Aux nouvelles voyageuses qui n’ont jamais utilisé de pupitre.

Les pupitres sur pied ou chevalets de table sont des supports indispensables pour qui veut faire la lecture à voix haute d’un texte illustré à un groupe.
Le lecteur s’installe derrière le chevalet avec le texte détouré. Il a les deux mains libres pour tourner les pages de l’album ou poser des illustrations correspondant à sa lecture.

 
Plusieurs options possibles :
– récupérer ou acheter deux pupitres à musique à fond plein (à partir de 35 euros) que l’on installe dos à dos, en prenant soin d’avoir la face du côté du public en bon état : la recouvrir si besoin par de la carte ou du canson noir.
– fabriquer un chevalet de table (A3) en carton à partir de plaques neuves ou récupérées. Prévoir un support sur lequel le déposer afin qu’il ne glisse pas : un tissu de coton, une plaque de carton ondulé.
– construire un chevalet en bois recto-verso.
– acheter tout simplement un carton à dessin (45 x 32) qui, retourné sur sa face unie, fera un très bon chevalet de table avec pliure souple. On peut prévoir un fond amovible noir ou d’une autre couleur. C’est tout prêt et ça ne coûte que 10 euros.

La lecture épicée de la biographie de Christine de Pizan nous a été inspirée par le qualificatif mis en sous-titre de l’album –  la Clairvoyante – et la lettrine C, au centre de l’enluminure de la page de titre.

La lecture cursive de son portrait dressé par Anne Loyer met en avant quinze autres  aspects de sa personnalité. Elle a été Rêveuse et Studieuse dans l’enfance. Epouse et Mère très jeune, elle s’est consacrée à sa famille. Veuve, elle a pris sa vie en main. Contrairement aux principes de l’époque, Ecrivaine, elle a vécu de sa plume et Militante, elle s’est engagée dans la société malgré la misogynie ambiante.

Cette lecture polyphonique, à deux ou plusieurs voix, concentrée sur le texte, devra être suivie au minimum du feuilletage de l’album avec repérage dans les belles illustrations en pleines pages, des caractéristiques propres au Moyen-Age : les costumes, l’architecture, les activités, la société, le bestiaire.

Ça y est, nous avons embarqué avec deux classes de 6ème du lycée français de Lomé (Togo).

Nous avons pris la liberté de remplacer Pas l’ombre d’un loup par Tiens-toi droite qui se passe dans le pays voisin. Les élèves sont enthousiastes et lisent déjà avec gourmandise les albums proposés.

Après lecture des albums, ils prépareront à leur tour le prélude et le présenteront à la bibliothèque associative Akplanou et aux élèves de 5e du collège de notre quartier.
Mathilde, documentaliste

Joie, exprimée par mail, pour l’éditeur québécois de savoir la famille Meilleur arrivée jusqu’en Afrique !
Bonheur pour nous tous de nous savoir reliés par la lecture au-delà des frontières.
Véronique ML

Dans cette famille de sportifs, il y a les grands-parents, les parents, le frère et le sœur, tous médaillés, et un 2e fils Alex qui ne cherche pas à être Le Meilleur et préfère dessiner.

Pour la lecture épicée de cet album, édité par Les 400 coups (Québec), Emmanuel Delorme s’est inspiré du jeu des 7 familles et a fait adapter par Livralire sous forme de cartes à jouer les portraits dessinés par Reza Dalvand.

Contrairement à la version vidéo jouée en solo, on pourra associer les auditeurs installés autour de la table de jeu pour :
– installer au fur et à mesure de l’appel par le narrateur, les 6 portraits de « Meilleur », qu’on aura distribués avant de commencer l’animation
– faire la voix du père

Cette lecture dynamique, à une ou deux voix, amènera à la lecture individuelle de l’album ou l’éclairera.

Pour lire en groupe, Livralire crée pour chaque album, une lecture dite « épicée », c’est-à-dire une lecture à voix haute, intégrale ou aménagée (partielle ou/et découpée), brute ou mise en scène, dynamique et coopérative (plusieurs voix possibles), inspirée par des éléments visuels ou narratifs qu’elle souligne ou éclaire.

Les lectures épicées aident à la compréhension, apportent du piquant, donnent une place active aux auditeurs, cadencent les rencontres, varient les séances.

C’est un tremplin pour la lecture individuelle intégrale ou ça la remplace pour ceux qui n’ont pas les compétences nécessaires, l’album papier étant à portée de main des auditeurs.

C’est une trame dont peuvent s’emparer les lecteurs pour passer l’histoire à d’autres, comme narrateurs principaux ou voix secondaires.  « Chaque classe engagée  (6e et CM2) est responsable d’une lecture épicée « .   » Notre classe Ulis prépare une lecture épicée pour les parents, une pour une autre classe « .   » Les ainés en préparent une, les jeunes une autre « .

C’est un produit durable.  » Pas une semaine au CDI où je ne ressorte une lecture épicée  des années précédentes et l’album qui lui correspond pour étayer une thématique  travaillée par un prof ou pour un accueil de classe « .

C’est un moyen de faire connaître le projet et de faire tomber les a priori sur les albums autant chez les bibliothécaires adultes que les enseignants qui cette année succombent avec les Petites nouvelles de la révolution : ils rient avec les frites sans patate ou sont émus par Nour et ses sept sœurs (page 8 et 23)

Pour la 16e édition, Livralire fournit aux participants les canevas et les visuels qui permettront :
– des lectures « racontage » polyphoniques de huit histoires pour Petites Nouvelles de la Révolution
– des lectures de type kamishibaï sur pupitre pour Ashoka et la flamme sacrée, Héros ordinaires
une lecture théâtralisée pour Pas l’ombre d’un loup
des lectures mises en scène pour Le Meilleur (jeu de cartes), On nous appelait les mouches (randonnée sur table), Christine de Pizan (lettrines)
– une lecture observation individuelle (sous forme d’une chaîne de lecture) puis collective pour Forêt des frères.

Nota bene : Les lectures épicées des titres en bleu ont été filmées et seront mises en ligne sur le blog.

VML

– Avec la pandémie, j’ai plein de trous dans mon emploi du temps au collège.
– Ça te permet de t’avancer.
– En salle d’études, c’est trop bruyant. Je n’arrive à travailler qu’au CDI, où je ne peux aller qu’une fois par jour.
– Alors qu’est-ce que tu fais en études ?
– Je m’ennuie.
– Et si on te proposait de la lecture ?

Suggestion
Installer en salle d’étude (ou salle de classe transformée de fait en salle d’étude) une caisse d’albums, sortis de son fonds ou empruntés à la bibliothèque municipale ou départementale, avec la complicité des assistants d’éducation qui les proposeront aux jeunes.

Tous ne mordront pas l’hameçon. Cette bonne élève de 6e probablement !
Sans doute aussi les élèves d’autres niveaux qui pourront être tentés de retrouver les histoires des voyages-lecture auxquels, dans cet établissement, ils ont déjà participé.

VML

La nécessité rattrape ma négligence. Pour la saison 16, nous n’avions pas fourni de modèle d’invitation. Marie-Christine la présidente de Livralire me dit en avoir besoin pour les résidents du foyer-logement où elle rassemble chaque mardi dix d’entre eux. Pour élargir l’audience, elle les glissera plus largement dans toutes les boites à lettres.

C’est chose faite avec la complicité technique de Marie-France et la reprise d’un décor dessiné par Marie Anne Wettstein pour le prélude. Pour appâter les destinataires, au verso de l’invitation de format A5, une grille de mots mêlés où sont glissés huit noms d’objets. Charge aux participants à la rencontre de les retrouver dans les albums au moment du feuilletage.

Le modèle avec texte modifiable et grille vierge est disponible sur le drive, dossier divers.

(Solution du jeu ici)
VML

Illustration Nicolas de Crécy

En 2021, un boulanger français a fait une grève de la faim pour pouvoir garder son jeune apprenti Guinéen, sommé le jour de sa majorité de rentrer dans son pays. Après 10 jours de jeûne, 350 interviews et 240 000 signatures recueillies dans une pétition, il a obtenu gain de cause. Laye Fodé aura des papiers.

Dans un très beau texte publié dans Télérama 3756 et disponible aussi sur le drive mis à disposition de participants à 1.2.3 albums (sous-dossier : divers), Maryam MADJIDI fait dire au boulanger : « Non, je ne suis pas un héros même si les autres le disent, le pensent, l’écrivent. On m’interviewe et on me dit : vous êtes un héros. Je suis gêné d’entendre ça. J’insiste, ce n’est pas vrai. »

Cette nouvelle, intitulée simplement « Le Boulanger et son apprenti », actualise la question du héros ordinaire posée dans l’album éponyme. Elle nourrira le débat avec les grands ados et les adultes.

VML

Mado et Yasmine animent depuis plusieurs années 1.2.3 albums avec des adultes au centre social du Lavoir à Ambérieu-en-Bugey (01). Les contraintes sanitaires ont bousculé l’agenda 2021 (albums 15), sans les décourager ! De nouveaux publics ont profité des lectures « épicées », reliés par le journal de voyage collectif de très grand format, chronique des étapes et des échanges. Voilà ce qu’elles en disent.

Omicron étant derrière la porte du centre social, nous n’avons pas pu terminer notre voyage-lecture à l’automne comme prévu. Mais nous avons voyagé avec les Jardiniers du cœur, des participants de ATELEC et du CADA, quelques habitants du quartier et des résidents de l’Ehpad avec l’animatrice et la psychologue.

Chaque étape a été l’occasion d’échanges, de partages. Nous avons aussi fait des vitraux avec Claire, caché des secrets dans nos cœurs, cherché des barrages dans nos vies, trouvé des secrets cachés dans l’ombre… et complété notre Journal de voyage.

Aux adultes qui nous remercient pour nos animations-lecture, nous leur disons que les discussions nous apportent beaucoup et les réalisations collectives,  comme le meuble bibliothèque construit par les jardiniers du Coeur, forcent notre admiration.

Avant les vacances, avec la complicité de deux élèves de 5e Kathy, documentaliste avait offert aux 6e de son collège le prélude et deux petites nouvelles de la Révolution. La généreuse idée lui vient ensuite de faire goûter ces histoires aux résidents de la MARPA (résidence pour seniors autonomes) de son village de l’Ain, en cadeau de nouvel an.
Le directeur est dubitatif : « ils sont fatigués. Ils ne seront pas nombreux. »

Kathy persiste. Elle embauche son compagnon et un couple d’amis. Ils préparent des jeux (quiz musical, diaporama avec des intrus) et trois lectures. Elle dépose une fourchette sur chaque accoudoir. Les ainés s’en saisissent et scandent : « Tout sauf des patates » (page 8).
Ils applaudissent quand la petite américaine commence à compter les étoiles, ces millions de veilleuses que jamais son père ne pourra éteindre (page 20).
Ils ont ri avec Malicka et son oncle Malick (page 35).

Les résidents étaient nombreux, attentifs et joyeux.

Kathy emboitait le pas à Elodie qui avait raconté au lancement à Mâcon comment elle partageait les albums hors de sa sphère professionnelle. Puissent d’autres les imiter !

VML