Carte d’identité  » Mille dessins dans un encrier »

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Titre : Mille dessins dans un encrier
Auteur : SERRES Alain
Illustrateur : ZAÜ
Editeur : Rue du Monde © 2017

Au rez-de-chaussée d’un immeuble parisien s’est installé un artiste. Trois enfants l’observent discrètement dessiner à l’encre des animaux sauvages sur des grandes feuilles blanches. Quand enfin ils osent l’aborder, monsieur Ba se met à peindre leurs chats puis leurs visages. Mieux, il invite les enfants à dessiner dans la cour, puis, au vu de leurs premières esquisses, leur propose d’entrer à l’ESDMY, l’Ecole Supérieure de Dessin de Maître Yön ! Pas de tables ni de chevalets mais la rue pour cadre de travail. Les voilà partis dans les rues de Paris avec la vieille dame de l’immeuble qui aimerait tant peindre les roses du jardin du Luxembourg.

Carte d’identité  » Le Maître d’école »

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Titre : Le Maître d’école
Auteur : SILEI Fabrizio
Illustrateur : MASSI Simone
Editeur : Anne bâté © 2017

L’histoire, vraie, se passe dans l’Italie rurale de l’après seconde guerre mondiale. Un métayer, malmené par son patron dont il ne peut déchiffrer les contrats, décide d’envoyer son fils à l’école. L’enfant est furieux : il ne veut ni lire ni écrire. Mais à l’école du père Lorenzo, on apprend d’abord à faire du sport et à être un homme. C’est bon pour les enfants qui l’adorent, pas pour les riches qui contestent ses méthodes pédagogiques et sa défense des pauvres.

Carte d’identité « Un air de liberté à Congo Square »

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Titre : Un air de liberté à Congo Square
Auteur : WEATHERFORD Carole
Illustrateur : CHRISTIE Gregory
Editeur : Piccolia © 2017

Début du 19e siècle à la Nouvelle-Orléans. Les esclaves doivent obéissance et travail  à leurs maîtres. Pas de répit du lundi au samedi dans les plantations de coton et les villas des blancs. Mais comme le dimanche est obligatoirement férié, les esclaves se réunissent et chantent dans le seul endroit autorisé : Congo square.

Fin de voyage

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Le blog du 12e voyage-intergénérationnel est clos

Celui du 13e ouvre.

 

1, 2, 3 albums, c’est une sacrée expérience !

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Les animateurs de voyage embarqués pour la première fois en 2018 ont largement partagé leurs impressions et annoncé avec enthousiasme leur inscription pour la 13e édition. Forts d’une première expérience, certains prévoient déjà des améliorations dans leur organisation : gestion du temps, conditions du partenariat, utilisation des lectures épicées. Les autres sont restés discrets. Heureusement quelques uns ont pris le temps de partager, parfois avec leur public leurs impressions, leurs idées, leurs difficultés, leurs souhaits. Il en ressort que   :

1, 2, 3 albums, c’est la garantie de livres de qualité avec des titres
– qu’on n’aurait pas connus autrement ou pas osé acheter
– aux personnages inoubliables qui parlent au cœur
– dont certains peuvent être facilement rattachés au programme scolaire ou être adoptés par des collègues d’autres matières
– qui permettent d’aborder des sujets de société
– qui transmettent des valeurs fortes
– qui sont des occasions de débat et des tremplins à la création

1, 2, 3 albums, c’est une boîte à outils incroyablement fournie et sans laquelle on ne pourrait voyager aussi bien.  
La scéno, un pur bonheur, plus simple à réaliser que les autres années sauf pour un duo de bibliothécaires fatiguées par le montage et  le démontage  inévitable  de l’installation.
Les lectures épicées sont très utiles.  / Ça éclaire les textes longs ou difficiles.  / Quand on ne peut pas les préparer, on peut passer la vidéo à notre public. / Le public peut s’en emparer pour faire des lectures à d’autres. / C’est bien que toutes ne soient pas mises en scène, ça nous laisse une marge d’inventivité.

Ça demande du temps de préparation mais il est amorti puisque les animations sont destinées à des publics variés et peuvent être réutilisées facilement.

1, 2, 3 albums, c’est beaucoup de lectures
Ce projet a un effet multiplicateur : la lecture des uns entraînant celle des autres.
Grande place est faite à la lecture à  voix haute et collective. C’est mieux de faire une lecture animée en groupe que de lire seul. / Des élèves peu impliqués au départ ont voulu absolument lire à voix haute.
L’air de rien, ce sont des heures de lecture. / Des élèves participant à 1, 2, 3 albums ont senti leurs différentes capacités augmenter et cela leur a donné envie de lire plus.
J’ai appris qu’on peut lire une histoire différemment. / Les albums sont bien rangés dans ma mémoire. /  C’est une sacrée expérience. Avant je n’aimais pas la lecture et maintenant j’adore ça !

1, 2, 3 albums, c’est un foisonnement d’idées 
Participer à 1, 2, 3 albums décuple la créativité et donne des ailes pour :
– Lire et faire lire.
– Garder des traces : beaucoup ont adopté le principe d’un carnet de voyage, individuel ou collectif.
– Créer et interpréter

1, 2, 3 albums, ce sont des rencontres
Je me souviendrai de la rencontre avec les parents à qui nous avons joué la scéno. / Les ados bien abimés dans leur histoire personnelle et suivis par notre service de la justice attendent impatiemment la séance mensuelle à l’Ehpad. / J’ai compris qu’1, 2, 3 albums, c’était pas seulement  pour exercer notre  compréhension mais pour faire des rencontres et partager ses connaissances. /  Ce que j’ai préféré, ce sont les rencontres avec les vieilles dames.

1, 2, 3 albums, ce sont des émotions
Etre touché par une histoire.  Etre fier de lire devant les autres.  Surmonter sa peur. Etre ému d’être reconnu. Etre troublé par un souvenir.  Etre excité  de retrouver les autres. Etre découragé. Pleurer. Rire.  La joie de faire. Le plaisir de se sentir entouré.

1, 2, 3 albums, ce sont des surprises
C’était mon 4e voyage et le plus réussi. / J’ai croisé  dans la rue une élève  qui est venue me dire bonjour et nous avons papoté. Si nous n’avions pas eu les rencontres  1, 2, 3 albums, nous nous serions  au mieux seulement salué. / Les élèves se sont montrés enthousiastes et curieux. / Tous les enseignants sont partants pour l’année prochaine. / Des aînés ont offert une cagnotte à des élèves pour l’achat de livres.

 1, 2, 3 albums, ce sont des questions
Notre partenariat avec l’Ehpad n’a pas fonctionné. Comment faire ? / Comment attirer le grand public ? / Comment  convaincre les  profs et les animateurs d’Ehpad que ça répond  parfaitement à leurs objectifs ?  / Pourrait-on commencer plus tôt dans l’année ?

Conclusion : les impacts du voyage-lecture sont mesurables et encourageants.
Qui y goûte en redemande tant du côté des animateurs que des lecteurs. Comme le dit une dame en réinsertion à Annonay : J’aimerais que ça ne s’arrête jamais et qu’1, 2, 3 albums soit proposé à toutes les personnes isolées comme moi.

VML

Dans le quartier, la lecture c’est l’affaire de tous

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A la petite bulle (accueil solidarité et famille de Talant / Côte- d’or), nous voyageons depuis plusieurs années, partageant les albums avec des femmes du quartier.

Nous avons découvert la sélection grâce aux bibliothécaires de La Médiathèque Départementale qui nous ont joué la scénographie. A la suite de quoi, les femmes ont  retenu quatre albums : Cours, L’orchestre recyclé, Bonnes nouvelles du monde et Méditerranée.

Après lecture, nous avons programmé trois séances pour préparer la présentation des quatre albums au groupe « Vivement jeudi » (activités culturelles et sorties proposées à des personnes du quartier par le centre social) . Nous avons repris le canevas créé par Livralire : textes, visuels et musique.  A la première séance, les femmes sont au nombre de dix.  Elles ne sont plus que trois aux ateliers suivants.  Ma collègue et moi sommes un peu découragées. Happées par leur quotidien, l’assiduité  à une activité reste difficile. Malgré tout, on les « rebooste » en leur disant qu’on compte sur elles et qu’elles sont attendues.

Surprise le jour J, au Centre social de la Turbine, elles arrivent à cinq pour répéter, maquillées et très joliment vêtues, une heure et demi avant la rencontre. Lydia est déterminée, elle est exigeante et transmet sa motivation aux autres dames. La musique accompagnant les présentations et la peur d’être sur scène leur donnent envie de danser et elles se mettent à tournoyer…  

Répétition et spectacle se déroulent agréablement. Les lectrices sont concentrées et souriantes. Hadi, chargée de donner les albums au public, le fait en dansant, en virevoltant jusqu’au premier rang. C’est merveilleux !  Elle a répété avec ses enfants les cinq phrases du final qu’elle a interprétées en roulant les R, avec son magnifique accent albanais.  Son mari présent dans la salle avec une bonne vingtaine de personnes est fier de sa femme. Il nous montre une photo d’elle en habits traditionnels du Kosovo. Noura sort la tête de son texte et accentue le ton.

Conclusions :
1 / Les personnes qui ont assisté sont surprises et ravies. L’une dit : « Maintenant, quand je déposerai mes couettes dans la machine au Lavomatic, j’irai à la  bibliothèque ! ». Les femmes expliquent les modalités d’accès à la médiathèque : « Bien sûr, vous pouvez entrer à la bibliothèque même si vous n’avez pas de carte, il ne faut pas avoir peur d’y aller … ».

2 /A travers la lecture, les dames ont pu exprimer combien elles aimaient danser.  Dès septembre, nous orientons les temps de rencontre  vers cette nouvelle activité :  « la petite bulle va danser maintenant »

3 / A la rentrée, certaines dames vont rejoindre le groupe des bouquineurs à la médiathèque de Talant.

4 / En donnant une responsabilité à notre public, il s’investit, s’ouvre et nous passe de son énergie. D’autres projets avec la médiathèque locale se construisent, à suivre !

Depuis le début des vacances, tous les albums des quatre dernières éditions d’1,2,3 albums, sont mis en consultation libre, de façon incitative, dans la salle d’attente de notre accueil.  Les albums sont posés sur les sièges, dans des bacs… et ça marche :  une dame demande à emprunter La guitare de Django (Sarbacane), une maman lit L’orchestre recyclé » à ses 4 enfants. Les albums changent de place, les enfants trouvent d’autres idées de rangement et nous les proposent.

Sophie Pontoise, assistante sociale au Conseil départemental de la Côte-d’Or  

Rien que lire…c’est déjà beaucoup au Pasa et à l’Ehpad

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A l’EPHAD Champrouge de Mazille (71), les écoles du village ayant d’autres projets, nous voyageons seuls. 1, 2, 3 albums n’est pas une activité intergénérationnelle ou théâtrale, mais un projet bien-être et parole partagée entre des aînés.

Grâce aux albums, nous nous permettons de rêver et nous entraînons les résidents, en petits ou grands groupe, au-delà de nos murs. Les temps de lecture rencontrent à chaque fois un grand succès.

Justine, la psychologue, à qui j’ai montré les albums, les a adoptés pour son atelier lecture au PASA (Pôle d’activités et de soins adaptés). Elle apprécie les illustrations comme support d’attention et d’interrogation et profite des histoires pour faire remonter des souvenirs et faire ainsi travailler la mémoire des cinq participants réguliers.

Le voyage 2018 touchant à sa fin, je me suis dit qu’il était temps de vous dire à quel point le choix de ces magnifiques livres est précieux. C’est un gain de temps formidable pour nous. Grand merci.
Muriel, animatrice


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