De l’Ain
Ecole à Jassans-Riotter
Notre embarquement avec deux autres classes de la commune a été réussi à la perfection grâce à la bibliothécaire, Jennifer Oden, assistée de bénévoles. Les élèves étaient, comme nous, suspendus !  Ils se régalent avec les albums, même avec Design Design qui ne les attirait pas trop. Ces nouvelles nous donnent envie d’animer des séquences d’écriture et d’illustration autour de trois objets du quotidien.
Autre projet : une rencontre intergénérationnelle à la maison de retraite. Grand merci pour cette merveilleuse aventure.
Isabelle STUMPF, professeur des écoles  

De l’Allier
Collège Les Célestins à Vichy
L’équipe enseignante est encore une fois très motivée par les lectures épicées de la sélection 1.2.3 albums.
Hélène RANDOING, professeur documentaliste & Référent Culture,

De l’Yonne
Collège Denfert Rochereau à Auxerre
Et oui, ils n’en revenaient pas. Un écrivain très prolixe venu de Paris spécialement pour eux ! Philippe Nessmann, auteur de l’album Te souviens-tu, Marianne, a présenté au club-lecture et aux élèves de 3e son parcours d’écrivain et expliqué la genèse de son très bel album, évoquant une figure méconnue de la Résistance. De riches échanges ont suivi.
Samuel BUITEKANT, professeur documentaliste

Médiathèque Jean-Christophe Rufin à Sens
Le voyage-lecture rencontre toujours le même enthousiasme. Les livres sont accueillis avec plaisir et différemment selon les groupes.

Pour la première fois, le groupe de l’EPNAK (groupe de neuf jeunes adultes en situation de handicap) est venu au collège assister au lancement avec deux classes de 6ème. Malgré mes tentatives de lier les participants par un jeu de questions croisées, chaque groupe est resté assez timide, touché cependant par cette mixité sociale.

Les établissements d’ainés, disparus des radars avec le Covid, sont à nouveau demandeurs.

La suppression des crédits transport empêchent les classes primaires  voyageuses de venir à la médiathèque où nous avions l’habitude de les  accueillir deux par deux. Dommage ! Il va falloir se déplacer dans chaque école (qui n’ont pas de grande salle pour accueillir des correspondants !) et multiplier les séances.
Christelle HEDIN, bibliothécaire

De Saône-et-Loire
Collège Camille Chevalier à Chalon/ Saône
On a passé, mes élèves de 6e et moi, un fort bon moment à faire des hypothèses à partir des couvertures détourées. Celle de Te souviens-tu, Marianne a suscité le plus grand nombre de remarques. Quant à Electrique, la lune sous toutes ses formes aux quatre coins de l’illustration a focalisé leur attention.
Pas un seul détail n’a échappé à un garçon habituellement réservé (du fait de troubles autistiques) et ses propositions étaient d’une incroyable justesse. Il est venu me voir à la fin de l’heure pour partager sa joie !
Emmanuel DELORME, professeur de lettres

Résidence Sept fontaines à Givry
Une douzaine de vieilles dames viennent chaque mardi matin à l’atelier lecture intitulé « l’instant évasion ». On partage une lecture épicée. L’échange qui suit, toujours très riche, se prolonge dans le temps du fait que deux exemplaires du livre circulent ensuite entre elles. Les lectrices relient souvent les histoires à des souvenirs personnels. J’ai trouvé dans La boucle d’oreille rose, une liste de noms pour établir l’ordre de passation des albums. Pour Te souviens-tu Marianne, deux lectrices se déclarèrent prioritaires pour emprunter !
Marie-Christine DEFAUT, présidente de Livralire

La lecture épicée de Tout ce que la guerre déteste fonctionne à merveille. Même en grand groupe comme avec les 29 élèves de CM1&CM2 de l’école de Daix que j’ai accueillis au CDI.

Justine Martin, leur enseignante, a embrayé sur place en proposant à ses élèves de réagir sur quelques pages de l’album puis, en groupe de trois ou quatre, de :

  • compléter la liste des choses que la guerre déteste.
  • retenir une proposition et l’illustrer en dessins/ découpages dans le style graphique de l’album.
  • montrer la réalisation à la classe entière et faire deviner la phrase correspondante (la guerre déteste la Saint valentin, la guerre déteste les souvenirs, la guerre déteste les fêtes, etc).
  • écrire la phrase et signer.

 

P.S : Deux autres albums sont proposés ce semestre à cette classe qui s’intéresse au sport : Il court (albums #17) en lecture individuelle et Carton rouge (albums # 10) que nous leur jouerons en lecture épicée, à la BM de Daix, la bibliothécaire et moi-même, au printemps prochain.

Sylvie Merabti, documentaliste au collège de Talant (21)

Au collège de Talant (21), le signet 1.2.3 albums a valeur de ticket de voyage nominal. Chaque élève de 6e est invité à poinçonner les visuels de couvertures au fur et à mesure des lectures individuelles ou collectives. Les signets sont regroupés par classe.

Les étiquettes, collées sur les pots, ont été réalisées avec CANVA : logiciel de création graphique en ligne et gratuit.
Vous remarquerez :
– la couleur différente selon le numéro de la classe.
– la date du 1er février où a été joué avec succès* le prélude et ont été distribués les signets.
– le vol en première classe : les voyageurs seront entourés tout au long du voyage.
– l’heure matinale d’embarquement : pas étonnant pour un long courrier !
– la destination limitée aux mondes imaginaires. Pas de panique : les histoires vraies sont bien au programme des escales !

« Génial le prélude : sitôt fini, les jeunes se plongent immédiatement dans la lecture » dixit  Sylvie la documentaliste !

VML

Une fillette est en séjour chez sa grand-mère italienne dans son immense maison rouge. Après qu’elles aient regardé ensemble un album photo, l’enfant décide d’explorer la demeure. Dans une armoire, elle déniche une magnifique une robe de soie qu’elle revêt aussitôt. Très émue Nonna, l’aïeule, explore de colère. Puis, elle se ressaisit : le moment n’est-il pas venu de raconter le drame qui s’est passé dans cette maison.

La lecture épicée créée par Livralire met en avant :

  • Le cadre avec un support en forme de cube pour symboliser la maison.
  • Le duo intergénérationnel avec la petite-fille au cube 1 et la grand-mère au cube 2, l’une et l’autre se regardant quand elles dialoguent.
  • Les temps du récit avec le présent des vacances (livret 1) et le passé de la guerre (livret 2)

P.S :  Pendant le tournage de la vidéo un matin d’automne, la pluie tambourinait sur le velux, d’où le désagréable bruit de fond !

Retour de Chiara Mezzalama, l’autrice de l’album : Merci vraiment pour cette lecture qui me touche. Elle rend bien l’ambiance de l’histoire, le partage entre les générations. Les images ainsi découpées et la musique. C’est super!

Leina, c’est un univers en soi !
Côté texte. Une jeune fille, une forêt, un crapaud, un palais, des sortilèges, des interdits, du suspense : tous les ingrédients d’un bon conte à lire à voix haute.

Côté visuel. Les illustrations sombres et fines de Julia Sarda, avec des encadrés et de volutes naturelles inspirées du mouvement Arts & Crafts (exemple de papiers peints) qui amplifient l’atmosphère mystérieuse.

Le choix a été fait pour la lecture épicée de visualiser la progression de l’histoire dans les différents lieux. A notre demande, Marie Anne Wettstein a dessiné en noir et blanc la ville, la rivière, la forêt, le palais pour finir par un gros plan au salon autour de la boule de cristal.

Une fois l’histoire-randonnée jouée, mettre l’album à disposition du public.
VML

Les ados prendront facilement en main cet album coloré, de petit format, apparenté à une bande dessinée avec les dialogues dans des bulles. Le cadre scolaire et la thématique de la mode auront un effet miroir qui augmenteront l’attractivité. Par contre, la lecture sera difficile pour les seniors dont la vue a baissé : la typo majuscule est petite.

Et si alors les jeunes* jouaient l’histoire aux ainés et/ou à leurs camarades ?

La lecture épicée restitue l’histoire sous forme d’une saynète à épisodes. Mia, narratrice et héroïne malgré elle, est assise à droite face au public.
Les protagonistes successifs (collégiennes, mères, grands-mères, commerçants, résistants) s’installent sur la gauche derrière un pupitre. Quand il y a seulement trois lecteurs, le changement d’identité est indiqué par un décalage d’une place (en passant devant le pupitre).

*On aurait aimé tourner la vidéo avec des collégiennes ! La seule date possible étant un jour d’école, les lectrices sont les vieilles dames de Livralire, qui dans la vie portent des boucles d’oreille de toutes formes et toutes les couleurs ! Lors des lancements, des volontaires adultes se sont prêtées au jeu avec, parfois, encore plus de talent qu’elles !
VML

Message des créateurs de l’album : Quel bonheur !!! Merci beaucoup, de la part de toute l’équipe des éditions Møtus !

Avec deux classes de 6e du collège de Pont de Vaux (Ain), nous avons amorcé 1.2.3 albums par des ateliers créatifs sur les couvertures détourées.

1/ Première séance en demi classe.
Les élèves en binôme doivent observer en détail une des illustrations de couverture puis la décrire au groupe. Les impatients avaient déjà envie d’imaginer une histoire !

2/ Deux séances de travail individuel.
Chaque élève choisit l’image qui l’inspire. Comme s’il était l’auteur de l’album, il lui donne un titre et rédige quelques paragraphes. Dans un deuxième temps, il retravaille son brouillon et tape son texte.

Certaines couvertures ont eu beaucoup de succès auprès des élèves qui se sont lancés pour la plupart avec plaisir dans l’écriture.
Nous, les adultes, nous avons finalisé la production. Nathalie, ma collègue documentaliste, s’est chargée de taper les textes de ceux qui n’avaient pas eu le temps de le faire. Et moi, j’ai fait la mise en page sous forme de petits livrets.

Exemples ci-dessous (un par album / cliquez sur couverture).
J’espère que ce petit travail d’écriture qui a aiguisé leur curiosité les incitera à rentrer dans la lecture, sitôt le prélude joué.

Delphine NAUCHE, professeur de Français

Pour lire les albums en groupe, Livralire crée pour chaque album, une lecture dite « épicée », c’est-à-dire une lecture à voix haute, intégrale ou aménagée (partielle ou/et découpée), brute ou mise en scène, dynamique et coopérative (plusieurs voix possibles), inspirée par des éléments visuels ou narratifs qu’elle souligne.

Les lectures épicées apportent du piquant, aident à la compréhension, apportent un éclairage, donnent une place active aux auditeurs, cadencent les rencontres, diversifient les animations.

C’est un tremplin pour la lecture individuelle intégrale ou ça la remplace pour ceux qui n’ont pas la possibilité.

C’est un produit « durable » si on a l’album papier qui lui correspond. « Pas une semaine au CDI où je ne ressorte une lecture épicée pour étayer une thématique, pour un accueil de classe » dit une documentaliste ».

C’est aussi une trame dont peuvent s’emparer les lecteurs pour passer l’histoire à d’autres, comme narrateurs principaux ou voix secondaires.

C’est un moyen de faire tomber les a-priori sur les albums !

Pour la sélection #18 (2023-2024) :

Une lecture feuilleton pour Design design. Une lecture participative pour Tout ce que la guerre déteste.
Une lecture théâtralisée pour La boucle d’oreille rose (extrait dans vidéo à venir)
Des lectures de type kamishibai sur pupitre pour Le jardin de Baba et Te souviens-tu Marianne ?
Des mises en scène pour Electrique et La Robe de soie (vidéo à venir).
Une randonnée sur table : Leina et le Seigneur des amanites (vidéo à venir).

N.B : Les photos avec des volontaires pour une lecture en direct ont été prises pendant les journées de lancement.

Ce mode d’invitation à la présentation des albums aux différents publics embarqués dans le 18e voyage-lecture est disponible sur le drive  du dispositif, en version A4 et A5. Aux intéressé.e.s de le télécharger et de modifier le texte.

Au collège Les Célestins à Vichy (Allier), ce sont les élèves des dispositifs ULIS et IME qui ont embarqué dans 1.2.3 albums en décembre 2023 avec une équipe pédagogique très motivée.

En préambule au « prélude », leur a été proposé un atelier baptisé « zeste ». Il s’agissait de lire les couvertures détourées des 8 albums, c’est-à-dire de :
– recenser les éléments (forme et couleur) :  personnages, objets, décor
– qualifier l’ambiance
– détecter le sujet

Les idées ont fusé en vrac. Les voici condensées.

Album  Lecture de l’illustration de couverture
On voit un pianiste, un pied d’ogre ou de géant, du noir et du rouge.

On ressent de la tristesse, une menace, de la violence jusqu’à la mort.

On imagine un monsieur qui s’est transformé en géant et qui voudrait tuer le pianiste.

On voit des fleurs et des fruits (fraises, mûres, champignons toxiques ou poisons, pissenlits), des feuillages, des racines, une grenouille cachée, avec des yeux rouges.

C’est peut-être l’histoire d’un petit garçon parti en forêt à moins que ça se passe dans un terrarium.

On voit une dame plutôt jeune, avec cheveux longs retenus en chignon, une boucle d’oreille.

On ressent de la paix. La femme sourit, peut-être à des gens qu’elle regarde de sa fenêtre.

On voit une petite fille sans chaussures, une robe de kimono, une porte.

On ressent de la chaleur.

On se trouve dans un château (armoirie, écusson). C’est sans doute une histoire de princesse.

Ça fait penser au film « Encore » (le théâtre que l’on voit au début)

On voit un lac, des montagnes, un arbre, des enfants, une valise, une femme.

On imagine une promenade familiale ou avec l’école ou un départ en colo.

C’est l’été mais ce n’est pas aujourd’hui : les vêtements sont démodées. Le décor est beau mais les enfants semblent malheureux. Est-ce à cause d’une séparation ou de l’effort physique pour monter la côte ?

Les montagnes font penser à une œuvre d’art.

On voit une vieille ampoule qui a complètement fondu sur la table, une chaise un peu cassée avec des trous, un décor de deux bleus différents.

On ressent de la mollesse.

Avec la lumière qui ressemble à une langue ou de la lave, on imagine une maison qui pourrait prendre feu.

Cela fait penser aux montres qui fondent dans le tableau de Dali.

On voit une dame âgée (cheveux blancs, fichu, corps voûté, gros nez), un petit garçon aux cheveux courts.

On est au printemps en bordure de forêt, dans un champ de fleurs (coquelicots rouges, pissenlits ou boutons d’or) à moins que ce soit dans le jardin de la dame.

On sent de la complicité. On imagine une grand-mère et son petit-fils.

On voit des lumières bizarres, un éclair, un monsieur moustachu habillé de façon classique qui court, des pigeons, des ressorts (montre ou boussole ?)

Le jaune fait penser à la lumière, l’éclair à l’électricité.

L’homme pourrait être un agent secret ou un cambrioleur.
Attaqué par des pigeons, il se sauve.
Ou c’est le dieu « électricité ».