Un pinceau, ça vaut une tablette

carnet des lectures, Mille dessins dans un encrier commentaire »

l’Ehpad de Semur-en-Brionnais (71), l’album Mille dessins dans un encrier plait beaucoup, l’histoire s’enchaîne facilement, elle est simple à comprendre et les images sont parlantes.

Un résident dit : Très beau livre qui permettra aux enfants de se rendre compte qu’il n’existe pas que les téléphones portables ou tablettes tactiles, que l’on peut encore s’occuper en observant la nature et en dessinant ! 

Emus ou fiers, certains se découvrent des passions communes pour l’art. Un monsieur nous confie qu’il dessinait tout le temps quand il était à l’école, notamment le samedi après-midi où il avait classe ; nous lui proposons avec une pointe d’humour de reprendre ce rituel les samedis après-midi à l’Ehpad : la perche est lancée ! Deux résidents sont très fiers de nous montrer des tableaux de leurs enfants artistes qui ornent leur chambre et qui ont été décrochés pour l’occasion.

Même intérêt chez les élèves du village à qui nous sommes allées lire l’album, accompagnées d’une résidente. Au fil de la lecture et de la découverte des images, nous entendions des « Ohhhh ! » ou encore « Ouahhhh ». On a discuté dessin, parlé de

Paris. On a proposé aux enfants de réaliser une frise collective qui sera exposée à l’Ehpad, s’inspirant ou non de l’album qu’on leur a laissé jusqu’à la prochaine rencontre. La vieille dame a été très entourée et embrassée.

Murielle Daumur, animatrice

Liberté d’expression autour de Congo square

carnet des lectures, Un air de liberté à Congo Square commentaire »

A l’Ehpad de Semur-en-Brionnais, la lecture partagée d’Un air de liberté à Congo square a plu aux résidents et entrainé :
– des questions sur l’histoire de l’esclavage : réponse avec la lecture à tous des repères donnés en fin d’ouvrage.
– des commentaires : L’esclavage est aboli oui et non !  Car aujourd’hui encore beaucoup de femmes sont soumises ou esclaves de leur mari ! c’est un réel fléau…
des témoignages :
Cette histoire me fait penser au cousin germain de ma maman qui vivait en Afrique. Il possédait une plantation de café et de bananes. Il avait des esclaves sous sa coupe et faisait filer la charrette. Les esclaves trainaient les chariots et lui était posé là à les regarder, comme un prince. J’ai même une photo.

Moi, je me souviens que j’étais allé prélever des roches au sud de l’Algérie, à la limite du Mali. J’y ai vu des ouvriers Touaregs accompagnés de noirs. Ces derniers avaient une pelle et une pioche tandis que les Touaregs étaient assis et les regardaient faire ! Les noirs acceptaient leur condition : ils recevaient des ordres et se taisaient. C’était ancré.

A Sens, les résidents de l’APEIS ont magnifiquement mis en scène l’histoire des esclaves. Avec une gestuelle parlante et des décors évocateurs (le coton, les sacs, une vache et une poule en carton-pâte, un fil à linge), ils ont mimé les travaux quotidiens, agricoles et domestiques. Pour marquer la différence avec le dimanche, les acteurs ont enlevé leurs blousons. Faïma s’est alors emparé d’un micro, entrainant la foule venue à la médiathèque pour le final d’1, 2, 3 albums, à chanter Oh Happy Day puis à se lever et à danser.

 

A Sens, les résidents de la pension Coallia ont fait un gâteau inspiré de la double page 16 et 17 de l’album et chanté la chanson de Claude Nougaro  Armstrong, « noirs et blancs sont ressemblants comme deux gouttes d’eau « .

 

A Sens, des jeunes ont fait un panneau présentant les produits qui peuvent nous rendre esclaves :  le tabac, l’alcool,  les jeux vidéo, les sucreries, etc.

 ICLic 10 : jouer avec les sentiments

carnet des lectures, Le Labyrinthe de l'âme commentaire »

Au collège de Talant (21), à l’initiative de la documentaliste, d’un professeur d’anglais et d’un professeur de français, deux idées pour nourrir des rencontres entre  des 6e et  des CM à partir du Labyrinthe de l’âme.

1/ Un jeu d’association entre des smileys et des états d’âme lus puis prononcés à voix haute  : I am sad  – I am happy – I am angry…

 

2/ Un jeu de devinette. Sur une roue de vélo transformée en roue de la fortune seront fixés des noms de sentiments. L’équipe qui tombera sur l’un deux devra jouer une saynète pour le faire deviner aux autres.

L’album sera bien sûr aussi consulté et des extraits lus.

A chacun son triptyque à l’encre

carnet des lectures, Mille dessins dans un encrier commentaire »

Après la découverte de l’album, Mille dessins dans un encrier, le projet d’une expérimentation de l’encre sur papier apparut comme une évidence.

En cours d’arts plastiques, nous avons proposé aux élèves-voyageurs de 5e et de 4e de faire une composition en trois volets à partir d’une tâche d’encre aléatoire sur un papier aquarelle préalablement mouillé, enrichi ensuite de précisions graphiques permettant la reconnaissance d’un paysage.

Ce travail a permis la découverte d’une nouvelle approche picturale dont le support offrait un vrai changement dans sa matérialité, puisqu’il était mouillé. L’encre pu alors être déposée pour créer des formes variées et des nuances riches permettant la recherche d’éléments narratifs insoupçonnés.

De l’encre de chine noire a été utilisée en 5e.
De l’encre colorée dans le niveau de 4e.

L’ensemble des productions donnèrent une grande satisfaction aux élèves, tant dans la réalisation que la contemplation de travail fini. Le tout a trouvé toute sa reconnaissance lors de l’exposition au CDI et permis aux élèves de comprendre que l’éveil visuel et la créativité venait aussi de la lecture.

Anne Million, professeur d’arts plastiques (Collège St Dominique-Chalon-sur-Saône)

Lancer 1, 2, 3 albums en Ehpad doublement accompagné

cartes postales commentaire »

Sandrine Guichard, animatrice à l’Ehpad de Marcigny (71), a découvert 1, 2, 3 albums lors d’un stage dans un Ephad voisin. Murielle Daumur, animatrice, grande voyageuse avec les résidents de l’Ehpad de Semur-en-Brionnais depuis huit ans, ne l’a pas seulement initiée. Elle la parraine, la conseillant pour préparer la scéno avec les ainés puis la jouer. Elles échangent toutes les deux sur le déroulement du voyage.

Sitôt revenue de Mâcon en novembre, Sandrine a présenté le projet à la cadre de santé de son établissement qui a apprécié le projet, lu les albums sur son temps personnel, proposé, après avoir vu la vidéo de la scénographie, de la jouer en duo.

Comme à Semur-en Brionnais, les résidents de Marcigny ont préparé en atelier les supports de la scénographie.

Résultat, mi-avril, raconté par Sandrine :

Accompagnée de ma cadre de santé, nous avons présenté le projet puis joué la scénographie. Plus de 20 personnes participaient à cet après-midi découverte. Certains enchantés, d’autres dubitatifs, ils ont tous fait preuve d’intérêt tout au long de la présentation. Une résidente à fait la « voix verte »: investie et valorisée, elle s’est désignée référente de ce nouveau projet !

Ont suivi, verres à la main, des échanges autour des albums et les possibles histoires qu’ils percevaient dans notre mise en scène. Une grande majorité de résidents attend avec impatience la première lecture, avec un engouement particulier pour « Le maitre d’école ».

Lectures sans fin avec des livres cousins

cartes postales commentaire »

Au collège de Pont-de-Vaux, Nathalie Blanc, documentaliste, a préparé pour les voyageurs-lecteurs de 6e un panier de livres « cousins » qu’elle leur présentera pendant un cours de français. (Cliquer sur le tableau pour l’agrandir)

Si l’on n’a pas les ouvrages cités (ni d’autres apparentés), on peut s’inspirer de cette démarche qui vise à alimenter l’envie de lire en prêtant des albums des années précédentes, qu’on  aura, à un moment approprié ou le jour du scrutin, exposés ou présentés, en vrac ou autour d’un fil.
Exemples : Histoires vécues / Princes et princesses / Passions (dessin, musique, sport) / Catalogues (objets, rêves, portraits)/ Dans la nature / En ville …

 

Projet de classe : élèves passeurs d’histoire aux adultes

cartes postales commentaire »

Le voyage lecture intergénérationnel 1, 2, 3 albums 2019 a été lancé le mardi 5 mars à la bibliothèque municipale Gérard Dubois à Varois-et-Chaignot (21).

A l’issue de notre présentation scénographique des albums, les enfants de CM1 ont choisi l’album qu’ils souhaitaient s’approprier en lecture afin de le transmettre à leur tour.

Sur quatre lundis et mardis (11 mars, 19 mars, 25 mars, 9 avril) pendant le temps scolaire et dans une salle dédiée, nous avons avec Martine transmis la scénographie des albums aux enfants, par petit groupe. Notre objectif était que chaque enfant soit acteur dans la lecture et c’est tout naturellement que chacun a trouvé son personnage, sa place dans l’histoire.

Une répétition générale a eu lieu le 29 avril à la bibliothèque avant la présentation finale lundi 6 mai 2019 devant les invités des enfants : grands parents, nounous, voisins. Ceux qui n’avaient personne à inviter ont été parrainés par des lecteurs de la bibliothèque.

 

Les enfants étaient motivés, investis, heureux de lire et de transmettre à un public d’adultes attentif et séduit. Cette première rencontre s’est terminée par un goûter apprécié de tous.

Rendez-vous jeudi 27 juin pour le résultat du vote avec la lecture épicée de La princesse aux mille et une perles par les enfants pour les parents.

Marie-Jo Chalimon, responsable de la bibliothèque


WP Theme & Icons par N.Design Studio - Traduction : WordPress tuto -Modifié par mfv
Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion
Get Adobe Flash player Plugin by wpburn.com wordpress themes