porteLe voyage entre dans sa dernière phase pour la majorité des participants  qui ont eu les albums en main depuis janvier ou février 2010. Les « décalés », ceux qui ont lancé leur aventure tardivement, continuent à lire et faire lire les albums.
Jeunes et adultes ont dégusté dix histoires de saveurs différentes qu’ils ont goûtées comme une entrée (un amuse-gueule), un plat ou un dessert  (une douceur).  Difficile et même impossible d’en choisir un seul (plat) ! Voilà pourquoi chacun est invité à faire son tiercé gagnant (dans le désordre) en votant pour ses trois albums préférés.
Ni concours ni récompense, le vote est organisé par les lecteurs eux-mêmes sur une seule journée ou réparti sur une semaine : campagne électorale, scrutin, dépouillement, annonce des résultats « locaux » puis communication à Livralire pour résultats « globaux », le vendredi 28 mai.
L’expérience a montré que le vote est de ce fait un moment d’échange et d’expérimentation de la citoyenneté qui marque la fin du voyage du groupe.
A bientôt pour des échos des votes et les résultats !
Véronique-Marie Lombard (Livralire)
Cliquez sur la flèche en bas à gauche sur l’écran noir pour découvrir quelques étapes du projet et du vote aux collèges de Givry et de Saint-Dominique à Chalon (Réal. F.Cramillet et P.Bourdis)

A Gueugnon, au Collège du 8 Mai, toutes les classes de 6ème ont assisté à la
présentation des albums en décembre, ainsi qu’une classe en 5ème SEGPA. Avec les élèves de 6ème Segpa, nous avons commencé à monter un « Abécédaire de l’amour » que les élèves ont terminé en cours de français. Ensuite, avec les 5ème Segpa, nous avons utilisé les deux albums « A quoi tu joues » et « pourquoi« . Les élèves ont bénéficié en classe d’une lecture à voix haute du deuxième album par leur professeur de français. Le projet a été un peu modifié en cours de route puisque les élèves ont également travaillé en classe sur « les contes des origines ». Au mois d’avril, ils ont commencé à écrire un Pourquoi, centré sur la métamorphose d’un animal de leur choix. Par exemple : « pourquoi les moustiques piquent ? », « pourquoi la panthère est noire ? », « pourquoi les guépards mangent des gazelles ? ».
Enfin, dans les classes de 6ème, les cours d’initiation au CDI ont été
l’occasion pour les élèves de travailler sur l’écriture de poèmes et d’articles de journaux. Ces activités correspondaient au Printemps des Poètes et à la
Semaine de la presse.
Les pistes de travail étaient multiples : faire connaître aux élèves la presse
écrite en la pratiquant et jouer avec les mots et les idées en faisant des
poèmes. Au départ, les élèves ont été plutôt surpris de ce mélange des genres avant de rentrer dans une lecture plus fine des albums, que ce soit avec les illustrations ou avec le vocabulaire qui parfois les interpellaient. Au final, leurs productions sont différentes car deux classes de 6ème participent à un projet lecture avec deux classes de Paray-le-Monial, alors que les deux autres classes ont eu plus de temps pour écrire et taper leurs textes. Ce projet a permis aux élèves de réfléchir sur des sujets complexes comme la solitude, la vie quotidienne dans un pays en révolution, la misère sociale, les liens intergénérationnels et d’autres sujets assez graves, le tout parfois en prenant du recul grâce à l’humour, notamment dans certains articles complètement décalés par rapport au sujet original.
Marie-Béatrice Gros – Documentaliste

Bientôt des exemples de travaux des élèves en cliquant sur les livres.

libAu départ, je voulais créer un comité de lecture pour mettre des coups de coeur authentiques dans ma librairie que j’ai ouverte il y a 9 mois.
A  Bibliomedia (Lausanne), j’ai rencontré et écouté  Madame Lombard et j’ai eu envie de démarrer le comité avec les albums sélectionnés dans 123 albums.
10 clients de la librairie  participent. Une amie a fait la scénographie avec moi le premier soir et l’on se voit à une fréquence d’une fois par mois pour parler de deux ou trois albums. Chacun prend la parole et moi, je prends des notes. Les lecteurs m’apportent aussi des mots quand ils viennent faire l’échange à la librairie. Cela donne un joli va et vient…
J’ai découvert que je suis très intolérante lorsque l’on critique les albums que j’aime. « Les deux soldats » et « L’abécédaire de la colère » n’ont pas obtenu l’unanimité. La question qui revient sans cesse : à quel lectorat ça s’adresse ? Moi, je trouve que tout est pour tout le monde. Faut-il encore savoir rêver…
En tout cas, les gens sont enthousiastes et je compte bien refaire le voyage l’année prochaine.
J’ai rencontré Emmanuelle Houdart (auteure entre autres de L’Abécédaire de la colère) au Salon du livre de Saint-Maurice. Elle est fort sympathique ! Et décidément… j’adore ce qu’elle fait !
Voilà. Je manque de temps pour donner des nouvelles mais le cœur y est !
Nadia Moichon – Librairie Infiniment plus….  (Echallens, Suisse)

Après la lecture de « Les deux soldats« , nous sommes allés à Montceau-les-Mines découvrir les monuments aux morts. C’était le mardi 20 avril.
Le premier se trouve Place des Groupes Francs de la Résistance. Il est à la mémoire des civils du bassin minier victimes de la barbarie nazie. Il représente un homme armé avec des ailes d’ange.
Le deuxième monument se trouve Place de l’Eglise. Il a été érigé pour la première guerre mondiale, mais on trouve aussi des victimes de la guerre d’Algérie et de la guerre 1939/1945. Il représente une lampe de mineur et a été sculpté par Antoine Bourdelle.
Le troisième monument se trouve sur la Place du Marché et a été érigé en juin 1905 à la mémoire des victimes de la mine. Il represente un mineur, une femme de mineur et un enfant, un forgeron et Marianne.
Les éléves de 6°F du collège Jean Moulin de Montceau-les-Mines

Lundi 26 avril. Saint Rémy (71)
Huit garçons et filles de CM2 avec leur maîtresse retrouvent des ainés à la Résidence Aragon. Au programme : un échange autour des « deux soldats« . Leurs camarades sont déjà venus aussi en petit groupe pour échanger sur Pourquoi et Les moindres petites choses.  Cette fois, ils comptent rencontrer des hommes. Il y en a un ! Après lecture polyphonique et soldat3ptpartielle de l’album, ils posent des questions préparées à partir du livre et de recherches sur la guerre de 39-45.
Beaucoup  avaient leur âge : 10-11 ans, la plus vieille 19 ans.  La guerre  racontée par les ainés, c’est la gamelle à l’école ; les soirées aux bougies ; les alertes, le marché noir ;  le passage de prisonniers évadés en zone libre, Chalon étant zone de démarcation ; les messages cachés dans les guidons de vélo ; la peur de contrôle pour eux ou pour d’autres comme Monsieur Camille Chevalier qui passait tant de monde de l’ombre à la liberté. Une parisienne parle des cartes de rationnement, des alertes et refuge dans le métro. Une  ancienne villageoise avoue qu’en campagne, on ne souffrait pas de la faim.  
Moi-même dont les parents ont vécu directement les bombardements au Havre, et vu les camions pleins de juifs à  Rouen, je réalise combien la guerre était vécue et perçue différemment selon son lieu de résidence et son entourage.
soldat4ptDes pages d’enfance entière leur reviennent en mémoire. Les ainés seraient intarissables. Une fois les jeunes partis, le groupe du foyer-logement ne peut se disperser. Je reste un long moment avec eux.
– Discuter avec ces enfants,  ça nous fait du bien.
– Notre jeunesse remonte en surface.
– Faut il vraiment parler de l’atrocité de la guerre ? En quoi c’est une éducation à la paix ?  
Dans le brouhaha du bavardage des ainés, les jeunes très attentifs, n’ont peut être pas tout saisi. Ils vont continuer leur recherche en classe. Et les « vieux amis » leur partage de souvenirs. Le fil de paix se tisse.
Véronique-Marie Lombard

Nous avons rencontré les personnes âgées de la résidence Aragon pour la 3ème fois autour de l’album les 2 soldats.
Elles nous ont raconté leurs souvenirs de guerre, très intéressants, émouvants, nous avons appris beaucoup de choses. Nous n’avons pas posé toutes nos questions car ils avaient très envie de parler et de témoigner.
Les CM2

J’ai décidé d’aller à la maison de retraite tous les mardis soirs pour lire « Mao et Moi ». Ils sont d’accord.
Thomas Moine – CM2 à Henri Clement

Enfin des nouvelles des résidants de l’EHPAD de Semur. Il nous a fallu du temps pour démarrer mais nous n’avons pas largué les amarres, loin de là! Nous sommes bien actifs autour des 10 albums en cours!!!
15 résidents participent au voyage et cet atelier très innovant en la matière a beaucoup attiré leur attention. Ils nous ont écoutées avec beaucoup d’intêret et ont participé d’emblée puisque certains nous ont déjà fait part de leurs impressions ou commentaires :
Une grande émotion a envahi une résidante lors de la présentation de Mao et Moi : « je repense à ma vie, à ma famille » a-t-elle dit.
Le livre Pourquoi?  a beaucoup fait parler. Voici les commentaires en direct des participants : 
la question de Clochette : « et pourquoi on devient si vieux, moi je pense que la petite voulait savoir ce qui se passait dans le monde et de quoi la vie était faite » !!!
« et pourquoi les autres décident pour nous? « , dira un autre monsieur. Une question en a amené beaucoup d’autres et les réflexions y sont allées bon train!
Une dame qui feuilletait à quoi tu joues? a fait une remarque très spontanément : « les hommes ne veulent pas que ce soit dit mais ils pleurent!!! »
Par rapport à l’abécédaire de la colère, un participant y est allé de sa citation: « La colère, c’est une courte folie! »
Nous continuons l’exploitation des livres avec ces personnes qui en demandent encore et encore. Cet instant de plaisir est à renouveller jusqu’à un véritable succès concernant 1,2,3 albums, nous en sommes à présent convaincues!!!
Murielle Daumur, Chantal Berger et leurs voyageurs…. EHPAD Bouthier de Rochefort – Semur en Brionnais

Nous, les élèves de la classe de troisième 1, avons eu la chance de pouvoir participer à la présentation du projet  1,2,3 albums. Par petits groupes de trois, nous avons présenté notre travail à deux reprises. Ce travail consistait à lire des extraits d’albums pour les présenter aux autres classes du collège. Au mois de mai, tous les élèves et les professeurs de l’établissement voteront pour l’album qu’ils auront préféré.
Cette expérience nous a enrichis. Elle nous a permis de passer devant un public,  d’affronter nos peurs devant les gens de notre âge. Elle nous a appris à ne pas avoir honte de ce que l’on fait et à savourer les moments sur scène. Elle nous a aussi obligés à travailler rapidement car nous n’avons disposé que de deux heures trente pour nous préparer. Enfin, elle nous a mis en confiance pour les expériences orales et a confirmé la nécessité de parler fort pour être entendu.
Diverses émotions nous ont traversés au cours de ce projet : la rigolade bien sûr mais aussi le plaisir de la découverte, le partage et le voyage grâce aux livres. Nous avons pris cette expérience très à cœur et nous espérons la renouveler.
Merci à tous ceux qui nous ont permis de concrétiser ce projet et merci à celles qui nous ont soutenus.
Les rapporteurs de la parole de la classe : Charlotte, Ophélie et Marion
 Collège Le Petit Prétan – Givry (71)

A l’occasion de la deuxième demi-journée de solidarité, le mercredi 31 mars 2010, les personnels de direction, d’éducation et d’enseignement devaient se réunir pour une après-midi de travail.
Sur une idée de Céline, Conseillère Principale d’Education et avec l’accord du Chef d’établissement, 9 élèves de 4èmeA, déjà rodés à la scénographie et volontaires pour rester au collège en ce début d’après-midi, ont ainsi présenté les albums devant une quarantaine de personnes. Ils ont fait une belle prestation et nous avons été très fières d’eux.
Nous avons admiré leur sérieux et leur travail de concentration pour prendre le temps de faire alterner lecture et apparition des illustrations, pour reprendre au pied levé les petites erreurs dans l’enchainement des répliques, passées inaperçues pour le public. S’il y a eu quelques « couacs » de lecture sur certains mots, nous les pardonnons volontiers.
Les élèves se sont tellement appropriés la scénographie, que nous, adultes, qui la présentons devant les autres classes du collège, avons dans l’oreille la musique du texte dit par les élèves et nous avons tendance à les imiter.
Une belle aventure vraiment !
Lucile – Documentaliste

Voilà quelques temps que nous n’avons pas donné signe de vie. Mais nous continuons le projet.
Tout d’abord, avec une classe de 4ème SEGPA, du collège St Exupéry, dont la majorité des élèves ont de grosses difficultés de lecture. La présentation fut faite au collège. Non seulement intéressés, ils ont aussi posé des questions et ont regardé les livres, qui sont déjà au CDI. Trois élèves ont été choisis par Mme Broggio, leur professeur, pour faire un compte-rendu sur le site du collège, ce qui les valorise au sein de l’établissement.
Ils ont eu une préférence immédiate pour «A quoi tu joues» et «Le vieux qui avait un grain dans la tête». Un des élèves, doué en dessin, a tout de suite été motivé pour illustrer une «boîte à pourquoi», à mettre dans la classe…
Dans un deuxième temps, nous sommes allées en résidence de personnes âgées, «Foyer résidence les Epinoches», présenter le projet à une douzaine de personnes, public essentiellement féminin jusqu’à 95 et 96 ans.
Des bonnes réactions : un peu surprises au départ, mais écoute attentive, rires avec «l’abécédaire de la colère». Elles ont été émues par un récit authentique comme «Mao et moi».
Plusieurs sont reparties avec des livres à lire tranquillement dans leur chambre. Elles les ont pour un mois, le temps d’échanger autour d’elles. Une rencontre «collégiens et aînés» aura lieu le 6 mai , à la résidence.
Un peu d’appréhension à l’idée de cette rencontre de part et d’autre, jeunes et moins jeunes, mais aussi beaucoup d’attentes. Aucun de ces jeunes n’est déjà allé dans une résidence de personnes âgées et ces dernières nous ont confié qu’elles aimaient voir de la jeunesse.
Nous espérons que cet échange sera fructueux, pour une rencontre intergénération, pour parler des albums et des pourquoi. A suivre…
Annie Boulachon, secteur adultes et Martine Guestault, secteur jeunesse – Médiathèque de Mâcon

Ce livre raconte que quand nous sommes gentils on nous « renvoit l’ascenseur », ça veut dire qu’on nous aide en retour! Valentin
J’ai beaucoup aimé ce livre car le pêcheur est trop curieux et il perd la meilleur chose qui lui est arrivée. Lorène
Collège Chintreuil – Pont de Vaux (01)