Lundi 18 mars, la classe de 6e1 du collège Boris Vian à Talant (21) se rend pour la deuxième fois à la résidence l’Eté indien en courant tant ils sont pressés de retrouver les papis et mamies.
Revêtus de pagnes, les enfants ont lu à haute voix l’album (La voix d’or de l’Afrique) entrecoupé par la voix typique de Christelle, une camerounaise venue spécialement pour l’occasion.
Puis leur professeur d’Education physique et sportive, conquise par ce projet, a présenté plusieurs objets africains : masques, tissus, batiks, calebasses, petits instruments de musique, sandales, statuettes. S’en est suivie une mini séance d’essayage entre jeunes et aînés : les masques et les calebasses sont passés de tête en tête, les sandales en semelle de pneu ont été enfilées, les pagnes revêtus.

Spontanément, les jeunes se sont dirigés vers les tables des aînés pour proposer une séance coloriage de notes de musique (comme dans l’album) et d’objets africains. Beaucoup de rires et de paroles échangées venant des aînés qui n’avaient pas colorié depuis bien longtemps.
Un résident a souri pour la première fois depuis des mois, dixit l’animatrice. Aucun élève ne veut rentrer au collège : il faut à nouveau courir pour arriver à l’heure !
Sylvie Mérabti, professeur-documentaliste

La voix d’or de l’Afrique, c’est l’album que les seniors ont décidé de partager le 26 mars avec la classe d’accueil. Toutes les dames ont d’abord dévoré les albums individuellement, les empruntant à tour de rôle. Quand nous nous rencontrons pour préparer la lecture collective, elles se mettent vite d’accord sur cet album qui parle de musique et de différence. La rencontre avec les élèves issus de pays et de langues différents, parlant encore très peu le français, sera donc musicale et visuelle. Une des participantes a déjà commandé le CD de Salif Keita et chacune propose qui un objet, qui des tissus, qui un instrument de musique à amener.
Le jour venu, nous aménageons le lieu de rencontre. Au fond, des kakemonos créés par deux dames avec les visuels des albums et des images rapportées. Au centre, un tapis fait de tissus africains, une belle chaise sculptée et une ribambelle d’instruments de différents pays d’Afrique posés sur une table en rotin.

 

Quand les jeunes arrivent accompagnés de leur enseignante, ils sont joyeux et souriants. Ils sont une douzaine, autant que les seniors. La rencontre débute par la lecture de l’album par une des dames qui, un peu stressée, a tendance à lire un peu vite. Stimulés par l’enseignante, on se pose des questions. Qu’est-ce qu’un albinos ? De quel milieu social vient Salif ? Pourquoi ne peut-il pas devenir instituteur ? Qui a entendu parler du Mali ? Que se passe-t-il au Mali en ce moment ?
Puis la musique crée la complicité. Nous écoutons chanter Salif Keita et repérons les instruments dont nous énumérons les noms exotiques. Nous improvisons un petit concert avec les instruments à disposition, mêlant percussions et tapes dans les mains. Puis la classe nous chante « Le loup, le renard et la belette » et à notre tour nous nous lançons sur « Le jazz et la java » de Claude Nougaro. La rencontre se termine autour d’un goûter. Le 23 avril prochain c’est la classe qui nous accueillera dans ses murs… vivement ce moment !
Sandra Baud – Animatrice de lieu de rencontre Pro Senectute à Lausanne en partenariat avec une classe d’accueil du collège de Béthusy sous la coordination des bibliothèques lausannoises.

Je m’appelle Floriane Briot, je suis en 1ere Bac Pro SPVL : Service de Proximité et vie Locale. Depuis le 18 mars 2013,  je suis en stage à la bibliothèque de Monéteau (Yonne). Je suis arrivée au cours de l’opération 1, 2,3 albums. On m’a chargée de relater les rencontres intergénérationnelles.

Jeudi 21 mars,  les CM2 de l’école « Jean-Jacques Rousseau » de Monéteau sont allés présenter 5 albums à la maison de retraite « Les Opalines » à Auxerre,  avec leur maîtresse, la  bibliothécaire de  Monéteau, Brigitte Piffoux, et  moi-même.

Les élèves de CM2 ont fait des petites scénettes pour faire deviner aux ainés le titre des albums. Une fois  les livres découverts, ils sont allés les partager avec les personnes âgées. Un  goûter a clos cette après-midi très conviviale.  Les personnes âgées se sont remémorées leurs souvenirs d’enfance et ont appris plein de chose aux enfants qui ont été très réceptifs.
Une deuxième séance est prévue le jeudi 28 mars 2013.

1er février 2013 : on aurait pu dire : « superbe temps enneigé » ce jour-là, eh bien non ! Il pleuvait comme vache qui pisse, un ciel mauvais à vous tomber sur la tête.

Cinq « drôles de dames » sont arrivées à l’Espace culturel, toutes frigorifiées mais curieuses. Deux petites filles du périscolaire les accompagnaient, pas l’âge requis mais tant pis, on les a gardées au chaud dans la salle. Elles se demandaient bien ce qui les attendait les drôles de dames !
La « scénographie » (encore un mot de spécialiste), elles en avaient bien entendu parler, mais pas moyen de savoir quels livres on allait leur présenter. La directrice et l’animatrice de la Résidence avaient été fermes sur ce coup-là : pas question de révéler qu’il s’agissait d’albums pour enfants. « C’est quoi comme livres, des romans ??? Si c’est pas des romans, ça ne va pas nous intéresser !». Les romans, les romans, y a pas que ça dans la vie !

La scéno s’est bien déroulée, avec l’aide de Pascal de la bibliothèque pour la musique. Le journaliste nous a pris en photos (mais tiens, on voit bien les deux Christine mais pas de visuels sur le présentoir). Le bêta ! Il a pris le présentoir sans visuels, futé hein ??
Le public était charmé. La preuve : les drôles de dames se sont jetées sur les albums.
Envolés les préjugés ! Elles sont reparties avec les histoires sous le bras. Discrètes, les deux fillettes ont fait de même, pendant que leur animatrice pensait aux lectures futures avec ses groupes.
On espère bien que le petit groupe va porter la bonne parole à ceux et celles qui ne sont pas venus. C’était une belle journée de découvertes !
Les 2 Christine de Saint Vallier (71)

Départ vers la maison de retraite
Vingt cinq minutes de marche à pied pour rejoindre l’Eté indien (maison de retraite de Daix) sous une pluie battante. Nos vingt petits 6e1 ont pris leur courage à deux pieds ! Une fois bien au chaud et au sec, installés en rang d’oignons devant de nombreux résidents, ils n’ont pas attendu notre « autorisation » pour établir un contact avec les aînés. Dès les premières minutes, les rires et chamailleries ont fusé de droite et de gauche, le premier rang était particulièrement animé !

Mise en bouche
Les animatrices ont du couper «court» aux conversations pour commencer leur programme : la «mise en bouche» des albums. Un moment suivi par tous, parfois entrecoupé de commentaires très drôles et bien audibles de mamies un peu dures d’oreille «Qu’est-ce qu’elle dit, elle ? Je comprends rien» immédiatement suivis d’éclats de rire des plus jeunes. Fin de la scénographie. Les gentilles petites chamailleries reprennent !

1 ou 2 ado(s) / 1 album / 1 aîné
On propose aux enfants de choisir un album et de l’ouvrir avec un aîné. Surprise ! En moins de deux minutes, les groupes sont formés et les «lectures» et conversations vont bon train. «Comment tu t’appelles petite ?» «Toi, t’es un petit malin, ça se voit !».

Retour au collège
16h00. Nous sonnons l’heure du départ. Aucun élève ne veut repartir. En temps normal,  Lire la suite

A la résidence des Saulnes, à Seyssinet (38), un couple de personnes âgées offre une émouvante théâtralisation de « La grande dame et le petit garçon ». S’ensuivent des « lectures à 4 yeux » par petites tables, comme celui de cette vieille dame avec un jeune.
A la Bibliothèque de St Marcel (71), lors de la dernière rencontre collégiens-aînés, Corentin Colas, élève de 5e, explique avec brio en quoi l’album de Geert De Kockere et Kaatje Vermeire illustre l’esprit du voyage-lecture.

Deux photos et une vidéo pour dire que l’aventure de lectures partagées avec plus jeune ou plus vieux que soit est à l’image de la rencontre entre la dame et l’enfant. On s’observe ; on s’approche ; on lit ; on échange ; on se lie.
VM Lombard

Bravo, aux enfants qui sont venus lire les albums auprès des résidents de l’hôtel-Dieu de Mâcon (71). Ils étaient motivés, souriants, et surtout appréciés des résidents qui les ont écoutés lire des extraits des 10 albums. Ce fût ce jour-là un moment magique car les résidents souffrants de différentes maladies difficiles, étaient très concentrés et on aurait presque pû entendre une mouche voler. Ils ont été intéressés et surtout pour certains en parlent encore aujourd’hui. Depuis ce jour la lecture fait partie de mes objectifs de l’année auprès des résidents. Je suis animatrice dans cette structure et  je leur ai lu en entier les albums et franchement les résidents en  redemandent. C’est vraiment génial ! J’espère que nous pourrons continuer à travailler ensemble avec le professeur de français des enfants car elle fait un superbe travail. Merci encore car les albums nous ont été offerts à la fin de la séance par les responsables de 1.2.3 albums grâce à l’ARS.
Agnès, animatrice