Pour présenter la sélection 2022 au public, Livralire a créé un prélude de 7 minutes mis à disposition de tous les animateurs du projet.
Joué cet automne à chaque lancement départemental, il a :
fait son effet. Les spectateurs ont admiré les dessins de Marie Anne Wettstein, inspirés de ceux des illustrateurs et illustratrices et apprécié le choix de deux lignes graphiques différentes, une pour les décors, une pour les personnages.
atteint son but. Chacun.e avait envie de lire au moins un album.
soulagé tous ceux qui trouvaient chronophage la préparation des belles scénographies de 20 minutes. Moins de temps de montage et de répétition en amont, c’est du temps gagné pour préparer les lectures de groupe dynamiques, dite lectures épicées, fournies par Livralire.
inquiété les animateurs du projet : comment organiser les « embarquements » d’une heure avec cette promo efficace mais ramassée ?

En réponse et pour exemple, le déroulement prévu pour la première rencontre intergénérationnelle à la maison des seniors à Chalon, en janvier.
Après le prélude, répartition en petits groupes : chacun sera invité à dire quels albums (1 à 3 maxi) il aimerait lire en premier, et à le noter sur le carnet de voyage remis à l’occasion.
S’en suivra une mise en commun puis le feuilletage des albums.
En clôture, il est prévu la lecture épicée du chien loyal Hachiko (Héros ordinaires).
On verra en juin, au moment du vote, si les 3 albums préférés correspondent toujours  à ceux qui attiraient en janvier !

Le prélude peut être joué par les adultes ou/et les jeunes comme au collège de Saint-Trivier-de-Courtes dans l’Ain d’où la documentaliste, Kathy Dupré, nous a envoyé le texto suivant : « Embarquement réussi pour les 6e et les collègues ! Prélude joué par deux élèves de 5e, fidèles de « on se la raconte ! » au CDI l’an passé. Lecture par moi de deux Petites Nouvelles de la Révolution : Les frites (page 8) et La grève des mots (page 16). Parfait ! »

VML

En guise de cadeau de fin de trimestre, une documentaliste d’un collège de l’Yonne a lu à trois classes de 6e la lecture mise en scène par Livralire du beau conte de Noël écrit par Timothée de Fombelle Quelqu’un m’attend derrière la neige.

Une réussite, qui a également permis, dit-elle, de faire découvrir les lectures épicées à une professeur de lettres et de la conquérir !

Merci à ceux et celles qui, lors des lancements ou par mail, ont partagé des astuces ou bonnes idées pour vitaliser 1.2.3 albums.

Tam tam
Faire déguster le prélude et des lectures épicées à des collègues du même établissement ou d’ailleurs.

Organisation
Nommer un ou deux voyageurs (élèves, résidents..) responsables d’un album pour aider à la lecture épicée, coordonner des activités, stimuler les lectures individuelles.

Lecture épicée
Pas l’ombre d’un loup : jouer d’un instrument en live pour les intermèdes ou/et adopter la version chantée  (et partagée sur le padlet) des couplets de saisons créés par une documentaliste voyageuse en Côte-d’Or et sa fille musicienne dans l’Ain !

Lectures partagées
Christine de Pizan à l’honneur le mardi 8 mars, journée de la femme : lecture épicée par des élèves et en continu dans le collège.

Petites nouvelles de la révolution en lectures offertes pendant les « quart d’heure lecture » au collège.

Héros ordinaires pour des CM2 en visite au collège ou dans leur école.

Un « dégustalivres » hebdomadaire au CDI : de mars à juin, en parallèle des lectures dans les classes voyageuses une lecture épicée hebdomadaire offerte par un duo de professeurs à la pause méridienne à qui veut. (Attention gros succès, notamment auprès des 3e, anciens voyageurs de 6e ou 5e)

Ouvertures et activités
Faire jouer Pas l’ombre d’un loup par des membres des ateliers théâtre.

Chercher des musiques et chansons en lien avec les albums, qu’on pourra chanter en karaoké à l’Ehpad et partager sur le padlet au fur et à mesure de la collecte.

Faire dessiner par les résidents les épisodes d’une histoire et les afficher dans le couloir.

Relever le pari de Livralire de recenser tous les personnages croisés lors de ce voyage.

Faire un bestiaire des animaux des albums.

Envoyer à Livralire les retours de lecture, même en vrac, au fur et à mesure des échanges et surtout la ou les questions adressées aux auteurs ou illustrateurs.

Créer des affiches en collaboration avec le professeur d’arts plastiques ou un.e artiste.

Présenter les albums à des 3e avant qu’ils n’aillent en librairie avec leur crédit de 30 €.

VML

Au printemps 2021, Livralire avait proposé aux BDP partenaires qui le souhaitaient d’embarquer de façon autonome comme le faisait celle du Tarn depuis un an et sur une journée. Notre équipe de l’Yonne a choisi cette formule ce qui a étonné plus d’une voyageuse aguerrie le jour du lancement, dans les agréables locaux de l’INSPÉ d’Auxerre, gracieusement mis à disposition : pas de Véronique Lombard aux manettes, plus de scénographie mais le prélude et un atelier des lectures épicées, animés par nos soins. Les inconditionnelles ont apprécié que tout soit regroupé sur une seule journée et les novices, enthousiastes, sont prêtes à se lancer dans l’aventure.

ECHOS :

« Pour embarquer les maisons de retraite, il faut parfois s’accrocher. Le personnel chargé de l’animation bouge régulièrement et, à chaque changement, il faut convaincre à nouveau. Mais heureusement, au bout de quelques années, il y a toujours quelqu’un à l’accueil ou à la direction, qui nous connaît et facilite le projet. »(Laurence , bibliothécaire bénévole)

« Dans mon collège, je parle du projet aux élèves en début d’année et leur glisse la liste des albums. L’année dernière, quelques familles ont décidé d’acheter un titre et les élèves concernés ont volontiers prêté leurs albums à leurs camarades. Ces exemplaires sont venus s’ajouter au pack acheté par le CDI en début d’année et ont permis de faciliter les lectures et les échanges. » (Marie-Jo, documentaliste)

« Il faut bien préparer les écoliers aux rencontres avec d’autres publics. Certains enfants n’ont pas l’habitude de côtoyer des personnes handicapées, par exemple. Il y a quelques années, la première rencontre entre des enfants et des adultes d’un foyer a mal débuté. Heureusement, les adultes sont parvenus à briser la glace en instaurant un dialogue sincère avec les écoliers. Ceci dit, les moments d’échange autour d’1.2.3 albums sont toujours très forts et émouvants. » (Valérie, bibliothécaire)

Ce n’est pas l’équipe de la médiathèque de Sens qui dira le contraire : « 1.2.3 albums permet de tisser des liens très forts avec les différents groupes qui participent… et entre nous aussi ! Pour faire connaître ce merveilleux projet à tous nos lecteurs et lectrices, nous envisageons une exposition en fin d’année. »

Marlène François, bibliothécaire BDY

Et oui ! L’album On nous appelait les mouches remporte un vif succès !

Plus d’exemplaires disponibles.

Il faudra attendre le 21 mars 2022 pour se le procurer.

Patience aux retardataires ou aux nouveaux qui s’inscriront ce mois de décembre à 1.2.3 albums.

Très bon accueil par Catherine dans la salle communale de Foussemagne attenante à sa bibliothèque et par Véronique, directrice de la BDP et Virginie, sa collègue, correspondante du projet dans le département où un prêt d’albums longue durée est accordé aux bibliothèques participantes.

ECHOS :  de belles surprises

« Les jeunes, même en difficulté comme ceux que j’entraine dans 1.2.3 albums dans mon lycée, sont force de propositions. Après la lecture (cursive ou épicée, cursive et épicée), ils ont plein d’idées d’activités. »  (Une prof doc)

« On se disait que les CM2 ne pourraient pas lire certains albums qu’on trouvait trop difficiles. On s’est trompé. Pour preuve, le succès et l’attachement à Si je reviens un jour. » (Deux bibliothécaires)

« Je vais dans la classe faire les lectures épicées. Les primaires se battent pour avoir un rôle. » (Une bibliothécaire)

« N’oublions le plaisir de lectures partagées à la maison. Le fait de préparer les lectures chez moi a intrigué mon mari et mes grands enfants qui ont  plongé dans les albums. » (Une bénévole)

« La bibliothécaire et des bénévoles ont réveillé l’appétit de lecture chez mes élèves qui, à leur tour ont présenté la sélection à toute l’école–les circonstances interdisant l’accès à l’Ehpad ou au centre social. Chaque classe a pu trouver un album à sa mesure et une de mes collègues, conquise, embarque avec moi cette année. » (Une enseignante de CM)

Parole d’un jeune en IME : « Madame, j’ai demandé un album au père Noël ! »

Deux journées consécutives à Nevers, en petits comités, pour réamorcer le projet dans le département avec l’aide d’Annie Gwynn, déléguée académique Arts et Culture, et le mettre en place avec les bibliothécaires dans l’agglomération de Nevers sous la houlette de Véronique Daugy, coordinatrice lecture publique.

Des voyageuses ont partagé leur expérience, d’autres leurs espérances.

« La façon originale de lire les albums surprend nos élèves. » (Collège de Decize)

« Nous avons invité les gens qui fréquentent le Centre Social à venir écouter des lectures épicées dans notre établissement. Les réticences passées – oh là là aller chez les vieux ! – les « dégustalivres » ont été fructueux. » (Ehpad de Millay)

« Au lycée pro de Nevers, les jeunes en CAP ont décroché de la lecture. On associe profs de matière générale et technique pour lire ensemble des albums. «

« Au collège de Cercy la Tour avec Dominique, ancienne bibliothécaire, bénévole à Lire et faire Lire, nous offrons déjà des lectures à voix haute aux 6e. Nous aimerions qu’à leur tour ils lisent à d’autres. «

« Dans nos bibliothèques, nous sommes épuisées et insatisfaites des visites de classe à la chaîne. Les partenariats avec les Ehpad et les centres sociaux sont fragiles. Raison de plus pour sortir les « avirons « pour tous ces publics qui nous attendent dans la ville. »

Avec Françoise, bibliothécaire à la MDA et plusieurs de ses collègues, lancement à Moulins, dans le bel auditorium du Centre National du Costume de Scène. Quelques nouveaux embarqués un peu brusquement – j’aurais dû commencer par une définition du projet – aux côtés des fidèles voyageurs conquis par la formule journée, avec l’après-midi, un travail collectif sur les lectures épicées.

Parole d’un adulte-handicapé : « Quand on lit ensemble, on part en voyage. »
Parole de doc : « On a des moments de grâce avec les jeunes. »

ECHOS :  Faire équipe

« Au foyer d’Ebreuil, dit Catherine l’animatrice, j’ai enfin franchi le pas l’an passé, aidée par une stagiaire, d’intégrer les résidents adultes handicapés dans la scénographie. Chacun sa part : un paragraphe, ou une phrase ou même un simple mot, avec pour la musique le guitariste du groupe. Joie de faire ensemble et d’être capable d’être acteur face aux autres pensionnaires. »

« Dans mon collège à Moulins, raconte Françoise, documentaliste grande voyageuse, j’ai coopté les professeurs de lettres pour jouer la scéno à leurs différentes classes (12 au total).  Maintenant toute l’équipe est vraiment impliquée dans le projet. »

Une belle assistance le 19 novembre 2021 à la BDP à Bourg-en-Bresse : fruit du travail de Lucie Maynand, bibliothécaire en charge du projet depuis l’antenne de Belley et effet du bouche à oreille entre voyageurs. On compte dans la salle, aux côtés des inconditionnels, beaucoup de nouveaux enseignant.e.s et bibliothécaires tentés par 1.2.3 albums qui, à confirmation de leur participation, bénéficient d’un prêt d’albums.

ECHOS :
Comment tirer profit d’une difficulté ?

« A Jassans, le partenariat avec l’Ehpad étant interrompu par la crise sanitaire, nous les bibliothécaires, nous avons fait l’offre au centre social, invitant des retraités isolés à se joindre aux écoliers pour les lectures partagées. Claude, un nonagénaire, très renfermé, non lecteur, s’est inscrit aux rencontres. Et nous de le voir au fil des séances se libérer, parler, attirer les enfants auprès de qui il a obtenu un franc succès. »

« Nous sommes, la documentaliste et moi, dit Delphine, professeur de lettres à Pont de Vaux, des voyageuses confiantes et fidèles depuis des années. Mais l’an passé, on butait sur Kini, le monde à bras de corps (A pas de loups)  dont on n’aimait pas les illustrations et qu’on trouvait trop long. Les élèves nous l’ont fait apprécier. Deux groupes d’élèves – chacun responsable d’une partie- ont préparé,  avec nous et en une heure, la lecture épicée de cet album qu’ils ont joué à leurs camarades. Résultat :  les timides ont gagné de l’assurance ; les lecteurs ont été applaudis ; l’album a été lu par tous les jeunes et cette « femme forte », inoubliable, nous a fait parler. »

Confidences (de profs) :
« Avec ce projet, on est au cœur de notre mission éducative : faire connaître le monde, apprendre à s’exprimer, savoir d’où l’on vient et qui on est. »
« Avec 1.2.3albums, je respire. »

Déjà 10 ans que la MCO (médiathèque départementale Côte-d’Or) propose et soutient 1.2.3 albums, avec chaque année une soixantaine d’établissements inscrits. Pour ce lancement dans les locaux de Canopé-Dijon, on comptait beaucoup de nouveaux dans la salle. Un documentaliste, agréablement surpris, m’avoue avoir été entrainé par une professeur de lettres de son collège.
« Si avec ça, on n’arrive pas à faire lire les élèves ! »

Madame Tomasino, présidente des amis de la MCO,  a reconduit le soutien de son association au projet en offrant un pack d’albums aux bibliothèques du réseau partantes pour le voyage-lecture.

ECHOS

« Dans mon lycée polyvalent, dit Véronique la documentaliste, on se bat tous les jours pour donner aux jeunes une autre image de la lecture que celle qu’ils se sont forgés. Avec mes collègues de français et d’histoire, on offre le vendredi  après-midi une lecture épicée aux élèves de CAP. Après une semaine à l’internat et compte-tenu du climat d’excitation – à l’idée de rentrer chez eux – la pause lecture fait du bien. Quand on se met à lire, il règne un silence extraordinaire, signe que nos élèves sont embarqués ! »

« Moi, témoigne Marie-France, une collègue bénévole de la bibliothèque m’a parlé des albums. En lisant Le barrage, j’ai eu les larmes aux yeux.  C’est que je suis née à Serre-Ponçon ! Depuis j’essaye d’en faire la promo aux adultes. Ces albums ne sont pas pour enfants. En quelques pages et dessins, on peut être touché au cœur : un sujet nous parle, les souvenirs remontent. » Et d’ajouter en aparté après l’atelier de lectures épicées de l’après-midi, qu’elle était émerveillée et qu’il fallait absolument faire goûter oralement ces histoires aussi au public adulte.