Suite à la lecture du Jardin de Baba, des élèves de 6e du collège de Pont-de-Vaux (Ain) évoquent des souvenirs avec leurs grands-parents. Les illustrations sont celles de l’album, réalisées par Sydney Smith.

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L’artiste Roxane Appert est venue au collège de Talant animer un atelier sonore avec dix élèves volontaires. En 5 séances de 2 heures, ils ont lu et sonorisé l’histoire du Jardin de Baba (Editions Didier jeunesse). Ils ont utilisé toutes sortes d’objets pour faire les bruitages (bouteilles, pièces de jeu, papier, doigts, sifflets…) et repris le chant polonais traditionnel « Miala Baba ».

L’expérience a permis aux jeunes de développer diverses compétences : lecture à voix haute, manipulation d’objets, utilisation de micros, montage audio sur un logiciel gratuit.

Sylvie Merabti, documentaliste, collège de Talant (21)

A la résidence des 7 fontaines à Givry, le projet d’écriture inspiré de La robe de soie, annoncé sur ce blog en mars, a été mené au bout. La restitution a eu lieu le vendredi 7 juin pour le régal des nombreux invités car les textes étaient spécialement goûteux !
Chaque voyageuse a encadré la photo ou le dessin de son élément fétiche et partagé le ou les souvenirs correspondants. Exemples :

  • Les bougies de Michèle, qui lui rappellent celles du sapin de Noël de son enfance, celles des anniversaires, celles de la barque qui descendait le Gange.
  • Les jonquilles de Josette.
  • Le chat d’Eliane baptisé « Kapo » après son sauvetage sous un capot.
  • Le lapinou philosophique de Maryse.
  • Le baigneur de chiffon de Paulette démantibulé par sa sœur.
  • Le triton que Marie-Jo découvre dans sa cave et nourrit deux années de suite.
  • Le rugby qui donne la niaque à Nicolle comme aux jeunes supporters qui en oublient leur portable.
  • Les tulipes de Marie-Christine, qui lui rappellent celles du film Fanfan la tulipe sorti l’année de sa naissance, celles qu’elle dessinait petites, celles qu’elle portait crochetées en bandeau.
  • Le canal du centre -avant qu’il ne soit détourné vers Crissey- qu’Anne-Marie traversait à Chalon par quatre ponts entre Géant Casino et la Saône :  le pont de fer, le pont Garibaldi, le pont de la Colombière et le pont tournant, dit « pont des fainéants ».

Nonna, la vieille dame dans La robe de soie, aurait sûrement écouté ces évocations avec plaisir et même rallié ce groupe dont les confidences ont resserré les liens.

Marie-Christine Defaut et Véronique M Lombard

Eve Herbaut, enseignante à Darcey (Côte-d’Or), est accueillie avec sa classe de CM1-CM2 à la médiathèque Henri Vincenot à Venarey-les-Laumes où Lionel Gehant et son équipe leur jouent le prélude de présentation des albums.
Suit un premier feuilletage par petits groupes.
Ils rentrent à l’école avec les huit livres dans un sac.
La lecture individuelle commence.

Très vite Tout ce que la guerre déteste sort du lot.
La lecture collective est dynamique avec l’observation du rapport texte-image et des questionnements divers.
Elle est nourrie aussi par un extrait du film Le dictateur de Charlie Chaplin puis par les témoignages de deux nonagénaires qui avec émotion évoquent des souvenirs de leur vie entre 1940 et 1945 :

Pendant l’occupation les soldats allemands réquisitionnaient les chambres dans les plus belles maisons. Deux vieilles demoiselles qui venaient de Paris ont demandé à mes parents s’ils étaient d’accord pour que j’aille habiter chez elles pour éviter que les allemands ne viennent s’installer dans leur maison bourgeoise. Pour aller à l’école,  j’avais 4 km à pieds à faire et je n’avais que 5 ans. J’étais la reine, chouchoutée et bien nourrie.

J’avais commencé l’école avec un instituteur très sévère. Après avoir été mobilisé, il est revenu l’année de mon certificat d’études. J’appréhendais. A tort car la guerre l’avait changé. Il était beaucoup plus gentil !

Des dames se réunissent tous les mardis avec d’autres plus jeunes au foyer rural pour faire des jeux de société. Leur animatrice, comme l’enseignante, cherchait depuis un moment une occasion de faire se rencontrer leurs publics respectifs, d’âge différent mais du même village.
Un mardi après-midi, la lecture partagée de Tout ce que la guerre déteste les a donc réunis. Les élèves sont curieux, attentifs, émus. Les adultes en redemandent. Ils décident de mettre en scène l’album avec une touche d’humour et ensemble.

S’appuyant sur les propositions de ses élèves très investis, l’enseignante découpe l’album en plusieurs parties et répartit les rôles. Et le mardi, au foyer rural, les 10-11 ans créent les décors avec les 60-90 ans.

Les répétitions commencent. Les liens se resserrent. Puissent-ils se prolonger au-delà d’1.2.3 albums puisque les uns et les autres sont voisins !

VML  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Virginie Inot, professeure des écoles à l’école Prévert, et moi-même, documentaliste au collège Boris Vian, avons animé pour sa classe de CM2 une séquence autour du Jardin de Baba.

L’atelier s’est déroulé sur deux heures au collège :

1. Lecture épicée de l’album.

2. Echanges et réactions que nous avions, par expérience, anticipés, notamment le possible dégoût des vers de terre.

3. Vidéo documentaire sur l’utilité des vers de terre.

 4. Travail sur les compétences en français autour de noms de légumes communs et de l’ajout d’un article défini. Voir fiche.

 5. Observation d’oeuvres d’Arcimboldo.

6. Création plastique selon un processus proposé en ligne : coloriage en groupe de dessins de légumes, découpage, puis assemblage à la manière de l’artiste italien.

Conclusion : Une séance très efficace et une belle occasion pour les futurs collégiens, ravis de leur matinée, de découvrir le CDI du collège et d’y travailler autrement.

 Sylvie Merabti, collège Boris Vian (Talant-21)

 

Chaque année, dans le cadre de la liaison CM2-6e initiée par les professeurs du collège, Marion Gerriet, enseignante à l’école Elsa Triolet (Talant, 21) embarque dans 1.2.3 albums avec sept autres collègues du primaire. A l’automne, Sylvie Merabti la documentaliste leur présente le pack et chacun.e choisit un des albums comme support privilégié d’échange et de création.

Pour la classe de Marion, cette saison, c’est La Boucle d’oreille rose avec :

Au CDI : la dégustation de la lecture épicée jouée par trois volontaires de 4e.

A l’école :
1/ La lecture collective page à page par projection murale pour permettre une lecture fine et spontanée des illustrations : exemple, le groupe qui marche en contre-sens…

2/ La notation de mots-clés émanant des commentaires riches et denses.

3/ Le questionnement proposé par l’enseignante :
Cette histoire est-elle réaliste ? Vous concerne-t-elle ?
C’est un peu exagéré mais c’est vrai qu’on se sent exclu si on ne suit pas la mode -baskets, coupe de cheveux- ou si on supporte ou non telle équipe de foot !

Ça peut aller jusqu’au harcèlement. Est-ce que j’y participe ? Est-ce que je prends la défense de la victime ?
Quand je suis aveuglement une mode ou un groupe, je ne suis pas libre.

Et si la boucle rose était une métaphore ? Si la mise à l’écart tenait à autre chose ?
La couleur de la peau, a dit un élève. La façon de penser, un autre.

La discussion s’est engagée sur la discrimination, la ségrégation ; le racisme, le nazisme, le harcèlement : définition, exemples…

4/ La réalisation (cliquez sur l’image) seul.e ou en binôme d’une affichette avec un dessin symbolisant une représentation de la boucle et un mot clé.

Au CDI : l’ensemble est installé en forme de boucle d’oreille sur un panneau avec la  « morale » de l’histoire : Sois libre d’être toi-même.

Les collégiens-voyageurs viennent découvrir les extrapolations visuelles de La boucle d’oreille rose
et celles des autres albums, comme l’ont fait 60 familles lors des portes ouvertes du collège.

A l’école : la dynamique continue avec les autres albums achetés, soit en « lecture offerte » par l’enseignante,
soit pendant le quart d’heure lecture quotidien.

VML

 

 

 

A Saint Dominique à Chalon/ Saône , les collégiens-voyageurs- lecteurs ont été invités à partager une impression après les lectures épicées.
Ils devront annoncer leur album préféré sous la forme d’une carte postale, une première de couverture ou une maquette  qui illustrera une des scènes qui les aura marqués.
Véronique Guyon, documentaliste.