Depuis que je suis revenue au collège, pas un jour ne passe sans que j’aille lire un album ou deux dans une classe.

Les collègues qui ont pu continuer le voyage-lecture sont plus motivées que jamais. Deux professeurs de français ont lancé des créations de petites planches de BD avec book creator. Le professeur d’arts plastiques a proposé de réaliser des masques tribaux pour figurer des journées de confinement. La classe ULLIS écrit son inventaire des jours. Avec ces groupes-là, on va organiser le vote.

Les enseignants qui ont dû arrêter sont dépités.

Pourvu que tout se déroule normalement l’an prochain !

Emilie Nallet, documentaliste au collège de Leyment (01)

Félicitations à Léa, élève à l’IME Saint Jean
à Albi, qui a relevé le défi de reprise du visuel du voyage de Darwin.

Elle recevra en cadeau l’album Past present dans lequel on pourrait inclure
sa proposition : bateau à voile d’hier, planche de surf d’aujourd’hui.

Chaque année, un vote marque la fin du voyage-lecture.
Pas un prix, ni un concours.  Juste l’occasion d’exprimer ses préférences (1, 2 ou 3 albums) et souvent de retrouver des complices, de même génération ou non, avec qui on avait embarqué puis partagé deux ou trois lectures.

Ce trimestre, tout a été chamboulé. Les albums ne pouvaient plus être empruntés. Chacun était bloqué chez soi ou dans sa chambre. Grâce au numérique et avec l’aval des éditeurs, les histoires ont pu malgré tout circuler sous des formes différentes, écrites, visuelles ou orales, avec parfois un accompagnement pédagogique inventif.

Dans tel cas, certaines animatrices de voyage-lecture ont décidé d’organiser le vote par correspondance. D’autres comptent bien le faire, mais in situ d’ici la fin juin après que les jeunes auront réintégré l’IME ou leur classe (comme en Suisse).

Plusieurs nous ont dit envisager un vote beaucoup plus tard, après que la lecture individuelle et collective ait repris avec l’assouplissement des consignes sanitaires et, espérons-le, la réouverture des collèges pour tous les élèves à l’automne.

Chacun est juge de ce qu’il est possible de faire avec ses voyageurs.
VML

P.S : Le modèle de l’affiche de résultat est disponible sur simple demande par mail.

Après les échanges épistolaires du début du confinement et, comme souhaité,  les liens intergénérationnels se sont maintenus entre les voyageurs de St Marcel (Saône et Loire).
Félicitations aux 13 collégiens de 4e  qui ont répondu à la proposition de leur professeur de lettres
de jouer avec les couvertures.
Leurs créations, pleines d’idées pour certaines, ont été transmises aux résidentes de la Maison de L’Amandier qui vont voter chacune pour leur composition préférée.
Cliquer au centre pour agrandir les visuels.
Manque une proposition pour Le voyage de Darwin.  Qui essayera, recevra un livre en cadeau.

Merci à ceux qui ne nous ont pas lâchés pendant le confinement.

Merci à ceux qui vont profiter de la liberté retrouvée pour nous mettre en avant d’ici les grande vacances.

Merci à ceux qui continueront à nous lire cet été ou à la rentrée, même si ce voyage-lecture, le 14e,

exceptionnellement chaotique, s’achèvera officiellement fin juin 2020.

Dans la joie de voir vos visages penchés sur les pages de nos albums où nous évoluons sans masque.

Mercure et Jupiter, Philémon et Baucis, Jeanne-Marie et les glaneuses Darwin et Syms,

Adjoa et l’homme à tête de phacochère, Tantale et Norbert, le potier et sa femme, Iris

(Les héros du 14e 1, 2, 3 albums)

 

Le voyage-lecture bien engagé au collège
Le 13 février 2020, quatre classes, deux 6e le matin et l’après-midi, une 6e et un CM2 jumelés, découvrent la scénographie jouée comme chaque année au collège par Virginie et Christine, bibliothécaires jeunesse, rodées et enjouées.

Sitôt la présentation finie, les élèves s’emparent des albums pour une lecture sur place en solo ou avec des copains. Ils s’arrachent La Princesse au don perdu et Tiens-toi droite.
Puis les lectures se poursuivent en classe ou au CDI en commençant par les albums qui nécessitent un accompagnement : Moi, c’est Tantale et Le voyage de Darwin.

On évoque le vote du mois de juin, on s’organise, on planifie. Puis, coup de théâtre, le collège ferme, chacun reste désormais chez soi.

se poursuit activement à distance.
Avec les outils mis en ligne par Livralire, l’aventure continue en famille. Les professeurs encouragent la lecture des albums sur le blog et lancent des activités différentes par classe.
Exemples :
Un travail sur les fenêtres en s’appuyant sur L’inventaire des jours, qui prend dans la période de confinement une dimension particulière.
La découverte de fenêtres dans l’art, prétexte pour une balade virtuelle au Musée d’Orsay avec un lien spécial vers Un jour particulier.
La rédaction d’un petit journal de bord de Syms Covington, assistant de Charles Darwin dans son  tour du monde.

J’ai également réalisé un padlet qui sert de :
Support d’échange avec les élèves. Il est alimenté des questions des élèves, des commentaires, etc…
Répertoire de ressources associées aux différents albums.

Véronique Bochaton, professeur-documentaliste associée à trois professeurs L. Guillarme, V. Houillon, D. Voisin, ainsi qu’à C. Guérin de l’école primaire Jean de la Fontaine à Sancé.

  • Conficarte 2 - Livralire - 71
  • Conficarte 3 - Marie-Christine - 71
  • Conficarte 4 - Sylvie G. - 21
  • Conficarte 5 - Véronique - 36
  • Conficarte 6 - Christelle G. - 71
  • Conficarte 7 - Sylvie M. - 21
  • Conficarte 8 - Pascale G. - 71
  • Conficarte 9 - Clotilde - 71
  • Conficarte 10 - Sophie et sa fille Jeanne - 21
  • Conficarte 11 - Annie V. - 71
  • Conficarte 12 - Fabienne et sa fille Léa - Polynésie
  • Conficarte 13 - Kawthar - 21
  • Conficarte 14 - Nathalie et Maëlle - 21
  • Conficarte 15 - Elisabeth - 71
  • Conficarte 16 - Sabrina - 21
  • Conficarte 17 - Marlène - 89
  • Conficarte 18 - Annie M. - 71
  • Conficarte 19 - Fanny M. - 71
  • Conficarte 20 - Dominique - 71
  • Conficarte 21 - Maélie et Rozenn - 21
  • Conficarte 22 - Véronique - 71
  • Conficarte 23 - Marie France - 71
  • Conficarte 25 - Sophie - 21
  • Conficarte 26 - Natacha - 71
  • Conficarte 27 - Chantal - 01
  • Conficarte 28 - Corinne - 21
  • Conficarte 29 - Réouverture des librairies
  • Conficarte 30 - Emilie - 01
  • Conficarte 31 - Annie et Emmanuel - 71
  • Conficarte 32 - Anne Cécile - 01
  • Conficarte 33 - Zihan - 21
  • Conficarte 34 - Anne - 71
  • Conficarte 35 - Sylvie - 21

Fifamé avait chez elle un pèse-personne. Elle le prêtait à Adjoa et ses petites amies du village qui jouaient régulièrement à « Combien tu portes » ?  On faisait une nouvelle coiffure à la gagnante.

Anaïs, enseignante à Albi, a lancé le défi à son petit groupe d’élèves de l’IME Saint Jean de porter le maximum de livres sur leur tête puis de les peser. Trois l’ont relevé. Mathéo est arrivé à porter 1,7 kg sur sa tête, Léa 1,8 kg et Mélina 2,75 kg.

Moi, Véronique, j’ai voulu moi aussi essayer avec les albums et mes lectures de confinement : 5,4 kg sans trucage.

Qui dit plus ? Les paris sont ouverts. Un livre-cadeau sera envoyé au meilleur porteur de livres.

Parole à deux résidentes de l’Ehpad les Peupliers- Bourg-en Bresse (01), inspirées par la vue de leur fenêtre et balcon. 

Madeleine
Quand la dame de service ouvre mes volets, de mon lit j’aperçois les branches des arbres qui font la farandole. Je me dis « il y a du vent ce matin », on dirait qu’elles dansent, le tango ou la valse ? Il fait doux ce matin, j’ai ouvert la fenêtre. Le rideau bouge, c’est « le moineau courant d’air », venu lui aussi prendre son petit déjeuner.

J’aperçois un couple. Ils vont certainement au marché, c’est samedi, oui « ça-me-dit », autrefois, lorsque j’étais encore chez moi avec mes amies, on y allait en chœur, on prenait le bus en bavardant comme des pies. Aujourd’hui le couple a un masque sur le nez et la bouche, ils ne peuvent surement pas se raconter ce qu’ils vivent en ce moment et surtout pas se toucher, tenez-vous à un mètre, oh ! Enfant, à l’école on faisait cela quand on avait des poux.

En réfléchissant bien je crois que le monde est fou, la vie a vraiment changé, chacun pour soi et voilà tout. Reviendras-tu le bon temps d’avant ? Il faut vivre comme ça, cloîtrée. J’ai vu ma fille hier, mais derrière une fenêtre. Heureusement le téléphone nous sauve ! Et aussi ma radio et mon tricotage.

Josiane
Avant l’arrivée du virus, de mon balcon je voyais un grand bâtiment gris où les employés s’activaient. L’avenue était très animée avec une circulation dense, depuis l’aube jusqu’au soir, faisant beaucoup de bruit et de pollution. De nombreux piétons affairés circulaient et les peupliers servaient de décor aux petits oiseaux qui venaient manger des miettes.

Depuis le confinement, la vie est figée et tout a changé : il n’y a plus de vacarme mais on peut entendre une autre vie.
Au petit matin, les oiseaux chantent. Les rues sont désertes et silencieuses, de rares bus circulent pratiquement vides. Le personnel a déserté la compagnie d’assurance dont les fenêtres sont devenues aveugles. Quelques rares personnes seules, sans visage (à cause du masque) promènent leur chien en évitant les autres. Il y a aussi quelques sportifs qui arpentent la chaussée au petit trot.

J’ai vu un chat roux qui se baladait tout seul pas loin du héron qui pêchait dans la rivière. Le souffle du vent berce les peupliers qui sont plus verts et leur feuillage abrite les nids des grands oiseaux. Les moineaux viennent plus nombreux, avec leurs petits, manger sur mon balcon et s’y reposer en profitant du calme ambiant. Tard le soir on entend le merle donner la sérénade.

La nuit sera calme sans les rodéos motos/autos. D’un coup de baguette maléfique, la vie s’est arrêtée et de mon balcon, depuis, je peux voir une autre forme de vie que nous avions oubliée.