aux auteurs.

Cette lecture-spectacle est jouée à partir de janvier 2021 par les animatrices (et animateurs) du voyage-lecture, seules, associées à des collègues ou/et avec le public. Dans certains collèges et lycées, ce sont les jeunes d’une classe ou d’un club qui préparent et jouent la scénographie pour les autres. En juin, des lecteurs-voyageurs l’utiliseront pour promouvoir à leur tour les albums auprès d’autres publics : des jeunes à leurs parents, des ainés à des CM2, des apprenants à du public à la bibliothèque, etc.

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Un couple. Quand l’histoire commence, la femme se contente de regarder par la fenêtre son mari travailler dans son atelier. Elle est la femme du potier.
Quand l’histoire se termine, l’homme regarde sa femme modeler dans le cabanon. Il est le mari de la céramiste.

Le renversement des rôles est admirablement orchestré par DEDIEU, leur créateur.

Preuve en est cette lecture épicée de La Femme du potier (éditions HongFei), créée par Livralire, qui souligne le basculement d’un côte à côte conjugal à un face à face artistique.

Elle doit impérativement être suivie de la lecture intégrale de l’album avec observation de la palette de couleurs chaudes dans lesquels se fondent les corps des personnages.
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Un téléphone à cadran est aussi exotique pour un élève de collège que l’est un smartphone pour un résident d’Ehpad, encore que l’on croise des nonagénaires qui manient les écrans avec une certaine habileté !

De sorte qu’avant la lecture partagée de l’album Moi, c’est tantale, il nous a paru nécessaire de remonter le temps et de raconter en dix photos l’histoire du téléphone.

Le voyage international de Tantale (Congo-Asie-Europe-Asie) se déroule en quatre temps marqués chacun par la rencontre d’un enfant dont le nom et le portrait sont annoncés en début de séquence et repris en fin d’album.

De là est venue l’idée de placer les personnages sur la carte du monde au fur et à mesure de leur entrée en scène et de demander aux auditeurs d’y associer des photos d’objets correspondant à leur activité ou aux événements.

On pourra partager cette lecture collective et figurative de Moi, c’est tantale en une seule séance ou sur quatre jours consécutifs, en prenant le temps de faire résumer par les auditeurs l’épisode précédent. L’histoire terminée, l’album est évidemment mis à disposition du public.

Les vidéos ont été tournées par Antonin Bonnot aux ateliers du cinéma à Beaune avec huit lecteurs et lectrices : Christopher, Jean-Lou, Jessica, Louis-Marie, Marie-Christine, Véronique, Yan, Zihan.