Coup de pouce au vidéaste d’1, 2, 3 albums

cartes postales commentaire »

Pour vous aider à jouer la scénographie et certaines lectures épicées, nous avons pris le parti de faire des vidéos. Depuis deux ans, tournage et montage sont faits par Antonin assisté de Léo, à Beaune, aux ateliers de Claude Lelouch.

J’ai découvert Antonin à l’hôpital local Chagny lors d’une rencontre intergénérationnelle qu’il était chargé de filmer. La qualité de sa présence et la façon dont il parlait aux élèves et aux seniors m’a touchée de suite. Le visionnage de son court métrage de 5 minutes pour entrer à l’école de cinéma m’a convaincue. Quand en plus, il a dit qu’il adorait lire, je l’ai approché…

La collaboration commencée avec 1, 2, 3 albums s’est étendue avec le tournage de « dégustalivres » pour les plus jeunes.

Antonin prépare un nouveau court métrage « A l’ouest » sur le passage à l’âge adulte et la liberté d’entreprendre.

Pour ce faire, il a besoin de nous, comme nous avons besoin de lui pour filmer nos prochaines animations lecture.

Il lance une campagne de financement participatif sur Ulule. On compte sur vous pour lui donner un coup de pouce, même de 10 €.
Les petits ruisseaux feront la grande rivière que traversera celui qui se sent l’âme d’un cow-boy !

Véronique ML

Deux labyrinthes de souvenirs

carnet des lectures, Le Labyrinthe de l'âme, Une somme de souvenirs commentaire »

Comme annoncé en avril sur le blog, les jeunes voyageurs polynésiens du collège Afareaitu à Moorea ont partagé le souvenir d’une émotion.
Fabienne Bourjon, leur documentaliste, a mis leurs textes courts en réseau avec Thinglink : un logiciel en ligne qui permet de créer des liens hypertextes.
A vous de vous promener dans l’un ou l’autre de leurs labyrinthes.

(Un premier clic vous permettra d’avoir accès aux labyrinthes entiers puis vous pourrez découvrir avec les étoiles et les petits cercles rouges les souvenirs des enfants tahitiens)

 

 

 

 

 

Emotions en noir & blanc

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Suite à la lecture du Maître d’école et du Labyrinthe de l’âme, les 5e du collège de Pont-de-Veyle (Ain), ont dessinés  sur des feuilles noires des émotions. A vous d’imaginer lesquelles  !

Ecrire une chanson à partir d’un album

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Sandrina VIEIRA, animatrice de l’association ACOR, a partagé les albums avec les adultes adhérents au Groupe d’Entraide Mutuelle Le Sens de la vie à Sens.

Une fois découvert Le Jardin du dedans-dehors, les participants :
– ont fait un panier d’une cinquantaine de mots tirés du texte ou d’impressions. Exemples : portail,  jardin, carpe, cigale, princesse, chie, corbeau, conférence, copain, figuier, coup de feu, cadeau, lire, sourire, mélanger, oser, prison doré, goût de sucre et de soleil, etc.

– puis ont écrit un texte poétique, récité en solo sur un fond musical, tel un slam, au final d’1, 2, 3 albums à la médiathèque de Sens.

 Dedans-dehors le jardin

C’était dans un pays lointain / Dans un jardin sauvage / Où la guerre n’y était pas / Protégé par un portail de fer

Un mur de frontière sans barreaux / Préservé par une enchanteresse / Dans les bras de maman / Aidé de ses garçons aux mains chaudes

Un jardin aux herbes folles / Où explosent les cigales et les corbeaux / Prêt des fontaines et des grands platanes / Des carpes de 100 ans et de nos amis les chiens / Chanté par une conférence de tentacules osés

Un échange de sourire / Enfermés de vérités /La poitrine aux mots perdus / De garçons seuls au monde / Aux coups de fer révolutionnaires

Un beau cadeau de la nature / Au goût de sucre et de soleil /La soie d’un frisson doré /Mélangé de secret englouti

Une conférence de pigeons musiciens / Où courent tous ensemble dans un coin secret / De prince et de princesse sans peur

Un beau cadeau de la nature / Au goût de sucre et de soleil /La soie d’un frisson doré / Mélangé de secret englouti

La même démarche créative a été proposée pour Mille dessins dans un encrier.

Au club des aînés, les souvenirs mis en boîte

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Une somme de souvenirs m’a semblé une bonne occasion de stimuler et plus encore valoriser ce qui fait défaut aux anciens : la mémoire.

J’ai consacré cinq séances à cet album avec des personnes qui résident chez eux ou en collectivité, fréquentent le club du 3e âge « Le tambour d’argent » à Sens, plusieurs ayant des troubles cognitifs ou les premiers signes de perte d’autonomie.

Séance 1 : lecture de l’album et explication de l’aspect imaginaire qui n’a pas été immédiatement saisi.

Séances 2 et 3 : recueils de souvenirs intimes. Exemples : La paire de bottes achetée avec le premier salaire mais choppée par la mère / L’apprentissage de la couture / Les étés sans un seul jour de vacances / Le certificat d’études en 1940 et l’entrée à la biscuiterie Beuffe / Une vision époustouflante sur la chaîne des Pyrénées qui augurera de nombreux voyages…

 

 

 

 

 

Séances 4 et 5 : explication et réalisation des boîtes à souvenirs (boîte bicolore avec un indice visuel et textuel du souvenir tapuscrit à l’intérieur) avec rappel à chaque séance de ce que c’est 1, 2, 3 albums !

Voilà comment des souvenirs, insignifiants aux yeux des autres, ont pris  une valeur inestimable. En exposant les boîtes à la médiathèque de Sens, on a décidé d’inviter les visiteurs et admirateurs potentiels à glisser un souvenir dans une urne.

Cédrick NOE, animateur

Un pinceau, ça vaut une tablette

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A l’Ehpad de Semur-en-Brionnais (71), l’album Mille dessins dans un encrier plait beaucoup, l’histoire s’enchaîne facilement, elle est simple à comprendre et les images sont parlantes.

Un résident dit : Très beau livre qui permettra aux enfants de se rendre compte qu’il n’existe pas que les téléphones portables ou tablettes tactiles, que l’on peut encore s’occuper en observant la nature et en dessinant ! 

Emus ou fiers, certains se découvrent des passions communes pour l’art. Un monsieur nous confie qu’il dessinait tout le temps quand il était à l’école, notamment le samedi après-midi où il avait classe ; nous lui proposons avec une pointe d’humour de reprendre ce rituel les samedis après-midi à l’Ehpad : la perche est lancée ! Deux résidents sont très fiers de nous montrer des tableaux de leurs enfants artistes qui ornent leur chambre et qui ont été décrochés pour l’occasion.

Même intérêt chez les élèves du village à qui nous sommes allées lire l’album, accompagnées d’une résidente. Au fil de la lecture et de la découverte des images, nous entendions des « Ohhhh ! » ou encore « Ouahhhh ». On a discuté dessin, parlé de

Paris. On a proposé aux enfants de réaliser une frise collective qui sera exposée à l’Ehpad, s’inspirant ou non de l’album qu’on leur a laissé jusqu’à la prochaine rencontre. La vieille dame a été très entourée et embrassée.

Murielle DAUMUR, animatrice

Liberté d’expression autour de Congo square

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A l’Ehpad de Semur-en-Brionnais, la lecture partagée d’Un air de liberté à Congo square a plu aux résidents et entrainé :
– des questions sur l’histoire de l’esclavage : réponse avec la lecture à tous des repères donnés en fin d’ouvrage.
– des commentaires : L’esclavage est aboli oui et non !  Car aujourd’hui encore beaucoup de femmes sont soumises ou esclaves de leur mari ! c’est un réel fléau…
des témoignages :
Cette histoire me fait penser au cousin germain de ma maman qui vivait en Afrique. Il possédait une plantation de café et de bananes. Il avait des esclaves sous sa coupe et faisait filer la charrette. Les esclaves trainaient les chariots et lui était posé là à les regarder, comme un prince. J’ai même une photo.

Moi, je me souviens que j’étais allé prélever des roches au sud de l’Algérie, à la limite du Mali. J’y ai vu des ouvriers Touaregs accompagnés de noirs. Ces derniers avaient une pelle et une pioche tandis que les Touaregs étaient assis et les regardaient faire ! Les noirs acceptaient leur condition : ils recevaient des ordres et se taisaient. C’était ancré.

A Sens, les résidents de l’APEIS ont magnifiquement mis en scène l’histoire des esclaves. Avec une gestuelle parlante et des décors évocateurs (le coton, les sacs, une vache et une poule en carton-pâte, un fil à linge), ils ont mimé les travaux quotidiens, agricoles et domestiques. Pour marquer la différence avec le dimanche, les acteurs ont enlevé leurs blousons. Faïma s’est alors emparé d’un micro, entrainant la foule venue à la médiathèque pour le final d’1, 2, 3 albums, à chanter Oh Happy Day puis à se lever et à danser.

 

A Sens, les résidents de la pension Coallia ont fait un gâteau inspiré de la double page 16 et 17 de l’album et chanté la chanson de Claude Nougaro  Armstrong, « noirs et blancs sont ressemblants comme deux gouttes d’eau « .

 

A Sens, des jeunes ont fait un panneau présentant les produits qui peuvent nous rendre esclaves :  le tabac, l’alcool,  les jeux vidéo, les sucreries, etc.


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