En plus de la présentation des albums à mes deux classes de 6e, nous avons animé, la documentaliste et moi, à la pause méridienne, une séance ouverte à tous les élèves du collège intéressés et aux membres du personnel disponibles.

Le prélude a beaucoup plu !

A la question, quel album aimeriez-vous lire de suite ?  Le Berger et l’assassin a été le plus cité !

Le projet donne des envies. Une collègue d’anglais présente, qui avait assisté l’an passé à une lecture épicée faite par ses élèves, envisage cette année de faire lire à voix haute un album en anglais à ses élèves.

Delphine NAUCHE, professeur de lettres, collège de Pont de Vaux (01)

Comme promis lors des lancements, j ‘ai imaginé pour la lecture collective du Berger et l’Assassin une version feuilleton en 8 épisodes, à trois voix comme la lecture épicée « one shot ».

Le texte reste dense, sinon il perd saveur et force.  Mais il est découpé en huit séquences*, chacune introduite par un carton-titre de type résumé (photo du premier ci-dessus) et illustrée par une reprographie d’un visuel du livre.

Cette autre lecture épicée devrait faciliter la compréhension et permettra d’associer des lecteurs différents à chaque épisode. (Pensez à utiliser les étiquettes de table avec les noms assassin et berger, fournis dans le texte de la première lecture épicée).

*Vous trouverez les deux fichiers dans le drive/ lectures épicées/ le berger et l’assassin : feuilleton texte (word) et feuilleton cartons titres (pdf)

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Deux classes de 5e ont embarqué dans 1.2.3 albums au collège Lazare Carnot à Nolay (21).

Après avoir présenté aux jeunes le projet et les albums, la professeure de lettres et moi leur avons lu des interviews de Regarder les mouches voler.

Puis nous les avons invités à lire en solo ou duo les albums mis à leur disposition au CDI et en salle d’études.

Les lecteurs notent leur nom et leur avis sur une fiche glissée dans le livre et matérialisent leur impression générale par des graines qu’ils mettent dans le bocal correspondan t:
Haricot rouge = J’ai adoré / Maïs = J’ai bien aimé
Flageolet = J’ai moyennement aimé  / Pois chiche = Je n’ai pas aimé

Nous organiserons ensuite différents partages. Et nous proposerons à des volontaires d’animer des lectures pour leurs camarades de troisième mais aussi avec des groupes en dehors du collège.

A suivre…
Anne Guillemaux, professeure documentaliste

Les échos se multiplient et sont unanimes sur l’intérêt de faire observer les couvertures « détourées » des albums. Le public joue le jeu, relève des indices, invente un titre et est impatient de savoir de quoi il retourne !
Exemples :

A Talant (21).
Première rencontre intergénérationnelle cordiale et riche entre la classe ULIS du collège Boris Vian et les résident.e.s du village bleu de Talant, qui accueillent les jeunes.

Deux ou trois élèves et un ainé s’installent autour d’une table avec une reproduction  muette d’une couverture et quatre questions :  Que voyez-nous ? / Quelles couleurs ? /  Quelle histoire entrevoyez-vous ? / Quel titre donneriez-vous à l’album ?

Voici les titres proposés pour trois des quatre albums présentés :
Une nouvelle vie à Londres pour une jeune fille (Vera) qui a quitté sa famille, ses animaux, sa vie à la campagne pour aller en Angleterre avec ses souvenirs.
Le volcan et le berger, dont l’habit ne laisse pas supposer qu’il s‘agit d’un peintre (Hokusai).
Perdue dans l’océan pour l’héroïne de l’Expédition à qui, Marie-Thérèse, une des résidentes a immédiatement associé Poucette, conte de Grimm qu’elle lira à la prochaine rencontre.

A suivi le feuilletage des albums puis un petit goûter.
Les élèves découvriront les quatre autres illustrations dans le cadre de leur atelier hebdomadaire au CDI.

A Givry (71), résidence des Sept fontaines.
Les dames s’avèrent de fines observatrices, trouvant des indices jusque dans les détails. Huit titres sortent de leur cogitation collective :
Toujours plus ! / Seule face à l’océan / Là-haut sur la montagne / Réflexions d’un singe solitaire / Renaissance / Géométrie / Pèlerinage / Une fugue.
Le prélude joué la séance suivante révélera les véritables titres et les contenus.

A Chalon (71), collège Camille Chevalier.
Des élèves allophones scrutent attentivement la couverture de Nicky & Vera.
La fille n’a qu’une chaussure. Elle est peut-être orpheline. Elle fuit sa famille à moins qu’elle ne cherche ses parents. Pourquoi a–t-elle un cheval sur la tête ? Est-ce parce qu’elle aime les chevaux ou parce qu’elle monte à cheval ou se déplace à cheval ? Sur les côtés, des trains ou des cars ? Un tout petit bonhomme sous Bib Ben ! Qui peut-il bien être ? Deux couleurs : le bleu et le jaune. Pourquoi l’ombre de la fillette est bleue ?

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Pour lire en groupe, Livralire crée pour chaque album, une lecture dite « épicée », c’est-à-dire une lecture à voix haute, intégrale ou aménagée (partielle ou/et découpée), brute ou mise en scène, dynamique et coopérative (plusieurs voix possibles), inspirée par des éléments visuels ou narratifs qu’elle souligne ou éclaire.

Les lectures épicées aident à la compréhension, apportent du piquant, donnent une place active aux auditeurs, cadencent les rencontres, varient les séances.

C’est un tremplin pour la lecture individuelle intégrale ou ça la remplace pour ceux qui n’ont pas les compétences nécessaires, l’album papier étant à portée de main des auditeurs.

C’est une trame dont peuvent s’emparer les lecteurs pour passer l’histoire à d’autres, comme narrateurs principaux ou voix secondaires.  « Chaque classe engagée  (6e et CM2) est responsable d’une lecture épicée ». « Notre classe Ulis prépare une lecture épicée pour les parents, une pour une autre classe ».  « Les ainés en préparent une, les jeunes une autre ».

C’est un produit durable. «Pas une semaine au CDI où je ne ressorte une lecture épicée  des années précédentes et l’album qui lui correspond pour étayer une thématique travaillée par un prof ou pour un accueil de classe ».

C’est un moyen de faire connaître le projet et de faire tomber les a priori sur les albums.

Pour la 17e édition, Livralire fournit aux participants les canevas et les visuels qui permettront :
– des lectures de type interviews pour Regarder les mouches voler.
– des lectures de type kamishibaï pour Il court, Nicky & Vera, Hohusai et le Fujisan.
– des lectures théâtralisée pour Le printemps d’Aubaka, Le berger et l’assassin.
une lecture interprétative pour L’Expédition.
– u
ne lecture – jeu pour Il était une forme.

Nota bene : Les lectures épicées des titres en bleu ont été filmées et seront mises en ligne sur le blog.

Pour ceux qui sont encore dans les préparatifs et qui hésiteraient ou oublieraient, je rappelle que :
Ça peut être bien d’imprimer les textes bruts des albums et de les mettre à disposition des enseignants ou des lecteurs dans des pochettes séparées. Exemple : dans une résidence Ages & Vie, j’ai regroupé les textes dans un dossier dans la caisse d’albums en accès libre, pour les lectures individuelles, sachant qu’une fois par mois on aura une lecture épicée collective.

.
Ça peut être suffisant de faire lire les couvertures détourées (disponibles sur le drive) pour ouvrir l’appétit de lecture, si on n’a pas le temps de préparer le prélude.

C’est plus dynamique de jouer le prélude en associant les lecteurs comme je l’ai fait avec des ainés. Avant de commencer en solo à la table, j’ai distribué les albums avec le texte correspondant (voix secondaires en gras). Deux personnes se sont chargées des triangles. Le final s’est fait simplement de leurs chaises, en cercle, les livres sur les genoux.
Le simple feuilletage des albums a déjà suscité des réactions :
– Les images des grands albums sont magnifiques !
– Je lirai Il court avec ma petite fille passionnée d’athlétisme.
– Incroyable, j’ai l’âge de Vera.

J’ai suggéré à une grande lectrice de lire à voix haute les albums à une dame qui voit très peu et qui adore les histoires.

A suivre !
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Suite à des demandes par mail, je tiens à préciser à tous que :
1/ Les couvertures des livres, à tirer en A3 pour le prélude, ont volontairement été mises au même format, le public découvrant au final les albums à leur taille réelle.

2/ Les visuels de la lecture épicée du Berger et de l’assassin ne sont pas fournis par Livralire. Il faut partir de l’album.

3/ Pour palier la longueur du récit, une version feuilleton du Berger et l’assassin,annoncée lors des lancements, sera disponible fin janvier sur le drive.

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3 janvier : première animation 2023 pour les habituées de l’atelier lecture hebdomadaire du foyer logement des Sept Fontaines à Givry (71). Surprise ! Marie Christine leur animatrice habituelle et présidente de Livralire qui va les embarquer dans 1.2.3 albums est absente. Je la remplace. J’ai carte blanche.

En fouillant dans mes étagères d’albums, je tombe sur celui de Jo Hoestlandt, Les belles espérances *qui faisait partie de la sélection du premier voyage-lecture intergénérationnel en 2007 ! Quoi de mieux pour ouvrir l’année, que l’histoire de Lise qui à chaque âge de la vie (enfant, ado, jeune femme, mère, grand-mère) espère quelque chose de différent.

L’heure se déroule en quatre temps :
1/ Une première lecture partielle : le texte seul et incomplet. A chaque fois que Lise dit ou pense : je voudrais, je m’arrête et invite les auditrices à imaginer ce que désire Lise. Sans donner la réponse, j’enchaine jusqu’à la situation finale où c’est la petite fille de Lise qui voudrait ….

2/ La lecture intégrale de l’album.

3/ Une invitation à partager un désir sur un papier en forme de pétale. On les mélange. On les pioche et on les lit à tour de rôle en composant une couronne, préparée par Jasemina, 12 ans. Leurs espérances : la santé, la paix, la fraternité, la maintenance des liens familiaux et pour l’une d’elle un voyage au Japon qu’elle attend depuis 60 ans. En 1962, elle devait participer à un rassemblement de pratiquants d’esperanto à Tokyo, mais, dit-elle, à la place, je me suis mariée !

4/ Lecture de deux textes tirés de Paroles d’espoir, compilation de Michel Piquemal (toujours disponible chez Albin Michel) dont un de Martin Luther King qu’on dirait écrit aujourd’hui !

Comme a dit une participante, on a bien démarré l’année : le soleil inondait la pièce et nos cœurs sont pleins de souvenirs et d’espoir pour l’an neuf !
La couronne a été installée à la vue de tous, dans le salon d’entrée de la résidence.

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*L’album publié en 2005 est disponible d’occasion.

Chacun des albums sélectionnés pour le 17 e voyage-lecture 1.2.3 albums est présenté aux futurs lecteurs sous la forme d’un triptyque. Deux dessins (le cadre de l’histoire et un objet récurrent) et un verbe d’action sont posés sur un chevalet au fur et à mesure du déroulement de l’histoire. Une reprographie grand format de la couverture apparait en vis-à-vis sur le deuxième chevalet.

Cette mise en bouche, dite prélude, peut être jouée à deux voix comme dans la vidéo ci-dessus. On peut aussi, comme à chaque lancement 1.2.3 albums, associer davantage le public que juste pour le jeu de devinettes sur les lieux. Dans la version polyphonique, plus dynamique, il y a un seul narrateur à la table et, dans le public, huit complices (un par album) qui lui répondent. Une fois les huit albums présentés, les lecteurs associés se lèvent et viennent se ranger en ligne devant le public. Chacun porte haut l’album et le nomme avant que le narrateur, s’approchant du public ne conclue.

Lancement à la Médiathèque de Sens

Les visuels du chevalet 1, créés par Marie-Anne Wettstein, peuvent aussi être :
– affichés en vrac, comme le fait une soignante en hôpital de jour, pour éveiller la curiosité des patients avant la découverte du prélude.
– exposés sur un chevalet avant chaque lecture épicée en annonce de l’histoire ou après, en support pour les échanges.
– utilisés à la fin du voyage comme aide-mémoire avant le vote pour ses 3 albums préférés.

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